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Tome neuvieme. CON - CRI.
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minent, qttand ils sont à la vue ilu ri-vage , les motivemens de l’eau , & laviolence avec laquelle í’écume est chas-sée : mais, suivant Chambers, la mé-thode la plus souple & la plus ordi-naire est celle-ci. D’abord on arrête lenavire de son mieux par différonsmoyens : on laisse aller & venir le vais-seau comme s’il étoit à l’ancre : cela fait,on jette le iock ; & à mesure que laligne du iock file, on examine sa vitesse& fa direction. Voyez Lock. Par cemoyen on eounoît s’i! y a des couronsou s’ii n’y en point ; & quand il y ena, on détermine leur direction & leurdegré de force. II Faut cependant obser-ver qu’on ajoute quelque chose à la vi-tesse d u iock pour avoir celle du vais-seau ; car quoique le vaisseau paroissecn repos , cependant il est réellementen mouvement. Voici comment se dé-termine ce qu’on doit ajouter. Si la lignédu iock file ju/'qu’à soixante brasses,on ajoute le tiers de fa vitesse; si ellefile à quatre-vingts, le quart; & lecinquième , fi elle file à cent brasses.Si le vaisseau fait voile suivant la direc-tion même du courant , II est év'dentque la vitesse du courant doit être ajou-tée à celle du vaisseau; s’il fait voiledaus une direction contraire, la vitessedu courant doit être soustraite de la vi-tesse du vaisseau ; si la direction du vais-seau traversé celle du courant, le mou-vement dît vaisseau sera composé de sonmouvement primitif & de celui du cou-rant, & sa vitesse sera augmentée ou re-tardée, selon sangle que fera sa direc-tion primitive avec celle du courant} c’est-à-dire, que le vaisseau décrira la diago-nale formée sur ces deux directions, dansle même temps qu’íl anroit décrit J’undes deux cotés, ies forces agissant sépa-rément. Voy. Composition bbMob-VEMENT. Chambers

Ce qui rend la détermination des cou-rons si difficile , c’est la difficulté detrouver un point fixe en pleine mer. Eueffet le vaisseau ne le faurcit être, câril est mu parie courant même; de sorteque la vitesse du vaisseau se combineavec celle du courant, & est cause qtt'onne sauroit exactement démêler celle-ci.L’académie royale des Sciences a propo-sé ee sujet pour le prix de saunée r 7; i;

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mais cit rendant justice au mérite despieces qui lui ont été envoyées, elle re-connoît que les méthodes proposées parles auteurs laissent encore beaucoup àdefirer. Ces pièces n’étant point encorepubliques aii moment ou nous écrivonsceci (mai 1754), nous ne pouvons endonner I’extrait.

Sous courons. M, Halley croit qu’il estfort vraisemblable que dans les dunes,dans le détroit de Gibraltar, fi/c, II y ades sous-courans , e’est-à-dire , des cou-rant qtti ne paraissent point à la fui facede la mer, & dans lesquels l’eau estpoussée avec la même violence que dansles courant qui se font à la surface. M,Halley appuie cette opinion sur l’obser-vation qu’il a faite de la haute mer en-tre le nord & le sud de Foreland ; savoir,que le flux ou le reflux arrive dans cettepartie des dunes trois heures avant qu’ilarrive dans la pleine mer ; ce qui prouve,selon lui, que tandis que le flux com-mence à la partie inférieure, le reflux du-re encore à la partie supérieure, dont leseaux sont resserrées dans un lit plusétroit , & réciproquement que le fluxdure encore à la partie inférieure, lors-que le reflux commence à la partie supé-rieure. Donc, conclut il, il y a dans cesdétroits deux courant contraires, l’nn su-périeur, sandre inférieur.

L’auteur confirme sou sentiment pafune expérience faite dans la mer Bal-tique, & qu’il dit lui avoir été com-muniquée par un habile homme de mer,témoin oculaire. Cet homme étant dansune des frégates du roi, elle fut tout-d’un-coup portée au milieu d'un courant ,& poussée par les eaux avec beaucoup deviolence. Auíïi-tôton descendit dans lamer une corbeille où on mit tin grosboulet de canon; la corbeille étant des-cendue à une certaine profondeur, lemouvement dn vaisseau fut arrêté ! maisquami elle fut descendue pins bas , levaisseau sut porté contre le vent , &dans une direction contraire à celle áncourant supérieur, qui n’aveit qu'envi-ron quatre 011 cinq brasses de profondeur.M. Halley ajoute qtt’au rapport de cemarin, plus on desccndoit íâ corbeille,plus on trouvoit que le courant inférieurétoit fort.

Par ee principe il est aisé d’exlíqner,

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