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Tome XIV. FERM - FORL.
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êfc.De cesse Façon, les rangs qui a voienttiré les premiers avoient le temps de re-charger leurs armes avant de se retrou-ver en face de l’ennemi. Nos files serréesne permettent point cette manœuvre jcependant lorsque l’on fait tirer les trou-pes dans ces circonstances où elles nepeuvent pas s’aborder , on pourroitpeut-être encore se servir de cette mé-thode sans inconvénient, fur-tout en fai-sant faire à droite aux rangs qui font der-rière celui qui est en face à l’ennemi ; &cela afîn d'avoir plus d’espace entre lesfiles pour le passage des soldats qui vontfe reformer à la queue du bataillon.

On faisoit aussi quelquefois passer àdroite & à gauche par les ailes du batail-lon , les rangs qui avoient tiré , pour lesfaire regagner la queue ; mais cette pra-tique étoit défectueuse, en ce que lessoldats du second rang ne pouvaient tirerque lorsque le premier avoit quitté iefront du bataillon ; ce qui interrompoitla continuité du/ra de la troupe, & leralentissait.

II y avoit encore plusieurs antres ma-niérés de tirer, qu’on peut voir dans lemaréchal de Bataille dc Loftelnau , dans2 a pratique de la guerre du chevalier dela Valiere , fisc. mais qui feraient toutesde peu d’usage aujourd’hui , pareequ’elles exigent différens mouvemensdevant l’ennemi, dont l’exécution feraittrès-dangereuse. En effet, ceux qui ontle plus d’expérience dans cette matière,prétendent que tout mouvement que l’onfait à portée de l’ennemi, qui changeTordre & l’nnion des différentes partiesdu bataillon , l’expose presque toujoursà fe rompre lui-même, & à faire volte-face.

On a toujours cherché le moyen defaire faire aux troupes vnfeu réglé, demaniéré qne les soldats bien exercés pus-sent l’exécuter sans confusion. Cette ré-gularité peut produire de grands avan-tages. Car par elle on ne fe défait que detelle partie de fon/é» que l’on vent, &quand on le veut ; au lieu qu’en laissanttirer les soldats à leur volonté, on peutse trouver dégarni deseu dans le tempsqu’il est le plus nécessaire.

11 y a cependant quelques circons-tances particulières, où lefeu fans ordrepeut 1’emporter fur le régulier: commelorsque les troupes font derrière des

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lignes mi des retranehemens. M. de Tu*renne l’ordonna dans un cas pareil aufiege d’Ktampes en 165:1.

les troupes qui défendoient cette villecontre farinée du roi, ayant résolu dereprendre un ouvrage dont elle s’étoitemparée le matin, & d’infulter en mém#temps les lignes j elles sortirent en forcede la place pour cet effet. Les lignes desaffiégeans ctoient presque entièrementdégarnies de soldats , paxee que lestroupes qui les gardoient avoient été fereposer dans un des fsuxbourgs de laville assez éloigné du camp , à cSuse defaction du matin, qui avoit été fortvive , laquelle avoit fait présumer parcette raison, que les assiégés n’enfrepren-droient rien de considérable pendant 1»journée.

On fe trouvoit tout prêt d’être attaquélorsqu’i> “ arriva dans le même momentîoo mousquetaires du régiment auxgardes. C’étoit tout ce qu’on avoit pu ra-masser au camp. M. de Tnrenne leur re-commanda , sans s'atmtser à tirer toutensemble , de bien ajuster leurs coups; cequ’ils firent fi à propos , que jamais unsi petit nombre de soldats n’a sait tantd’exécution „. Jllém, du duc d’forck, pi.17 ; 11 . vol. de l’Hist . de M. de Turenne tpar M. de Ramsay.

Dans des cas de cette espece les sol-dats s’animent les uns & les autres àcharger promptement &à tirera coupsûr. L’atíention n’est point distraite oapartagée par fobfervation des comman-demenspour tirer. Chacun le fait de sonmieux, & ne le fait guere alors inutile-ment. Aussi M. Bottée dit-il que les Alle-mands craignent plus notre feu confusque notre feu ordonné. La raison qu’iten donne, c’eft que le défaut d’exercicerend ce dernier défectueux, au lieu quedans l’autre nn nombre de bons soldatstirent avec dejsein £f avec attention.

II tire de - là cette conséquence, quefi nos soldats étaient bien disciplinés àcet égard, iis apporteraient en tirantavec ordre, ta même attention qne lorf-qn’ils fe font fans ordre. Alors le feu ré-gulier serait fans difficulté dans touteoccasion préférable au feu confus ou ir-régtilier , ce qui paroît évident.

Mais pour cet effet, il faut que le setsrégulier soit si simple, que les soldatsp tussent , pour ainíi dsse, l’cXécute^