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tre, jusqu’au bouton qui est à l’extrémi-te ; il sort alors de l’ouverture du four-reau une espece de fil rougeâtre & lui-sant qui se courbe dans toute fa lon-gueur; ce fil est composé de plusieursfilets que l’on peut séparer les uns d’a-vec les autres, & qui se séparent quel-quefois d’eux-mêmes. Lorsque l’insectepique ; on voit la pointe qui sort de l’ou-verture du bouton placé à l’extrémité dela trompe : il fait d’abord quelque ten-tative, & semble chercher l’endroit oùil enfoncera la pointe; alors si on l’ob-serve, par exemple, sur la main avecune loupe, on voit qu’à mesure que l’ai-guillon pénétre dans la chair, il glisseà travers le bouton qui remonte du cotéde la tête de l'infecte : le fourreau n’é-tantpas fait de façon à se raccourcir ense plissant, il se plie par le milieu ; l’ai-guiilon en sort par la fente dont il adéjà été fait mention, & le bouton dufourreau en se rapprochant de la tête del’insecte , met le fourreau en double.Cette organisation est particulière à latrompe du coujìn : o'est par ce moyenqu’un aiguillon qui n’a qu’une ligne delongueur, peut entrer dans la peau àtrois quarts de ligne & plus de profon-deur fans s’alonger d’autant, fans quele fourreau fe plisse & sans que le bou-ton entre dans l’ouverture que fait l’ai-guillon. II y a quelques différences en-tre les trompes des diverses especes decousins : on voit quelquefois deux an-tennes qui fe séparent de la trompe ;dans d’autres l’aiguillon a un doublefourreau ; l’extérieur est composé dedeuxpieces latérales, qui se séparent dusecond , & s’élevent jufqu’à la tète del’insecte avant que le second fourreau seplie lorsque l’aiguillon fait une piquure.II y a de ces insectes dont l'aiguillon estplus fort que celui des especes les pluscommunes ; l’extrémité de l’étui s’éloi-gne de ceile de l’aiguillon , qui par con-séquent ne passe plus par le bouton del’étui lorsqu’il sort au-dehors; l’insectes’appuie alors fur l’extrémité de i’étui dela trompe, comme fur une jambe qui poseà une ou dentx lignes de l’endroit où lefait la piquure de l’aiguillon.
Cet aiguillon est, dans tous les eou-Jìnsj composé de plusieurs pieces, maisfi fines, que les observateurs ue fout
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pas d’accord ni fur leur nombre, ni furleur figure; mais il n’est pas douteuxque ces insectes ne siítcent le sang desanimaux & de l’homme par le moyen deleur trompe ; ils s’en remplissent l’esto-mac & tous les intestins. Le ventre quiest plat, flasque, & gris, lorsqu’il estVllide, devient arrondi, tendu, & rou-geâtre, après qu’îl a été rempli de sang;& pour qu’il en contienne une plusgrande quantité, on prétend que l’in-secte rend les excrémens qui y étoientrestés; mais cette quantité est si petite,qu’elle feroit très-indifférente fi nous neressentions pas une petite douleur dansl’instant de la piquure, & sur-tout si ellen’étoit pas suivie d’une démangeaisonassez forte, & d’une enflure assez consi-dérable. Sur les bords de la mer L dansles lieux marécageux, on il fe trouve unplus grand nombre de ce; insectes qu’ail-leurs, il arrive que leurs piquures fontsi fréquentes, que des gens en ont eules bras & les jambes enflés & affectésau point, qu’ii étoit à craindre qu’on nefût obligé de les couper. Pour l’ordi-naireles piquures de ces infectes ne fontpas si dangereuses, mais on en est assezincommodé pour en rechercher la cause& le remède.
L’aiguillon qui fait cette piquure estsi délié , qu’on a peine à l’appercevoir,& qu’on ne sait comment il est capablede causer de la douleur & des tumeursdans la peau; on a ern que ces symptô-mes venoient de ce que l’aiguillon avoitune figure particulière ; mais il y a !à-deíîus une autre opinion , c’est qu’il fortde la trompe une liqueur qui peut irri-ter la petite plaie. Ou a vu dans diver-ses circonstances de petites gouttes d’uneliqueur claire au bout de la trompe, &c.cette eau sert peut être à délayer le sang,& à le rendre assez fluide pour qu’ilpuisse entrer dans la trompe. On a com-paré cette liqueur à la salive qui prépa-res les aliment à la digestion. Quoi qu’ilen soit, il vaudroit encore mieux avoirun bon rtiuede contre les piquures ducmjìn , que de connoître la cause des ac-cidens qu’elle; font éprouver, On con-seille de délayer avec de l’eau la liqueurque l’insecte a laissée dans la plaie, c’est-à-dire, de laver la plaie aussi - tôt qu’ona été piqué, L même de la gratter poue