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Tome neuvieme. CON - CRI.
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guliérement saillans ou épais, les au-tres enfoncés & déprimés de diversesmaniérés,

J’ai vu chez M. Hunauld le crâne d’unCaraïbe qui n’avoit absolument point defront ; ce crâne sembíoit regagner posté-rieurement en longueur ce qui lui man-quoit sur le devant. M. Hunauld possé-dois encore le crâne d’un sujet assez avan-cé en âge , dans lequel il y avoit au mi-lieu de la suture sagittale un enfonce-ment considérable fait dans la jeunesse,& remplacé par deux especes de bossesfur les cotés. Le même anatomiste con-servait un autre crâne fort resserré fur lecoté, & qni en récompense s’étendoit dedevant en arriéré.

II y a dans le cabinet dtt roi à Paris uncrâne rs. cxv , dont l’endroit le plus éle-vé fur l’os pariétal gauche, a dix lignesde distance de la suture sagittale.La com-pression qui a causé ce défaut de naissan-ce a été telle , que l’orbitegauche est plusélevé que le droit, & les mâchoires fontplus basses du coté droit que du cotégauche,

II y a un autre crâne , n°. cxviij, dontle bord supérieur du coté droit de l’os oc-cipital déborde d’rm pouce , & ce mêmeos sc trouve de niveau au pariétal vers sajartie moyenne.

II y a un troisième crâne , n°. cxxij ,dont le coté droit du front est plus avancéque le coté gauche, tandis que le cotédroit de l’occipital accompagné d’unedépression, est moins saillant que legauche.

Le n ", cxxjv , est la coupe d’un crânedont l’occipital ajusqu’à demi-ponce d’é-paisseur. On peut parcourir à ce sujet letome III de la description du cabinet duroi parM. Daubenton ; L ce n’est pas lecabinet de l’Europe qui soit rempli duplus grand nombre de pieces rares en cegenre , produites par défaut de con-formation, par des accidens ou des ma-ladies.

M. Hunauld a fait voir à l’académie dessciences le crâne d’un enfant de trois ouquatre ans, dont les os avoient presquesept ou huit lignes d’épaisseur ; ils étoientassez mous, & en les pressant on en fai-soit sortir du sang & de la lymphe enabondance. Lé même fait a été observéparHippoçrate, & e’est un casbien singu-

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lier. Voyez son traité des plaies de la tèteseíl. 2. Velschius, dans ses observationsde physique U de médecine , parle austid’un homme dont le crâne fut trouveépais d’un doigt & fans future.

Enfin il y a des peuples entiers qui dé-figurent de différentes maniérés le crânede leurs enfans dès le moment de leurnaissance. LesOmaguas, au rapport deT. de la Condamine ( mém. de l'ac. dessc. 1745 , pag. 42s ) , ont labifarre cou-tume de presser entre deux planches lefront des enfans qui viennent de naître ,& de leur procurer l’étrange figure quien résulte pour les faire mieux ressem-bler , dìsont-ils, à la pleine lune.

On jugera que le cerveau fera plus dis-posé à se détruire qu’à se prêter à un dé-veloppement différent de celui qu’ii doitnaturellement acquérir, si l'on fait at-tention qu’il est un assemblage d’une in-finité de tuyaux d’une petitesse extrême,& que les parties qui composent cestuyaux n’ont entr’elles qu’une liaisonbien foible. En effet, on sait que lorsquel’injection a pénétré jusques dans la sub-stance corticale , si on remue légèrementcette substance dans l’eau , ses parties sedétachent les unes des autres, les vais-seaux se détruisent , & il ne reste quedes filets prodigieusement petits qui ontpénétré jusques dans leur cavité. Cepen-dant il n’arrive chez les peuples à têteplate dont nous venons de parler, aucunaccident de la configuration difformequ’ils procurent au crâne cn le compri-mant dès la naissance, ni aucun dévelop-pement de leur cerveau différent de ce-lui qui se feroit naturellement. L’organedes organes, le cerveau , le siège de fa-mé , est donc pour nos foibles lumièresd’une nature aussi cachée, aussi incom-préhensible que l’ame même. (D. Js)

Crâne {Blessuresdu ), Chirurg. II n’ya qu’un chirurgien bierj instruit de lastructure du crâne qui puisse être en étatde traiter aveç succès le grand nombred’accidens auxquels cette partie du corpsest exposée ; accidens qui sent souventde la derniere importance pour la santé& ponrla vie.

En effet, selon la variété de la causevulnérante , & le degré de violente ducoup, le crâne peut être piqué, fendu,rompu > contus, enfoncé, ou privé d’une