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l’accroissement & ds la régénération deï’onglc , il ne remplira jamais les diffé-rentes vues qa’il doit fe proposer , & il■courra toujours risque de ('endommager,& d’en augmenter les imperfections ,«bien loin d’y remédier.
Le sabot su le pié n’eft autre chose quece même ongle dont les quatre extrémi-tés inférieures du cheval font garnies.La partie qui régné directement autourde fa portion supérieure, est ce que nousíiommons précisément /« couronna faconsistance est plus compacte que cellede la peau par-tout ailleurs : les partieslatérales internes & externes en formentles quartiers ( voyez Quartiers ) ; laportion antérieure, la pince (voyez Pin-ce ) ; la portion postérieure , les talons(voyez Talons) ; la portion inférieureenfin contient la fourchette & la fole(voyez Fourchette , Sole) : celle-citapisse tout le dessous du pié.
La forme naturelle du sabot & de l'on-gle entier, est la même que celle de l’os<qui compose 1c petit pié j elle nous pré-sente ivn ovale tronqué, ouvert sur les ta-lons, & tirant fur le rond en pince. Dansle poulain qui naît , bougie a moins deforce & de soutien ; la sole est molle &comme charnue ; la fourchette n’a nisaillie ni forme ; elle n’est exactement vi-sible & saillante en dehors, qu’à mesureque la fole parvient à une certaine con-sistance, & se durcit. II en est à cet égardcomme desos mêmes, c'est-à-dire qu'icil’ongle est plus mou que dans le cheval,parce qu’il y a plus d’humidité & queles parties n’ont pu acquérir leur force•ft leur solidité.
Quelque compacte que foitdansl’ani-mal fait la substance du sabot, il est cons-tant que l’ongle dépend des parties mol-les, L reeonnoît le même principe. IIn’est réellement dans son origine , ainsique nous l’observons dans le fœtus &dans le poulain naissant, qu’une fuite &nne production du système général desfibres ft des vaisseaux cutanés, & n’estformé que par la continuité de ces fibresft par l’extrêmité de ces mêmes vais-seaux. Ces fibres à l’endroit de la cou-ronne font infiniment plus rapprochéesles unes des autres qu’elles ne l'étoienten formant le tissu des tégument ; ft ellesse resserrent & «'unissent toujours da-vantage à mesure qu’elles se prolongent,
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& qu’elles parviennent à la pince & amtextrémités du pié: delà la dureté & l.aconsistance de l’ongle. Quant anx vais-seaux, leur union plus étroite & plus in-time contribue à cette solidité; mais ilsnes’étendent pas aussi loin que les fibres:arrivés à une certaine portion d u sabot,leur diamètre est tellement diminué qu Sleurs liqueurs ne circulent plus , & népeuvent s’échapper que par des porositésformées par l’extrêmité de ces tuyaux.La liqueur échappée par ces porosités ,nourrit la portion qui en est imbue; maiscomme elle n’est plus soumise à Factionsystaltique, elle ne peut être portée jus-qu ’à la partie inférieure de l’ongle, aussicette partie ne reqoit-eile point de nourri-ture.
Distinguons donc trois parties dans lésabot; la partie supérieure sera la partievive ; la partie moyenne sera la partiedemi-vive , ii je peux tn’exprimer ainsi ,& la portion inférieure sera la partiemorte.
La partie supérieure,ou la partie vive,sera aulfi la partie la plus molle, parcequ’elle fera tissus de vaisseaux & de fi-bres qui seront moins serrés à l’originede l’ongle qu’à son milieu & à sa fin :auísi voyons-nous que le sabot, à la cou-ronne & à son commencement, est moinscompacte qu’il ne l’est dans le reste deson étendue, soitpar le moindre rappro-chement des fibres , soit parce queles li-queurs y circulent & l'abreuvent , mal-gré l’étroitesse des canaux , dont le dia-mètre , quelque petit qu’il soit, laisse n npassage à l’humeur dont il tire & dont ilrequit la nourriture.
La partie moyenne, ou la partie deuii-vive,sera d’une consistance plus dure quela partie supérieure, parce que les fibresy seront plus unies ; & que «bailleurs lesvaisseaux s’y terminant , ce n’eft que pardes filières extrêmement tenues, ou par«les porosités imperceptibles, que la par-tie la plus subtile de la lymphe qui sertà son entretien & à la nutrition , pour-ra y être transmise & y pénétrer.
Enfin la partie inférieure, que j’ai crudevoir appeller la partie morte,íera d’unesubstance encore plus solide sjueles au-tres , parce que la réunion «les fibres feraplus intime;& que quand même on pour-roit y supposer des vaisseaux , ils seroienttellement oblitérés qu’iisn’sulmettroieiit