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ehard II. II y s dans Fescasnp une clochedont ia circonférence est la même quecelle de Georges d’Amboiíe de Rouen,çìle a trente - deux pies de tour ; maiscomme elle n’est pas d’une épaisseur aus-si considérable , le son cn est plus clair.
Le marché de Fescamp est un des plusbeaux de la Normandie; il a quarante-huit toises de longueur, fur quarante-deux toises trois pies de largeur: les mursqui l’entourent ont vingt-cinq piés dehauteur; i! renferme l’anditoire & la pri-son : on entre dans ce marché par deuxgrandes portes fermant à la clé, l'une ducôté de la mer , & l’autre du côté de l’ab-baye. La sûreté que les marchands y trou-vent , les engage d’y venir de tous lesenvirons ; ce marché se tient tons lessamedis de chaque semaine , & produitenviron mille écus à í’abbé.
La ville de Fescamp est gouvernée parlin snbdétégué de ('intendant de Rouen ,& par deux échevins dont sélection scfait tous les trois ans. Fescamp est com-posée d’cnviron mille maisons, dont qua-tre à cinq cent sont maintenant ruinées.Le nombre de ses habitans n’excede passix mille ; ils ont le franc-salc. En placedes impositions faites fur le sel, chaquefamille donne trente-sept livres dix soustoutes les années : ce privilège leur futaccordé par Henri II, roi de France, auxsollicitations du cardinal dc Lorraine ,pourdors abbé de Fescamp , sous la con-dition que les habitans donneroient lamoitié de l'argent nécessaire à la cons-truction des digues & aux réparations duport. Les habitans de cette ville ont en-core le privilège de prendre tout le selnécessaire ft leur salaison; mais tl y a quel-ques années que les fermiers firent unaccord avec les habitans, par lequel ilss’obligeoient de leur fournir le sel à rai-son de 90 livres le muid, en temps depaix, & î 10 livres en temps de guerre.
La vallée dans laquelle est située laVille de Fescamp , a deux cens toises delargeur, & huit cens de longueur; elleest quelquefois inondée dans les grosseseaux : malgré cette situation , l’air deFescamp feroit sain , sans la rivière deVal mont & Granseville qui traversent lavallée & se joignent à une demi-lieuc dela ville.
Le port qui est situé à ('extrémité decette vallée est à-peu-près quarté; deux
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bâtardeaux retiennent les eaux (íâtfs ÍSl'éíei voir, chacun contient une écluse ísur chaque écluse est construit un pont,celui de bois est au couchant ; l’autre quiest au levant, est de pierre. Les eaux duréservoir servent à nettoyer l’entréc diîport qui est presque toujours embarrasséepar les graviers que les vents ouest &nord-onest occasionnent; ce défaut con-sidérable vient du peu de soinqu’on a prisde construire de nouvelles digues. Lesvaisseaux n’ont à craindre que les ventsest & sud-est pour entrer dans le port.II est défendu par deux batteries de ca-non, & une tour considérable ; la batte-rie qui est au levant, s’appelle cafognei icelle qui est au couchant, s’appclle bâti-son: la premiers contient septpicces d’ar-tilleiie, la seconde qui est presque au ni-veau de la mer, est armée de neuf ca-nons. La tour qui fe trouve entre cesdeux batteries , défend très-bien Feu-trée duport, & supplée à l’éloignementide la batterie de batifou. La grande radeest vis à.vis Crique-bœuf, à la distancede trois quarts de lieue ; les vaisseaux ysont à l’abri de presque tous les vents , lefond est de glaise , 011 de terre de potiermêlée avec du sable ; les ancres n’y chas-sent point : il y a dans cette rade vingtbrasses d’eau lorsque la mer est haute ,& seize lorsqu’elle est basse. La petite ra-de opposée à la batterie du batifou, a dix:
, brasses d’eaux au flux, & jamais moinsde sept à huitau reflux ; elle est exposéeaux vents sud-est& est.
II y a deux foires à Fescamp ; l’une estappellée foire annuelle, parce qu’elle fetient tous les ans le premier samedi dejanvier ; l’autre est appellée la foire ie laTrinité, parce qu’elle se tient le samediqui précede le dimanche de ee nom. Toutauprès de Fescamp , & au pié d’un coteaudu côté du levant, l’on trouve une fon-taine dont les eaux font excellentes. Aune lieue sud-est de cette ville, est unpuits d’eau minérale assez renommé.
Les habitans de Fescamp envoientquelques vaisseaux à la pêche des moruesen Terre-Neuve , de grosses barques à lapêche du hareng, & de petites barques àla pêche journalière qu’onfait fur la côte.
Le principal commerce de Fescampconsiste en draperie , serges , toiles, den-telles, tanneries, & en chapeaux.
Entre les grands hommes qui sont sor*