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dans les pays chauds; & que \e crapaudde Surinam , qui est appelle curucu auBréfil, est suffi dangereux qu'o n l’adit dans différentes relations : cet ani-mal est une fois aufli gros que les cra-pauds de ce pays-ci ; il a aux deux co-tés de la tête des excroissances sembla-bles à de grosses verrues; son urine &sa bave sont, dit-on , très-venimeuses,mais sur-tout son sang, sa graisse & sonfiel.
On a vu en Italie, aux environs d’A-quapendeute , un crapaud qui avoitplusd’un pié & demi de largeur, & qui étoitplus gros que la tête d’un homme. Epb.des cur. de la nat. Déc. r , ann. 2 . Eneffet, il y a dans plusieurs régions descrapauds beaucoup plus gros que ceuxde ce pays-ci : mais je crois que le cra-paud de Surinam appelle pipa , est undes plus singuliers de tous, en ce queles œufs éclosent sur le dos du mâle. V.Pipa. (7)
Crapaud , Hijl. nat. instcl. aquat.Le crapaud des Antilles n’est propre-ment qu’une très-grosse grenouille grise,mouchetée, ayant la peau fine ; elle setient ordinairement dans les costieresfur le penchant des montagnes, & quel-quefois au bord des petits ruisseaux.La chair de ce crapaud est blanche & dé-licate; on la prépare en fricassée de pou-let. Deux de ces animaux suffisent pourformer un bon plat. Article de M. deRomain.
* Crapaud, Mat. inéd ., on doutede la qiralité vénéneuse de notre crapaud.Je vais en raconter ce que j’en fais parexpérience; on en conclura ce que l’onjugera à propos. J’étois à la campagnevers le temps de la quasimodo ; j’apper-qus fur un bassin , à l’extrémité d’unparc, une malle de crapauds collés lesuns fur les autres ; cette masse flottoit,& étoit suivie d'une foule d’autres cra-pauds ; je l’attirai au bord du baffiuavec une canne ; puis je l’enievai de l’eauavec une branche d’arhre fourchue, &je me mis à séparer ces animaux, aucentre desquels j’apnerçus une femelle,apparemment étouffée. Tandis que j’é-tois occupé à mon observation , je mesentis prendre au nez d’une vapeur très-subtile , qui me passa de la gorge dansl’estomac , & (se-là dans les intestins ;
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j’eus des douleurs de ventre , & je fusincommodé d’un crachement assez abon-dant qui dura trois ou quatre heures,au bout deíquelles ces accidens cessè-rent avec i’inquiétude qu’iis me don-n oie n t & à la personne avec laquelle jeme trouvois : c’étoit M. l’abbé Mallet ,maintenant professeur royal en théolo-gie , alors curé de Pefqueux, village voi-sin de Vernomllet, lieu de la lceiie queje viens de raconter.
II y en a qui prétendent que le cra-paud réduit en poudre, foulage dansl’hydropisie ; on l'ordonne depuis unscrupule jusqu’à deux ; on fonde cettevertu fur une histoire singulière. On ra-conte qu’nne femme dont le mari étoitattaqué de cette maladie , l’en guérit eului servant , on ne dit point à quellesauce , des crapauds , auxquels elle sup-pofoit au contraire une qualité véné-neuse très-propre à la débarrasser de sonhydropique. ■*
On dit que le crapaud mort ou séché ,s’enfle des humeurs peecantes qu’il at-tire , si on l’applique fous les aisselles ,fur la tête , fur la région des reins &fur les autres parties du corps, ovi eeshumeurs pourroient causer des embarras,obstructions , gfe. Credat judœus.
Autre fable; c’est que fi on le metmort ou vivant fur le dit d’une personneattaquée de quelque maladie maligne& vénéneuse , il s’eufleradu venin de lamaladie par une espece d’attraction ani-male.
Crapaud-volant , Hifl. nat. Voy,Tette-chevre.
Crapaud, Hist. nat. bot. exotiq. ar-bre qui croît dans les Antilles, principa-lement à la Grenade. Son bois est rouge,dur , très-pefant , & d’un fil mêlé , diffi-cile à travailler. On en fait des planchesdc 12 à 14 pouces de large , qui ne fontbonnes qu’employées à couvert ; ellesfont sujettes à se fendre inégalement ,fur-tout lorsqu’on les veut percer à lavrille , ou qu’on y enfonce des clous.Article de Ai. h Romain.
Crapaud , Maréchal, les maréchauxappellent ainsi une grosseur molle quivient fous le talon du cheval : on Rap-pelle aulsi fie. (50
* CRAPAUDAILLE, f. f. Manus, enfoie , petite étoffe de foie tant en trame