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& l’crdonnateur, & nos meilleurs artis-tes occupés â ce superbe ouvrage-Le suc-cès paroiffoit sûr. La gloire qui devoitle suivre fut sacrifiée, sans balancer, a»bien plus solide de donner à la patrie denouveaux citoyens.Quel eli le vrai Fran-çois qui ne fente la grandeur, futilité,la générosité noble de cette résolutionglorieuse? Quelle admirable leçon pources hommes superficiels, qui croient sefaire honneur de leurs richesses en se li-Vrant à mille goûts frivoles ! Quel exem-ple pour nos riches modernes, qui rerestituent au public les biens immensesqu’ils lui ont ravis , que par les dépensessuperflues d’un luxe mal entendu qui, enles déplaçant, les rend ridicules!
Toutes les villes considérables duroyaume imitèrent un exemple aussi res-pectable; & l’état doit ainsi à l’hotel-de-vilie de sa capitale, une foule d’hommesnés pour l’aimer, le servir, & le défen-dre. (B)
Fêtes des grandes Villes duroyaume de France. C'estici qu’ondoit craindre le danger d’une matière tropvaste. Rien ne seroit plus agréable pournous, que de nous livrer à décrire pardes exemples auflî honorables que multi-pliés les ressources du zele de nos com-patriotes , dans les circonstances, où leuramourpourie sang de leurs rois a ia li-berté d’éclater. On verroit dans le mêmetableau la magnificence constante de laville de Lyon embellie par le goût deshommes choisis qui la gouvernent, tou-jours marquée au coin de cet amour na-tional , qui fait le caractère diftinctif deces citoyens. Á côté des fêtes brillantes ,qui ont illustré cette ville opulente, onseroit frappé des ressources des habitansde nos beaux ports de mer, dans les cir-constances, où le bonheur de nos rois, oùla gloire de la patrie , leur ont fourni lesoccasions de montrer leur adresse & leuramonr. On trouveroit dans le cœur de laFrance, fous les yeux toujours ouvertsde nos pariemens, des villes plus tran-quilles , mais moins opulentes, suppléerdans ces momens de joie, à tous lesmoyens Faciles qu’offre aux antres lafortune par l’activité, l’éiégance , lesnouveautés heureuses , les prodiges im-prévus que fournit à f industrie & an bonesprit la fécondité des falens & des arts.Telles seroient les fêtes de Toulouse, deT*ntt XIV. Parti* L
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Rennes, de Rouen, de Dijon , de Metz,&c. que-nous pourrions décrire ; mais ons’attache ici au nécessaire. Les foinsqu’on a pris à Bordeaux , lors du passagérie notre premiers dauphine dans cetteville, font un précis de tout ce qui s’estjamais pratiqué de plus 'riche, dc plusélégant dans les différentes villes duroyaume : St les arts diffcrens qui se sontunis pour embellit ces jours de gloire,ont laissé dans cette occasion aux artistesplusieurs modelés à méditer & à suivre.
On commence cette relation du joUfque madame la dauphine arriva à Rayon-ne ; parce que les moyens qu'ón prit pourlui rendre ion voyage agréable & facile ,méritent d’ètre connus des lecteurs qtrisavent apprécier les efforts & les inven-tions des arts.
Madame la dauphine arriva le iy jan-vier 174s à Bavonne. Elie passa fous tuiarc de triomphe de quarante pieds dehauteur, au*deflùsduquel éwientrecol-lées les armes de France & celles ri’Efpa*gne, soutenues par deux dauphins, avcScette inscription : Quam bene perpetuiifociantur nexibus ambo ! De chaque côtéde Parc de triomphe régnoient deux ga-leries, dont la supérieure étoit rempliepar les dames les plus distinguées de laville, l’autre l'étoit parcinquantc-deiixjeunes demoiselles habillées à l’espdgno-le.Toutes les rues pat lesquelles madamela dauphine passa, ctoient jonchées deverdure , tendues de tapisseries de hau-telisse , & bordées de troupes fous les ar-mes,
Une compagnie de basques qui étoitallée au-devant de cette princesse à unelieue de la ville, raccompagna en dan-sant áa son des flûtes & des tamboursjusqu’au palais épilcópal, où elle logeapendant son séjour à Bayonne,
Dès q ne le jour fut baissé, les platespubliques, l’hótel de ville & toutes lèSrues furent illuminées - le 17 madame ladauphine partitjde Bayonne, & continu»fa route.
En venant de Bayonne, on entre dSn’Sla généralité de Bordeaux par les landes-de Capitaux, qui contiennent une gíand'eétendue de pays plat, où on n’apperçoitque trois ou qnatre habitations disper-sées au loin, avec quelques arbres- auxenvirons.
L’amiée précédente , l’intundant â