Feu
Quantí On électrise le globe de métalde trois piés de diamètre , suspendu àdes cordons de foie 4 on éprouve que plusOn introduit de fluide électrique dans cecorps, plus il résiste à en recevoir unenouvelle quantité , pins il s’échappe dece corps avec impétuosité , lorfqu’on enapproche le doigt ou tout autre corps nonélectrique ; au lieu que cette quantitésurabondante fort & le dissipe dans l’aird’une maniéré insensible, & dans un es-pace de temps assez long , lorsque cecorps reste parfaitement isolé.
Le même globe étant électrise & ame-né en contact avec un autre de même miture,de telle grandeur qtl’on voudra, &qui ne soit point électrise, partagera aveccelui ci le fluide électrique qu’il con-tient , de maniéré qu’il se trouve d’uneégale densité dans l’un & dans l’autre ;ensortc que si ce nouveau corps est infi-niment grand par rapport au premier ,les effets d’élcstricité feront prefqu’in-seniibles dans tous les deux ; c’est le casdes corps éiectrisés qu'on fait communi-quer avec la terre.
Lorsqu’on électrise un fil-de-fer très-long , supporté par des cordons de foie ,le fluide électrique s’élance d’une extré-mité à l’autre avec tine vitesse fì grande,qu’elle n’a point encore de mesure. Eutouchant à ce fil-de-fer avec le doigtaussî-tôt qu’il vient d’ètre électrise, onretire avec la même vitesse le fluide élec-trique accumulé dans toute son étendue ;& plus le fil-de- Fer est long, plus ì’ex-plosion qui accompagne l’étincelle paroîtforte.
A tous ces carastereson ne sauroit dou-ter que le fluide de l’électncité ne soittrès-élastique ; & si sa prodigieuse propa-gation le longd’un fil-de-fer , est , com-me il est vraisemblable, un effet de son ‘ressort, on peut dire que ce fluide est lcplus élastique que nous Gonnoiísioiis.C’efttine fuite nécessaire de 1 élast cité e cefluide, qu’il puisse le raréfier dans lescorps , ainsi qu’il y est quelquefois con-densé. O11 parvient en effet à le raréfier ,soit qu’il ait été condensé précédemmentdans un corps , soit qu’il n’v ait que ladensité ordinaire , mais en quelqu’étatqn’il Ce trouve de raréfaction ou de con-densation par rapport à son état ordinai-re , ses effets d’attraction & de répulsionfont sensiblement les mémes.Dans le der*
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nier cas i lès Corps íéger'S gagnent &. par-tagent avec le corps électrise , le fluidecondensé dans celui-ci ; dans le premier»ib perdent & partagent àvee ce mêmecorps , la petite portion du fluide qu’ilscontiennent naturellement.
bi la machine & l’hommé qui îoijrmîla roue ion: poses fur de bons gâteaniederésine, & qu’on etalilifié au bout du con-d licteur une communication avec la tcrrSpar le moyen d'une chaîne 5 après quel-ques tours de roue , l'homme & la ma-done attireront des corps légers. & don-neront des étincelles, ìorfqii’iine autrdpersonne posée fur le plancher en appro-chera le doigt. Dans ce cas le fluide n’a-*nirellement répandu dans l’Iiomme &dans la machine, est pompé par le globe »transmis à la barre , & dissipé dans Idterre par le moyen de la chaîne ; car lí011 approche de l’homme ou de la machi-ne un vaste conducteur de métal bîerîélectrise par un autre globe, & suspendupar des soic-s, l’homme qui tourne la rouSen tirera une étincelle très-Vive, & dissi-pera presque tout-à fait la vertu élec-trique de ce conducteur : fans pLroîtrSaprès cela davantage électrique ; elkcêqui 11e devrait pas arriver, si ce fluideétoit condensé dans cet homate , commsil l’est fur le conducteur.
L’homme qui tourne restant toujotirâlur des gâteaux de résine , & ayant ôtêla chaîne qui pendait de l'extrêmité de 13barre jufqu'à terre; après quelques tour-»de roue, la machine, l’homme & la barr¶issent électriques; & une perfomiâpoíee fur le plancher en peut tirer deSetmcelles ; mais bientôt elle ceíîêrad’crttirer de la barre, quelque long-temps!qu’on tourne ta roue : alors si l’hommequi tourne touche d’une main le grandconducteur métallique , qui dans- ce caâ11e doit point être électrise, on pourra en-core tirer de la barre quelques légereáétincelles, mais qui s'affnibliront & s’é-vanouiront bientôt. Enfin si 011 attachala chaîne à ce large conducteur , poufqu’il puisse communiquer avec la terré »& que l'homme qui tourné ne cesse d’yavoir la main , on tirera fans fin des étin-celles de la barre , la barre fournissanïcontinuellement à ce que le globe pompade la machine,de l'homme & du conduc-teur , & qu’il transmet à la barre. Danace dernier cas » lorsque h machine tN a