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il est toujours avantageux de les réunir.Elles auront ensemble plus de valeur ,il v aura moins de bàtimens à entrete-nir , & lin Fermier vivra seul aveí aisan-ce, où deux se soroient peut-être ruinés.
Pour fixer le prix d’ijne/rrsíie , il saurqu'un propriétaire connaisse bien la na-ture de ses terres, & q u’il juge des avan-tages o n des désavantages qui peuventrésulter de leur quantité combinée avecleur mélange. On regarde ordinairementcomme une chose fâcheuse d’avoir unetelîe quantité de terres, qti'elle ne soitpas entièrement proportionnée à un cer-tain nombre de voitures : par exempled’en avoir plus que trois voitures n’enpeuvent cultiver, & pas assez pour enoccuper quatre. Et moi je dis, heureuxle bon laboureur qui est dans ce cas là!II aura quatre voitures ; ses labours , sessemailles . le transport de ses fumiers,tout fera fait plus promptement. Si quelques-nns de ses chevaux deviennent ma-lades , rien ne fera retardé ; & la néces-sité le rendant industrieux , il trouveramille moyens avantageux d’employer letemps superflu de sa voiture.
La nature & ^assemblage des terresne font pas lesTeuies choses à considéreravant de so décid-r fur le prix. II varieencore dans les différens lieux en pro-portion de la rareté de l'argent , de laconsommation des denrées, de la com-modité des chemins L de ('incertitudedes récoltes qui n’eft pas égale par-tont.Nous ne pouvons donc rien dire de pré-cis là dessus , & nous devons nous bor-ner à montrer les objets fur lesquels ilfaut être attentif.
Les redevances en denrées font cellesqui coûtent le moins à la plupart des fer-miers. Ils font plus attachés à l’argentparce qu’ils en ont moins , que tous lesjours ils font dans le cas d’en dépensernécessairement . & que d’ailleíirs cetteforte de richesse n’est point embarraffan-t.\ Les antres réalisent leur argent; pourenx acquérir de l’argent , e’est réali-ser.
Si le propriétaire est en doute sur lavaleur juste de ses terres, il est de son in-térêt de laisser l'avantage du côté du Fer-mier.L’avarice la plus sujette à manquerson but , est celle qui fait outrer !e prixd’une ferme. Elle expose à ne trouverpour fermiers que de ,ees malheureux
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qui risquent tout, parce qu’ils n’ont rienà perdre, qui épuisent les terres par desmauvaises récoltes, & font contraints deles abandonner, après les avr é pcr-b;es.L’agriculture est trop pénible , pouqueceux qui la profeffent,ne retirent pas unprofit honnête de leur attention suivie &de leurs travaux constans. Auffi les fer-miers habiles & déja riches ne f» char-gent-ils pas d’un emploi fans une ei'pecede certitude d'y amasser de quoi établirleur famille, & s'assurer une retraitedans la vieillesse. Ilíi’ya guere que lesimprndens auxquel s l’agriculture ne pro-cure pas cet avantage , à moins que desaccidens extraordinaires S: répétés n'al-tèrent considérablement les récoltes : tel-les font une grêle , une rouille générale-ment répandue fur les blés, Sjfr. C’estalors que le propriétaire est contraint departager la perte avec son fermier ; maispour remplir à cet égard ce qu’,ou doitaux autres ft à foi-même , il est nécessai-re de bien distinguer ce qu’on ne peur at-tribuer qu’au malheur d’avec ce quipourroit venir de la négligence. Ilfantdes lumières pour être juste ft b»u. Uestdes fermiers pour qui une induigcncepoussée tron loin deviendroit ruineuse ,sur qui la crainte d’étre forcés au paye-ment est plus puissante que l’intérèt mê-me ; race lâche & paresseuse, une exi-gence dure les oblige à. des efforts qui lesuienent quelquefois à ;a fortune.
II n’est que trop vrai , que dans touteco-nvention faite avec des hommes, on abesoin de précaution contre l'avid’ité &la mauvaise foi ; il faut donc que le pro-priétaire prévienne dans les clauses d’unbail, & empêche pendant fa durée l’abus/qu’on pourroit faire de fa confiance. Parexemple, dans les lieux où la marne esten usage , le fermier s’oblige ordinaire-ment à marner chaque année un certainnombre d’arpens de terre ; mais fi l’onn’y veille pas, il épargnera peut-être furla quantité de cet engrais durable , & Uterre n’en recevra qu’une fécondàtionmomentanée. On stipule souvent, & avecraison, que les pailles ne soient pointvendues , mais qu’elles soient consom-mées par les bestiaux, & au profit desfumiers. Cela s’exécnte fans difficultédans tous les lieux éloignés des villes ;mais par-tout où la paille fe vend cher ,c’est june convention que le plus grand