FEU
doits se forme la vapeur. II faut considé-rer que ie Feu, qui est mie matière subti-ls, pénétré le fond de l’alambic, poste autravers de ses pores, met les parties del’eau dans une extrême agitation; &comme cette matière ne cherche qu’à dé-tendre pour se mouvoir avec plus de li-berté, elle s'élève au dessus de l’eau,dontelle entraîne les parcelles les plus déliéesen une quantité prodigieuse, qui font ef-fort de toutes parts pour s’échapper, avectine Force qui devient supérieure à celledu poids de Pair; & quand le régulateurVient à s’ouvrir, elle entre avee impé-tuosité dans le cylindre, pouffe le pistondevant elle, juí'qu’à l’instant oà ['injec-tion d'eau froide condense cette vapeur& anéantisse fa force : alors elle retombeen eau.Ainsi l’on voit que le jeu de cettemachine dépend de Peffet alternatif del'eau chaude L de l’eau froide , joint àfaction de l'atmosphere; te cylindre restevuide, & donne lieu au poids de l’atmos-phere de ramener le piston: ainsi l’onvoit que dans l’efpace d’environ deuxsecondes que dure l’injtction des huitpintes d'eau froide (art. il) , il fecon-dense environ 4 | muids de vapeur; &pendant ce temps-là il s’en forme une as-sez grande quantité pour relever le pistonde nouveau , auffi-tôt que le régulateurlui en laisse la liberté. On a dit(«rf. 24)que quand ia vapeur entre dans le cylin-dre , elle refoule Peau qui fe trouve aufond, & en fait passer environ 6 pintesdans le rameau d’évacuation (art. 21), &deux dans Palambic par le tuyau nour-ricier ( art. 22 ) j suivant ['expérienceque j’en ai faite.
Art. 34. Expérience ie M. D efaguli ersfur lit force de la vapeur de ieau bouillan-te. M. Defagulicrs > qui a fait beaucoupd’expériences fur ta machine à feu , ditque la force de la vapeur dans le cylin.dre, ne surpassoit jamais d’un ~ la résis-tance de Pair extérieur, & n'y étoit ja-mais d’mi-,- plus foible ; mais entre cesdeux termes cette force change conti-nuellement, selon que le piston est plus011 moins élevé, c’est-à-dire selon que['espace est pinson moins grand. II pré-tend auffi que la vapeur de Peau bouil-lante est environ 14000 fois plus rare quel’eau froide , qu’alors elle est aussi for-te par fou ressort que Pair commun ,quoique 16 fois plus rare. V. EAU.
Tome XIF. Tartiel.
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Art. j t. Expérience faite sur ta quan-tité de charbon de terre ou de bois nécessai-re pour Ventretien dn fourneau pendant 24heures. Le fourneau consume en 24 heu-res 6 muids de charbon de terre , conte-nant chacun 1J pieds cubes,ou deux cor-des de bois chacune de 7 pieds 7 poucesde longueur fur autant de hauteur , &
3 pieds q pouces de largeur.
On observe que deux hommes suffisentpour veiller autour de la machine. II y aun chef qui fait manœuvrer ladite ma-chine, L un second qui a foin de Faire 1 »feu au fourneau.
Art. 36. Qjsattd la machine produit14 impulsions par minute , elle épuise 25 çmuids d'eau par heure, élevée à 242 pìeiide hauteur. On a dit {art. 32) que la ma-chine produilbit 14 impulsions par mi-nute , lorsque le mouvement est bien ré-glé. L’on voit que dans le même tems elleépuise une colonne d’eau de 112 piedsldehauteur fur S pouces 3 lignes de diamè-tre, ou 85 pintes par chaque impulsion;& qu’à cause de 14 qu’clle donne dansune minute, elle produit 1190 pintesd’eau : partant dans une heure elle pro-duit 71400 pintes , ou 295 muids d’eau,le muid contenant 8 pieds cubes, ou 280pintes mesure de Paris.
A&T. 37. Calcul de la puissance qui faitagir cette machine.Four insinuer de quel-le maniéré l’on doit faire le calcul decette machine , il faut considérer que lediamètre du piston étant de 30 pouces 6lignes (art. 6) , fa superficie sera d’envi-ron î l pieds quarrés, qu’il faut multi-plier par 2205 lignes, pesanteurd’unecolonne d'air d’un pied quarré de base ,sur 31 ì pieds de hauteur. II viendra11392Î !. pour faction de l’air extérieurfur le piston, & par conséquent pour iaforce de la puissance motrice.
Art. 38 ' Remarque essentielle pourcalculer l'essort de la puissance qui faitagir les pompes. La force de la puissancequi aspire Peau dans une pompe, doit êtreau moins égale au poids de la colonned’eau qui auroit pour baie le cercle diîpiston,& pour hauteur la distance d n pui-î'artau piston, lorfqu’il est parvenu dansfa plus liante élévation. A quoi il fautajouter te poids de Peau dont le piston estsurmonté lorsqu’il s’éleve an dessus dtíterme de ['aspiration pour la dégorgesdans les basehes. Si i’cn considéré lesM