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Tome XIV. FERM - FORL.
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III. L’aîr en général résiste plus queles surfaces des corps non électriques.

IV. De larges surfaces arrondies dessubstances métalliques,résistent plus queles pointes émoussées , L que les anglesobtus.

V. Ces derniers résistent plus que lesengles aigus, les tranchans & les poin-tes, & aue celles-ci résistent le moins detoutes.

Les plus célébrés physiciens, entr’au-tres Pillustre M. Newton , s’accordent àregarder l'éther comme un fluide très-ílibtil&très-élastique,qui pénétré promp-tement tous les corps , & qui par la for-ce de fou ressort remplit presque toutl’efpace de Punivers. Sa force élastiqueest immense en proportion de sa densité& dans une bien plus grande proportionque celle de Pair: ce fluide est inégale-ment distribué datrs les différens corps àproportion de leur densité : plus ils fontdenses , moins ils ont de pores, & plusl’éther qu’ils contiennent est rare; plusils font rares au contraire , plus il estpondensé. Ensorte qn’il est le plus densequ’il puisse être dans l’efpace le plus ap-prochant du vuide , & le plus rare dansî’or qui est le corps lç plus dense quepolis connoiísions.

M. Newton a découvert qn’il existeButour de tous les corps une atmosphèretrès-denfe , qui s’étend à une très-petitcdistance de leur surface : elle est forméepar faction réciproque dc l'éther, ré-pandu autour de ces corps fur celui qu’ilscontiennent dans leurs pores, & fur lalumière qui enrre dans leur composition.La densité de cette atmosphère varie sui-vant la nature des corps ; elle dépend deSa densité de ces mêmes corps , & de laquantité de lumière qui entre dans leurcomposition : en général les corps qui ontJe plus de densité font ceux qui ont lesatmosphères les plus denses. Ou excepte|es corps résineux & sulphureux , & touspeux qui contiennent beaucoup delumie-re, qui ont des atmosphères très-denfes,quoìqit’ils soient eux-mêmes la plupartAssez rares, C’est à ce milieu éthéré queiyi. Newton attribue les effets de réfle-xion, de réfraction & de l’jnflexion delumière , voyez les preuves de son exis-tence à ì’article HÉfeaction ; & c’estpe même milieu qui paroiç auíîi opérerle? effets fis i’plegpipjté,

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A mesure donc qu’un corps se raréfiesl’éther qui contient dans ses pores doitdevenir plus dense & plus rare à mesureque le corps se resserre : orle frottement& la chaleur raréfient les corps , tantque leur action continue ; & dès que cesactions cessent , les corps se remettenten leur premier état : donc par t’esset dela chaleur & du frottement, l’éther doits’aceumuler dans leur intérieur, y af-fluer des autres corps qui les environ-nent; & le contraire doit arriver par lefroid ou quand le frottement cesse. Cespropriétés de l’éther font conformes kcelles du fluide électrique ; rien n’empê-che de croire que ce fluide ne soit l’étherlui même , chargé quelquefois des parti-cules grossières des corps par lesquels ilpasse.

Tous les corps ayant autour d’eux desatmosphères de différente densité , il estFacile de concevoir comment l’éther in-troduit dans leur intérieur , y est retenuplus ou moins fortement, suivant la den-sité de cette atmosphère; on conqoit aulsitquelle disposition ces mêmes corps ont àadmettre un état étranger , qui doit tra-verser leurs atmosphères ; ainsi les corpsles plus denses , L qui ont le plus de lu-mière dans leur composition , ayant desatmosphères de la plus grande densité ,tels que les diamans , le verre , Cambre,la cire, fisc. doivent retenir bien plusfortement l’éther admis dans leur inté-rieur, le laisser échapper avec plus derésistance , enfin l’admettre plus diffici-lement que les métaux , les animaux S(les autres corps non électriques qui n’ontpas tant de densité. Ainsi donc , le verre,Cambre , la cire , la résine , &fc. étantune fois remplis d’éther électrique ,agissent bien plus long-tems fur les corpslégers, que le fer & les autres métaux ,rendus électriques par communication ;& par la même raison , ceux-ci, dont lesatmosphères résistent peu , reçoiventmieux l’électricité par communication ,que le verre , la cire, !a résine , l’ambre ,îffe. Or, voici comment l’éther extérieurpénétré Patmosphere très - dense d’uncorps électrique , par exemple d’un cy-lindre de verre , pour se condenser dansson intérieur.

Quand les parties de fa surface sontraréfiées par le frottement, les particulesd’éther <jui les environnant font autiì ra-