Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
Seite
161
JPEG-Download
 

F E T

Cette piece , dont je n’ai pu trouver nile fnjet ni le titre,fut ornée de cinq inter-mèdes de danse, qni furent exécutés parles meilleurs danseurs de Topera.

La reine, après la comédie, rentra dansle labyrinthe,& le parcourut par des rou-tes nouvelles, qu’elle trouva coupées parde jolis amphithéâtres , occupés par desorchestres brillans.

Elle se rendit ensuite à Torangerie,qu’on avoit ornée pour un bal paré: ilcommença & dura jusqu’à l’heure dufestin , qui fut donné chez Mile, de Cler-mont, avec toute Télégance qui lui étoitnaturelle. Toute la cour y assista. Les ta-bles, cachées par de riches rideaux, paru-rent tout- à - coup dans toutes les salles ;elles sembloient se multiplier , comme lamultitude des plaisirs dont on avoit jouidans la/efe.

Croiroit-on que tous ces apprêts,l’idée,la conduite , l'enchaînement des diversesparties de cette /à furent Touvrage detrois jours ? C est un fait certain qui, vé-rifié dans le temps, fit donner à tous cesamnsemensle nom íVimpromptu du laby-rinthe. La reine ignoroit tout ce qui de-voir Tamnser pendant cette agréable soi-rée ; la cour n’étoit pas mieux instruite :hors le festin chez mademoiselle de Cler-rnont, qui avoit été annoncé fans mystère,tout le reste demeura caché , & fut suc-cessivement embelli du charme de la sur-prise.

Les courtisans louèrent beaucoup T in-vention, la conduite, Pexécutipn de cettesite ingénieuse, & toute la cour s’intriguapour en découvrirTinventeur.Aprèsbiendes propos, des con traditions, des conjec-tures , les soupqons & les vœux se réuni-rent sur M. le duc de Saint-Aignau.

Le caractère des hommes se peint pres-que toujours dans les traits saillant deleurs ouvrages. Ce secret profond , gardépar tant de monde ; la prévoyance, tou-jours fi rare dans la distribution desdiffé-xens emplois ; le choix & Tinstruction desartistes ; l’enchaînement ingénieux desplaisirs , déceloient, malgré fa modestie,l’esprit sage & délicat, qui avoit fait tonsces beaux arrangemens.

Ces jeux légers , qu’une imaginationaussi réglée que riante répandoit furiespas de ìa reine la plus respectable, n’é-toient que les prémices de ce que M. 1cduc de Saint-Aignan devoit faire un jour ,Tome XIV. Partiel »

F E T i6r

potir servir l’état & pour plaire à sonroi.

M. de Blamont,chevalier de Tordre deS. Michel, & surintendant de la musiquede S. M. composa toutes les symphonies& les chants de cette fête. II étoit déjadepuis long - temps en profession de U-bienveillance de la cour, que la conduite& ses taieus lui ont toujours conservée.(*)

Fete , est le nom il Topera de presquetous les divertiflémens. La fête que Nep-tune donne àThétis,dans le premier acte,est infiniment plus agréable que celle queJupiter lui donne dans le second. Un desgrands défauts de Topera de Thétis , est ■tfavoir deux actes de fuite fans/éírs; ilétoit peut-étre moins sensible autrefois,mais il a paru très-frappant de nos jours,parce que le goût du public est décidépour les f Ha.

L’art d'amener les/êfrs, de les animer,de les faire servir à faction principale ,est fort rare : cependant, sans cet art, lesplus belles/í/er ne sontqu’un ornementpostiche. V. Ballet,Coupe,Couper,Divêrtissemen r.

II semble qu’on se servepluscommune'-mentduterme/efepourlesdivertissemensde tragédies en musique , que pour ceuxdes ballets. C’est un plus grand mot con-sacré au genre, que l’opinion , l’habitude& le préjugé paroiffent avoir décidé leplus /grand. V. OfjÉra. (S)

FETEUR, f. f. Médecine , se dit de lamauvaise odeur, de la puanteur qu’exha-lent certaines parties du corps humain ,par un vice qui leur estparticulier.ou parcelui des matières qu’elles contiennent ,des humeurs qui y font séparées, qui s'é-vacuent actuellement.

U n'est produit aucune mauvaiseodeur dans aucun endroit du corps d’uithomme qui sc porte bien , excepté dansles gros intestins, & sur-tout dans Tin-testin rectum, par l’amas & le séjour quis’y font des matières fécales: l’odeur deTurine , dans le moment qu’elle est ren-due, est fans puanteur; il s'en répandtoutau plus une odeur un peu forte li-xìvielle.

Ce font des matières ou humeurs odo-rantes, contenues dans le bas - ventre,qui font cause qifi! s’exhale de cette ca-vité , lors de l’ouverture des corps «esanimaux les plus sains , une certaine