FER
nn eoupblnnc, c’est-à-dire, fi aticnn dessix dés, ne marque, ce qui est assez or-dinaire, on met un jeton à la masse, Lle dé passe an voisin à droite. Le jeu finitlorsqu’on aluene autant de point» qu’ily a de jetons à la poule. Quelque rare•ue soit le coup de vingt-un, je ne lais-serai pas d’observer qu’il feroit gagnertoute la poule à celui qui auroit eu assezde bonheur pour le faire. II y a d’autresmaniérés de jouer ce jeu , comme quandun des joueurs devient fermier, c’est-à-dire, sc charge de la firme ou poulé,qui est pour lors à part. Dicí. de Trcv,Mais pour savoir quel est le nombre qu’ily a le plus :i parier qu’on amenera avecles six dés, appliquez ici les principesde calcul exposés au mot DÉ (^analyse deshasards. Voyez auJ/ÌRAtLE. (D. J.)
Ferme, Jeu, jeu de cartes qui sejoue jusqu’à dix ou douze persones, &avec le jeu complet de ;á cartes, exceptéqu’on en ôte les huit & les six, à la ré-serve d n íix de cœur, à cause que par leshuit & les six on Feroit trop facilementseize, qui est le nombre faral par lequel«n gagne le prix de la ferme , & l'ondépossédé le fermier. Le six de cœur quireste, s’appelle le brillant, par excel-lence, & gagne par préférence à carteségales, tous les autres joueurs, & mêiriecelui qui a la primauté. (D. ,/.)
FERMENT ou LEVAIN, Cbymie, onappelle ainsi un corps actuellement fer-mentant qui étant mêlé exactement & enpetite quantité dans une masse considé-rable de matière fermentable,déterminedans cette matière le mouvement de fer-mentation. Voyez la tbéojae de factiondes firmens, aux articles Fermenta-tion, Pain, Vin, Vinaigre, Pu-tréfaction. (b)
Ferment, Ècon. utiim. Míi. Lesènciens ehymistes désignoient par le nom<\e ferment , font Ce qui a îa propriété,par son mélange avec une matière de dif-férente nature , de cohvertir , de chan-ger cette matière eu fa propre natute.
Un grain de bled semé dans un terroirbien fertile, peut produire cent grainsdeonefpece: chacun de ceux-ci peutensnroduire cent autres, par la mémovert» de fécondité; enforte qneduseulpremier grain il en résulte une multipli-cation de dix mille , dont chacun a leSniâmes qualités qde ectui qui en aetéie
FER r-
germe. Chacun a la même quantité dafarine, la même disposition â former uátrès bon aliment ; cependant il a étéproduit dans le même terrein , en mêmetemps, parmi les plantes du blé, desplantes d’une qualité bien différente ,telles que celles du tythimale, d’euphor-be,de moutarde.il y a donc quelque cho-se dans le grain de blé, qui a la faculté dSchanger en une substance qui lui eílpropre , le suc que la terre lui fournit ipour peu qu’il manquât à cette faculté *il ne se Formeroit point de nouveau grainde blé. Ce même suc reçu dausun germeidifférent, feroit changé en une touteautre substance, jamais en celle du blé:ainsi d’un grain de cette efpece, dontla matière productrice n’a guere plusde Volume qu’un grain de fable, si on ladépouille de sc s enveloppes, de fes cel-lules, fe trouve renfermée cette puis-sance j qui fait la transmutation du sucde la terre en dix mille plantes de blé ;par conséquent cette puissance consiste àconvertir en la substance propre à cetfcésorte de grain, nn suc qui lui est absolu-ment étranger avant la transmutation.
C’eftà cette puissance que sc s anciensehymistes avoient donné le nom &e fer-ment. Ils avoient conséquemment trans-porté cette idée aux changemens qui fíFont dans le corps humain , qùelquégrande que soit Iá différence; mais ils>font excusables , parce qu’ils n’avoientpas encore connoissance de la véritablestructure des parties de la méchaniqnepár laquelle s’opercnt les fonctions dansl’économie animale ; parc» qu’ils igno-roient qu’il existe daris cette économie ,une faculté par laquelle il n’est presqueaucun germe de matière qui ne puisseêtre converti en notre propre substance,qui ne puisse fournir les élémens dstcorps rtumain.
Qui cst-ce qui ponrroit imaginer ddpremier abord, qu’il peut être produit*de corps animal, de farine & d’eau ? ce-pendant un grand nombre d’enfans n essenourrissent que de cela, & ils ne laissentpas de croître , & par conséquent d’aug-m ente r le volume & le poids de leurcorps. L’homtne adulte peut égalementsc borner à cette nourriture,enforte quade farine & d’eáu il peut être produisencore dans les organes pfypres àú sexemasculin, par la faculté attachée aax