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Ait du deuxieme jour, dn troisisniè, 8 :(U bien d’autres, & il n’eit pas difficiled’appercevoir qu’il a eu plus de peine àtrouver des exemples de crises arrivéesanx jours vuides, qu’aux jours vraimentcritiques. Ainlì , quoique M. Aymenprésente le sept, le quatorze, le vingt,,& le neuf avec les autres jours, & qu’illes fasse pour ainsi dire passer dans lafoule, ils méritent pourtant d’être dis-tingués par la grande quantité des crisesobservées dans ces jours-là précisément.Je n’en apporterai ici d’autre preuve quecelle qu’on peut tirer des observationsde Forestus , que M. Aymen rapported’après M. Nihell, mais dont il ne faitpas le même usage que le médecin anglois,d» quarante-huit malades, dit-il, p. IIZ,de fievre putride , ardente , maligne ,dont Forestus rapporte les] observationsdans son second livre , dix neuf ont étéjugés heureusement par des flux critiques.M. Aymen auroit pu achever la remar-que de M. Nihell, & ajouter que de cesquarante-huit malades, cinq furent jugésau quatre , vingt-deux au sept, sept auquatorze , deux au onze , un au dix-fept & un au viugt-uu ; L cette observa-tion auroit démontré la différence desjours: car si de quarante-huit maladiesles trois quarts Unissent aux jours criti-ques, cesjours-ll ne sauroient être con-fondus avec les autres; L si parmi cesjours critiques il y en a qui de trente ma-ladies en jugent vingt-deux , d’autressept, comme le sept & le quatorze l'ontFait dans les observations dont il s’agit,il n’est pas douteux que ce sept & ce qua-torze ne méritent une sorte de préférencesur tous les autres jours. En voilà assez,cerne semble, pour justifier le calcul desanciens.
Au reste je fuis fort éloigné de penserque tout ce que je viens de rapporterdoive diminuer en rien la gloire de M.Aymen. Sa dissertation est des plus sa-vantes, L les conuoisseurs la trouventtrès-sagement ordonnée. Le Public meparoít souscrire en tout à la décision del’académie de Dijon. II est aisé d’apper-cevoir que M. Àymen est assez fort pourrésister à une sorte de critique dictée parl’estimela moins équivoque, ou plutôtà l’invitation qu’on lui fait de continuerses travaux fur Lette importante matière,
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Sc fur-tout de joindre ses observationsparticulières aux lumières que son éru-dition lui Fournira. Les amateurs de l'artdoivent être bien aises qu’il se trouveparmi nous des gens propres à le cultiversérieusement ; M. Aymen paroit être dunombre de ces derniers.
J'ai dit que je ne manquerois pas deparler de la dissertation de M. Normand,médecin de Dole , qni s’est placé delui-même à coté de M. Aymen. Mais ce n’estpoint à moi à prendre garde aux motifsqui l’ont porté à faire imprimer son ou-vrage ; chacun peut voir dans fa préfacele détail de ses raisons , fur lesquelles lejournaliste de Trévoux s’est expliqué as-sez clairement. M. Normand avoit quel-ques doutes , qui ne lui restent apparem-ment plus depuis la publicité dé la disser-tation de M. Aymen. Je n’ai qu’un mótà dire fur la raison qu’il a eue d’écriresadissertation en latin: c'est, dit-il aprèsBaglivi, de peur d’iultruire les cuisiniè-res & de leur apprendre à discuter avecles médecins ; linguà vernaculà doceremulierculets ì culinà , cum ìpjîs etiam me -dìcim e principibus arroganter difputare.Ces précautions pourront paroitre usées,& peu nécessaires aujourd’hui. Cesse au-roit ri fans doute de ceux qui lui auroienfcdit qu’il Falloit traiter la médecine en grecdans le sein de Rome.
Quoíqu’il ea soit, la dissertation de M.Normand, qui est un petit in- 4°. de 19pages en comptant la préface, est, com-me on volt, en latin, & onpourroitlaregarder, pour m’exprimer dans la lan-gue Favorite de fauteur, veluti elenchuntalìquot medìcìvue sententìarum : eu effet,l’auteur parcourt les médecins grecs, ara-bes, & latins; ít en donne une liste Scil prouve qu’ils étoient la plupart atta-chés au système des crises, ce dont je croisque personne n’a jamais douté. M. Nor-mand paroit fort occupé à la lecture desanciens ; c’est pourquoi fans doute il s’ar-rête parmi les modernes à M. Mead & audocteur Bark : de forte qu’on ne fait passi les Vanswîeten , les Solauo, les Ni-hell , & bien d’autres , font encore par-venus jusqu’à Dole.
Au reste M. Normand cite beaucoupd’auteurs ; son ouvrage n’est qu’unechaîne de passages & ({'autorités. Unepartie de la dissertation d’Hoffman^ isO 0 0 4