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nier qni fut compris entre les ligatures,les mêmes phénomènes í'e montrèrentque dans ['expérience de Schuyl. Maisil n’y a rien de bien singulier dans toutesles différentes circonstances de ces dif-férentes expériences, une cause commu-ne produit les mêmes effets dans les troiscas : c’est l'air enfermé dans la portion deboyau liée, mêlé avec de la pâte alimen-taire,qui étant échauffé par la chaleur del’animal, se raréfie, sort des matières quile contiennent, dilate, distend les paroisdu canal où il est resserré ,• & lorfqu’onlui donne une issue, il s’échappe encorede l’éeume qu’il a formée dans les fluidesavec lesquels il étoit confondu. Voilàl’explication bien simple & vraimentfans répliqué de ces merveilleux effetsd’où on tiroit des conséquences si impor-tantes, qui font pâr-là réduites à ne prou-ver rien du tout pour ce que l’on vouloitprouver, puisque la Fameuse expériencede Sehuyl réussit anffi-bien là on il n’ya ni bile ni suc pancréatique , que s’iln’exiftoit dans la nature aucun de cesdeux fluides digestifs. On peut ajouter àtout cela,qu’il n’y a pas même bien del’accord entre les auteurs, fur la véritéde cette expérience ; ayant été tentée sixfois par le très-véridiqUí physiologisteBonh.eile ne lui réuffit presque pas unefeule fois. Ensin, dans la supposition mê-me de Schuyl , l’effervesoence fermenta-tim qui se fait entre les deux ligaturesdu boyau, ne prouve pas qu’elle se fassefans ligature ; il est démontré an contrai-re qu’il n’en pafoît pas 1 c moindre indicedans les animaux vivans, pas tftéme dansle cas où le suc pancréatique, par i’inser-tion de son canal daus le cholidoqne, fetrouve mêlé avec la bile dans un lieu siresserré,avant que de coules dans l’intef-tin: ce mélange sc fait avec aussi peud’agitation que celui de l’eau avec deî’eau.Il y a plusieurs animaux dont le sucpancréatique & la bile coulent à de très-grandes distances dans le canal intestinal,ensorte qn’ils font mêlés avec d’autrcsfluides,avec les alimens,& ont ainsi per-du beaucoup de leur énergie avant de s’11-ínrl’un à l’autre. Ces animaux ne fontpas moins bien leurs souciions, relative-ment à !a chylification ; ils n’en viventpas moins sainement. V. PáNCBEATÎ-•que (Tac), Bile,Digestion, poury trouver l’exposition des véritables usa-
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ges de ces fluides digestifs dans l’e'ccm®.mie animale, connue d’anrè.s la naturefeule, & nan d’après les préjugés, lesfruits de ('imagination.
Celle des firmcntatetirs étoit lì fécondeen ce genre, qu’il n’y avoit aucune cir-constance de la chylification à laquelleils ne fissent l’application de leur princi-pe , que tout s'opéré duits le corps humniftpar fermentation. II paroît d’abord aflêafsingulier que les alimens dont nous litonspour la plupart, qui sont de nature & decouleur si différentes , étant pris séparé-ment ou mêlés dans les premières voies,fournissent également un extrait tou-jours de couleur laiteuse : Willis, avecd’autres partisans de la fermentation , netrouvèrent pas ia moindre difficulté à luiattribuer encore ce phénomène. Ils pen-sèrent que ce ne pouvoit être que l’effefde la combinaison du soufre L du sel vo-latil des alimens avec l’acide du ventri-cule & des intestins, de la même manie.re,pâr exemple , que l’eíprit de corne decerf, ou une dissolution de soufre faiteavec u u fluide lixiviel, ou l’extrait rési-neux des végétaux,blanchissent, devien-nent laiteux par l’assnsion -d’uti acide;mais l’erreur est manifeste dans cetteexplication ,• car ces sortes de mélangésqni forment ce qu’on appelle dessertivirphtaux , n’operent ce changementqn’autant qu’ils disposent à une précipi-tation de la partie résineuse, qni étantd’abord suspendue dans son véhiculecomme un fable fin , qui ie rend d’tutblanc opaque , ce véhicule perd bientôtaprès fa blancheur , se clarifie ensuite,lípoudre résineuse tombant, au fond du va-se qui contient le mélange ; mais il n’ar-rive rien de pareil à i’égard du chyle,quiconserve constamment sa couleur laiteusejusqu’à ce qu’il soit intimement mêléavec le sang,L peut-être même jusqu’àce qu’il soit décomposé par faction desorganes qui le convertissent en sang.Sanctification. Bailleurs, l’exif-tence du ferment acide dans les premiè-res voies étant démontrée Faussementsupposée, jointà ce que les parties lui.phurcuses & salines ne iontpas toujoursen même proportion dans les alimens,quóiqne le chyle ait toujours le inémedegré de blancheur, les fondemeíis de"explication daaí iì s’agit manquent áétsaslss côtes.