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deux corps solutés,flanqués par cieux pi-lastres ite chaqu e coté.
Les 6 colonnes & les quatre pilastresavec leurs entablement étoient couron-nes par un fronton de 71 pies ite long.
Ou enontoit dans ce porche de 61 pies
6 pouces de long. fur 9 pies île large,par
7 marches île $9 pics ( [e long.
Les colonnes avoient zy pies de hau-teur, 3 pies de diamètre, & 6 pies il’en-tre-colonne, appelle systile.
La porte L les croisées à deux étagesétoient en face des autres colonnes.
Lc plafond du porche que portoientles colonnes , étoit un compartiment ré-gulier de caisses qirarrécs, coupées pardes plateban-ies , ornées de «rouluresdans le goût antique.
Cet ouvrage étoit exécuté avec toutela sévérité & l’exactitude des règles deJ'ordre ionique. Les colonnes, /enrs ba-ses, leurs chapiteaux , ('entablement,Jc fronton & le tympan enrichi de sculp-ture, représentaient les armes de France& d’Elpagne ornées dé festons : le touten généra! étoit de’relieF, avec une sim-ple couleur de pierre sur tous les bois &autres matières employées à la construc-tion de ce palais. Les chambranles desCroisées & de la porte, leurs platebandes& appuis orpés île terres moulures, imi-toient parfaitement la réalité; les çhnflìsiles mêmes croisées étoient à petits bois ,garnies de leurs çarreaux de verre effec-tif, avec des rideaux couleur de feu quiiparoillbieiìt atr derrière. Les deux ven-teaux de la porte étoient d’assemblage,avec panneaux en saillie fur leurs bâtis,les cadres avec leurs moulures de relief,pour recevoir des emblèmes qui furentpeints en camayeu. Tout étoit fi bienconcerté, q rie cet ouvrage pouvoir palierpour un chef-d’œuvre.
Au milieu de i’entablement de ce pa-lais étoit une table avec un cadre doré,qui ocetipoit en hauteur celle de l’archi-trave & de la frise , R: en largeur celledes quatre colonnes. Elle renfernioit enlettres dorées , l’inicription suivante :Jlà honovew connnbiì hh'jï: !lijfir,ú s"’ feluciJJtmìLuiovici DclphìniF>'u>icÌ!f,&í\Ia-riœ Therefiœ HispaniœJjoç œdificir.m ere-
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xìt fif dedicavit civitas Buriignlenfis.Ça)
En face de l’édifice sur chacun desdeux corps solides, étoit un médaillonrenfermant un emblème. Celui de ladroite représentoit deux lis, qui fleuris-sent d’enx-mémes & sans culture étran-gère, ce qui Fa i Foi t allusion au prince Sià la princesse, en qui le sang a réuni tou-tes les grâces & toutes les vertus. Celaétoit exprimé par l'inlcriptiou, nativoculiu siorescunt.
L’emblême de la gauche représentoitdeux amours qui foutenoîent les armesde France & d’Espagne , avec ces mots,progagini imperii gctHìcani , à la gloirede l’empire François.
Une troisième médaillon qui couron-noit la porte d’entrée d» palais , renfer-mait un emblème qui représentoit deuxmains jointes tenant un flambeau allu-mé, avec l’inferiptipn , fidel Rfi ardormutuus, l'union L la tendresse mutuellede deux époux.
Sur les retours des corps solides, dansl'intéríeur du porche, étoient deux au-tres médaillons lans emblème : au pre-mier, awor aquitanicus : au second , fi-délitas aquitanica : l’arnour & la fidélitéinviolables de la Guienne.
La façade fous le porche étoit éclairéed’un grand nombrede pots-à-Fcu non ap-pareils , & attachés près à près au der-rière des colonnes, depuis leur base juf-qu'à Leur chapiteau ; ce qu! lui donnnitun éclat très-brillant. Les corniches dufronton & celles de tout ('entablement ,étoient auffi illuminées de quantité deterrines, dont les lumières produisoientun fort bel effet.
Lorsque la princesse fut da u s son ap-partement, elle vit ('illumination del’arc de triomphe , placé vis-à-vis de sesfenêtres. O11 fit les mêmes illuminationsle vendredi, sainedi & dimanche suivans,& cfiaque fois dans un goût différent.
Après le souper de madame la dauphi-ne, il y eut lin bal dans la salle de specta-cle; & comme cette salle fait partie dei’hôtel-de-ville, elle s’y rendit par lHporte île l’intérieur.
Le 19, madame la dauphine, suivie detoutessa.cour , sortit de l’hótel-dc ville
(a) La ville de Bonrdeaux a élevé ce palais en l’honneur du très-auguste & trèsrheureux mariage de Louis dauphin de France, & de Marie-Théreíe infante d’Ef?
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