C R A
t>es, auxquellcs font attaches quatre an-neaux qui servent, avec les quatre cro-chets dépendans de la boite, à lier laplatine, & à la maintenir dans son état.Cette piece ne se trouve qu’à quelquespresses dont la platine est de fer : auxpresses dont la platine est de cuivre :la platine & la crapuudine ne font qu’unseul & même morceau. Voyez Gre-nouille , Platine , Boîte.
Crapaudj ne , Maréchal!. , crevasseque le cheval sc fait aux pies par les at-teintes qu’il se donne sur la couronne encroisant avec les éponges de ses fers. La■crapaudine dégénéré en ulcéré, (f 7 )
Crapaudine, Cuijìne , maniéré depréparer des pigeons ; fendez-les furiedos, écartez les parties ouvertes, appla-tissez-les, saupoudrez-les de sel St depoivre, faites-les rôtir fur le gril, met-tez dessous une sauce piquante avec ver-jus, vinaigre, échalotes, câpres, fisc. &vous aurez préparé des pigeons à la cra-paudine,
CRAPE, Hist. nat. , Voy. CRABE.
CRAPONE, Géog. moi ., petite villede France dans la province d’Auvergne,il y en a encore une de ce nom au Lan-guedoc dans le Vélay.
¥ CRAPULE, s. F. Morale , débau-che habituelle ou des femmes on duvin. C’est le terme auquel aboutissentpresque nécessairement ceux qui ont eude bonne heure l’un de ces deux goûtsdans un degré violent, & qui s’y fontlivrés fans contrainte , la force de lapaffion augmentant à mesure que l’âgeavance & que la force de l’esprit dimi-nue. Un homme crapuleux est un hom-me dominé par son habitude plus im-périeusement encore que Panimal par 1l’instinct & les sens. Le terme de cr«-fule ne s’appliquoit qu’à la débauche du :vin j on Pa étendu à tonte débauche ha-bituelle & excessive. La crapule est l’op-posé de \a volupté; la volupté supposebeaucoup de choix dans les objets &même de la modération dans la jouissan-ce j la débauche suppose le même choixdans les objets, mais nulle modérationdans la jouissance. La crdM/e exclut l'unSt Paiitre.
CRAQUELIN , s. m. Fàtijster . ef-pece de pâtisserie qui ne différé de l’é-chaude que parla forme. L’cchaudé est
C R A 86r
fait en pain rond & petit; I e"craquelinest plus étendu, & il est figuré tantôt enécuelle, tantôt comme le signe dont lesastronomes le servent pour désigner ielion.
CRAQUELOT, s. m. Fêchc , on donnece nom au hareng sor, lorfqu’il est en-core dans fa primeur.
* CRAQUEÍ1, v. n. produire le bruitd’un bois sec qui s’éclate. II se dit, enfauconnerie, de celui que la grue fait enfermant son bec, ou même de son cri ;& dans les arts, de tous ceux qui annon-cent la rupture.
' CRAQUETER, Chase, terme par le-quel on désigne le cri de la cigogne.
CRAQUETTE, s. f. instrument deTailleur, c’est un petit billot de ferd’un doigt d’épaisseur, garni des deuxcotés de son plat de plusieurs rainuresassez enfoncées, dans lesquelles on faitentrer les boutonnières du morceau qu’onveut passer au carreau, afin de ne pointles applatir. Cet instrument a un petitanneau de fer par où on le prend, & quisert à l’accrocher.
CRASCHEN, Géog. mai. , petite villed’Allemagne en Silésie, dans la princi-pauté de Wolau, près des frontières dela Pologne.
CRASE, f. f. terme de Grammaire, I»crafe est une de ces figures de dictionqui regardent les chaogemens qui arri-vent anx lettres ou aux syllabes d’ustmot, relativement à l'état ordinaire dumot où il est fans figure. La figure qu’onappelle crafe se fait lorsque deux voyel-les se confondant ensemble , il en ré-sulte un nouveau son ; par exemple,lorsqu’au lieu de dire d la ou de le,nous disons au ou du , & de même iemois d’out au lieu du mois d'aoút. Nosperes difoient : la ville de Ca en , laville de La-on, un fa-on, un pa-oit,en deux syllabes , comme on le voitdans les écrits des anciens poètes : au-jourd’hui nous disons par crafe , en tineseule syllabe, Can, Lan, pan, fan. Ob-servez qu’en ces occasions Ta voyellela plus forte dans 1e son fait difparoîtrela pins foibse. 11 y a crafe quand nousdisons P homme, ì'bcnneur, &c. A|ais ilfant observer que ce mot crafe n'est enusage que dans la grammaire grecquelorfqu’oa parle des contractions qu’ea