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Tome neuvieme. CON - CRI.
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çléclàré des jours critiquer. ■Ç’aïjyeili's Jatnese dont il est question, est ; pleine d.epréceptes sages & de réflexions très-sen-sées. Er> un mot, on doit la regardercomme-un abrégé parfait de tout ce queles anciens ont dit de mieux fur cette ma-tière , & on y trouve bien des remarquesqui font propres à fauteur.

Cette thele qui manqnoit à M. Nor-mand , a beaucoup servi à M. Aymen,qui a eu la précaution de la citer. II ena tiré notamment trois remarques parti-culières. En premier lien , une observa-tion rare faite par M. Murry, & confor-me en toi)t à la loi d’Hippocrate ; cetteloi est conçue en ces termes : In febrihusurdentibus octilonim dìfiorjio , aut excitas,aut teftium tumores , aut mammarum ele-vutio , fchrern ardentem folvit : “ La fiè-vre ardente peut se terminer par le dé-rangement du corps des yeux , par laperte de la vue , par une tumeur anx te-sticules , ob par f élévation des mamel-les „. L’anteur de la thefe a précisémentvu le cas de la tumeur au testicule & dela vue, & il a cité Hippocrate , dont ila eu le plaisir de confronter la décisionavec fa propre observation. La deuxièmeremarque que M. Aymen a pu extraire delathcíe dont il est question regarde ledocteur Ciifton AVitringham , qui a ob-servé .pendant.seize ans les maladies desIrabitapspi’Yqrck , & le changement desfaisons; qui a découvert que les maladiessuivníent exactement les mpuyeniens deîa liqueur du-baromètre , & qui s’est con-vaincu.que, ces maladies étoient sembla-bles à,pelles de la Grece. Ën.fin la troi-sième observation eiì une idée très lumi-neuse de As. Quverney, médecin de la fa-culté de Paris, qui soutint dans une thè-se en 1719 , qu’ií y ároit beaucoup d’ana-logie entre la théorie des crises-Sc celledes périodes des maladies ; magnant cumperiodis ajfinilatcm kabet. crìjlmn tbeoria ;fi enimjïaUitì Junt nmrborum decursus , curk onsûltitiouis ? Ce font autant de maté-riaux pour l’éclaircissement de la doctri-ne des crises.

Il y anroit bien des réflexions à fairefur tousses ouvrages dont je viens de par-ler ; je les réduis à trois principales. i°-On ne peut qu'admirer !a sagesse de tousces auteurs modernes, qui fe contententjd’admettre .la doctrine des crises comme

CRI KsZ.

iur tjjssu-id.e phénomènes démontrés'patf,observation j ils ne rappellent qu’aveaune forte d’indignation ses explicationsque les -anciens ont voulu donner de cesphénomènes ; ils regardent ces explica-tions prétendues comme des romans, ouplutôt comme des rêveries, qui font au-tant de taches faites à la pure doctrined’Hippocrate. Ils ne font pourtant pasbien d’accord fur l’usage qn’on peut Fairede la théorie & des systênics des nou-velles écoles pour f explication des crises,& pour en découvrir les causes : z'ero con -fentaneum non censui , s'écrie M. Nor-mand, propo/ìttim probare ex pbyficis véíhypotheticis ratiociniis , ut plurìmhm ïn~conftantibus U invertis , ut mugis tnuitbpompant redoleunt. “ Chaque auteur , ditM. Aymen , a bâti selon son idée une hy-.pothese , & donné un nom ridicule à la; cause des crises,, ^ L il avance bientôt,

; après , que la cause des crises est simpleI Sc. qu’elle le présente naturellement. Ce'

! qu’il y a de vrai, c’est qu 1 on est trop avan-cé aujourd’hui dans la physique du corpshumain, pour qu’on ne puisse pas au;moins tenter de déterminer, fi les crisesfout possibles, & tâcher de chercher uneexplication de leur méchanifme. Je nedoute pas que ces efforts ne fissent un bien.considérable au fond de la doctrine descrises,Sc qu’elle ne reçût un nouvel éclat,si on la présentoit de maniéré à satisfaire-.-, 1 ’imagination des physiciens. II faut Fa-,.vouer, les faits épars & isolés n’ont ja-ii mais autant de grâce , fur-tout pour qui-,'conque n’est pas en droit de douter , quelprsqu’ils font liés les uns. aux autres par .un système quel qu’il puisse être. Les fy-.,

^ sternes sont la pâture de f imagination, & ,

, l’imagination est toujours de la partiedans les progrès de I'.esprit ; elle peint lesoh jets de ['entendement, elle classe ceuxde la mémoire. Sinefius & Plotin appel-loient la nature magicienne (Gelée , trad..deDulaurens) : cette dénomination con-,'viendrait mieux à fimagination. Voilà;la grande magicienne qui dirige les têtesles moins ordinaires comme les plus com- ,nuinesjle nombre des élus qui résistent est■infiniment petit ; il faut qu’il le soit.

M’est-il permis, cela étant , & pourne r je» négliger de ce qui peut servir àbâtir un système , de rappeller ici ce que ,j’ai placé dans mes recherches anatomiques ;