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Tome neuvieme. CON - CRI.
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qui étoit un cercle d’or relevs de prouest& de poupes de naviresqu’on donnoitau capitaine ou soldat , qui le premieravoit accroché ou sauté dans un vaisseauennemi. V. Rostral U Naval.

La troisième nommée vallaire ou cas-treusc , étoit aussi un cercle d’ot relevéde paux ou pieux que le général donnoitau capitaine ou soldat qui avoit franchile premier le camp ennemi , & forcé lapalissade.

• La quatrième appellée murale , étoitun cercle d’or surmonté de çrenaux ;elle étoit le prix de la bravoure de ce-lui qui avoit monté le premier sur lamuraille d’nne ville assiégée , & y avoitarboré l'étendart : c’est aussi sur les mé-dailles l’ornement des génies & des déi-tés qui protégeoient les villes, & en par-ticulier de Cybeie.

La cinquième appellée civique , faited'une branche de chêne verd , s'accor-doit à un citoyen qui avoit sauvé la vieà un autre dans une bataille ou un assaut.Voyez Civique.

La sixième étoit la triomphale , faitede branches de laurier ; on l’accordoitau général qui avoit donné quelque ba-taille ou conquis quelque province :mais l’ati çôp de Rome , le consul Clau-dius Pulcher introduisit Tissage de do-rer le cercle de la couronne ; bientôtelles furent converties eii or massif.Les Grecs en décernèrent une à T. Quin-tiusFlaminius. V. Triomphe.

La septième étoit Vobfidienale ou gra-minée , parce qu’elle fe faifoit degramen ,on des herbes qui fe trouvoient dans laville ou le camp assiégé ; elle étoit dé-cernée aux généraux qui avoient délivrétine armée ou une ville romaine assiégéedes ennemis, & qui les avoient obligésà décamper.

La huitième étoit aussi une couronnede laurier, que les Grecs donnoient auxathlètes , & les Romains à ceux quiavoient ménagé ou confirmé la paix avecles ennemis : c’étoit la moins estimée.C’est une chose digne de remarque, quechez les Romains , qui comioissoient ,dit-on , la véritable gloire , celle d’a-voir donné la paix á son pays fût lamoindre de toutes.

Cluz les Romains on donnait encoreUne couronne ou bandelette de laine auxTome IX. Tan. IL

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gladiateurs qu’on mettait en liberté.Touïle monde fait que les anciens, dans. lessacrifices, le conronnoicnt d’ache , d’oilivier , île laurier, qu’ils’ portaient dansleurs festins & antres parties de plaisir ,des chapeaux de lierre , de myi the , derose, este. mais que dans les funéraillesils ne portoient que des couronnes d@ciprès.

Le P. Daniel dit que 8. Louis dégage*à les frais la couronne d’épines de N, S,qui avoit été engagée par Baudouin , em-pereur de Constantinople , pour une très-grosse somme il’argent , & qu’il la fîttransporter en France avec beaucoup dçpompe L de cérémonie. Ou la garde en-core aujourd’hui dans la Sainte-Chapelle,L’auteur de Phistoire de 8. Louis assuréqn’elle subsistait de ion temps , & quçles épines en étaient toujours vertes.Quelques auteurs après Clément Ale-xandrin , prétendent qu’elle étoit de ron-ce , ex rubo ; d’autres, qu’elle étoit d«nerprun , ex rhamno ; d’autres , d’cpi*nés blanches ; L d’autres , dé jonsmarin.

On ptétend que ce mot couronne vientde corne , parce que les couronnes an-ciennes étole n t en pointe , & que le*cornes étoient des marques de puissance,de dignité , de force , d’autorité & d’em-pire ; & dans la sainte écriture , !e$mots de cornu & cornues font souventpris pour la dignité royale : ile-tà vientque corne & couronne en hébreu sonsexpliquées par le même mot. Charle*Pascal a donné un traité particulier île*couronnes. Bandelot , dans l'on histoirede Ptolomée Auletes , a fait beaucoupde remarques qui avoient échappé ìPascal. Nous avons de M. Ducange unesavante & curieuse dissertation sur le*couronnes de nos rois ; & d’iin Allemandnommé Schmeizell , un traité fur lesçouronnes royales tant anciennes quemodernes.

Couronne royale , C yr ) ÇoYAi..Couronne électorale, ( ' )ELECTORAL,

Couronne fe dit auffi de la tonsure clé-ricale , qui est la marque & le caractèredes ecclésiastiques. V. Tonsure. C’estun petit rond de cheveux qu’on rase ausommet de la tête, & qui est plus ouD d d