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mous presser d’observer que cette idéeappartient primitivement aux François.En i6q; , M. Papin proposa dans tm pe-tit ouvrage qu’i! publia, la constructiond’une nouvelle pompe , dont les pistonsseroient mis en mouvement par la vapeurde Peau bouillante, alternativement con-densée & raréfiée. Cette idée Fut exécutée■eti 1705 par M. Dalesme, de l’académiedes iciences. l/.l'histoire de cette année-là,■f. 137; enfin les Anglois l’exécuterenten grand. C’eft par le moyen de cette ma-chine qu’011 dessécha les mines de Coudéjen Flandresjles Anglois s’en servent anssidans leurs mines de charbon ; mais ilsne s’en fervent plus pour élever les eauxde la Tamise, & cela par deux raisons,parce qu’elle consume trop de matière,& qu’elle enfume toute la ville.
De Valiment du feu. On appelle ainsiles corps qui servent à augmenter ou àentretenir le feu, & qui diminuant parson action, s’évaporent insensiblement,comme les huiles que l'on tire ou de laterre, bu des végétaux, ou des animaux,ou de certains fluides. ICHuilE, PHOS-PHORE , & fur-tout ce dernier article ,où l’on trouvera les propriétés des corpsqu’on appelle de ce nom & qui contien-nent en plus grande abondance que lesautres la matière du feu.
L’eau, ni les sels , ni la terre pure . nepeuvent nourrir \efeu. Lorsque \efeu sé-pare du reste de la masse les autres partiesles plus grofíìeres de cette nourriture ,savoir les parties aqueuses, salines & ter-restres, & même quelques parties oléagi.rieuses , elles s’échappent fous la Formede Fu. ée; & cette Fumée attachée auxparois des cheminées, prend le nom desuie. Maisfi les parties oléagineuses abon-dent dans la fumée & !e trouvent impré-gnées de beaucoup de feu, alors la fuméese change en flamme. Voy. Flamme gfFumée. Nous renvoyons à ces articles,& sur tout au premier, pour ne pas ren-dre celui-ci trop long.
Outre cette nourriture, pour ainsi direterrestre, dont le feu a besoin pour seconserver, il est encore nécessaire quel'air y ait un accès libre, & que les par-ties grossières de l’aliment, cornai’ la fu-mée, soient détournées du feu En effet,l’expérience prouve que le feu déteinttrès- promptement dans la machine du’Vuids; L d’autant plus vite qu’on pom-
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pera l'air plus vîte , & que le récipientFera plus petit & mieux fermé. On voitaulfi qu’un corps reste d’autant pluslong-temps allumé, qu’il jette moins defumée, comme cela se voit dans la mèche& les charbons de tourbes. Le feu s’éteintauflî très - promptement dans de longsvaisseaux ouverts S d’un diamètre peuconsidérable, quoique l’on ne pompe pasl’air qu’iîs renferment. Le feu ordinairebrûle mieux en hiver qu’en été , parceqne l’air étant pins condensé par le froid,retient plus long - temps dans les corpsignéslesparticules qui font l’aliment dufeu : c’est auflî par cette raison que le so-ieil éteint un charbon de tourbe qnandil y darde ses rayons avec force, parceque la chaleur du soleil raréfie l’air envi-ronnant. Au reste , il y a des corps quin’ont pas besoin d’air pour brûler commele phosphore d’nrine renfermé dans unephiole vilide d’air, l’efprit de nitre versédans le vttide fur rhuile de carvi , le mi-nium brûle dans le vuide avec un verreardent.
Voilà l’extrait des principaux faits queM. Musschenbrock a rassemblés fur léfeu , dans son Esai de phyfq. & auquelnous avons ajouté quelques réflexions.II termine ces faits par l'explication deplusieurs questions fur les effets du feu ;mais ces explications nous ayant parupurement conjecturales, pour la plupartpeu satisfaisantes & assez vagues, nousprenons le parti d'y renvoyer le lecteur,s’il en est curieux. V. auflS les «r/.FROID,Chaleub, cJV.
Ceux qui voudront s’instruire plus àfond fur cette matière , pourront lire eeque M, Boerhaave a écrit fur iefeti dansfa Chymie, & les dissertations couronnéesou approuvées par l’académie des scien-ces de Paris en 1738, fur la nature dufeu & fa propagation Parmi les disserta-tions couronnées , il y en a une du cé-lébré M.Euler, dans laquelle il expli-que d’une maniéré ingénieuse la propa-gation d 11 feu ; on peut voir l’extrait decette dissertation dans les leçons defhyjt~qne de M. l’abbéNollet, tome IV , page190 &juiv. Alix trois dissertations cou-ronnées l’académie en a joint deux au-tres qu’elle a jugées dignes de l’impres-fion , parce qu’elles supposent ( ce sontIe« termes des commissaires du prix) lalecture de plusieurs^ bons livres de phy-