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Tome XIV. FERM - FORL.
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|iir auísi honorables pour les inventeurs,qtl’agtéables pour la nation ?

Ya-t-il eu encore rien d’auffi impo-sant en feu i{’at*í//îce,qne le seroit le com-bat des bons anges contre les médians ?les aiis font le lieu de la scene , íruli jiléj'ar faction même? Les détails font of-ferts par le sublime Milton. Destinez àVotre imagination , échauffée par cettegrande image , l’attaque , le combat, lachiite; peigncz-vmis le spectacle magni-fique de ce moment de triomphe des bonsanges ; calcnlez les coups d’un effet lïir,qui naissent en foule de cc grand sujet.

Mais il Faudroit donc employer à tousces spectacles des machines? Et pour-quoi non ? A quoi destinera t-on ces in-génieuses ressources de fart, lì on leslaisse oisives dans les plus belles occa-sions ? Sans doute qu’il faudroit donnern ]'artifice d,i feu , dans ces représenta-tions lurpreuantes, !esecours des bellesmachines, qui en ranimant faction, en-tretiemlroient {'illusionqui est le charmele plus nécessaire. Les arts ne sont ilspas destinés à s’entv’aider & à s’unir en-semble ?

On vit à Paris, le 24 janvier 1730, unefcteausti belle que toutes celles qn’on ypvoit données dans les occasions d’éclat.

Í ’en vais donner f esquille, parce qo'eileervira de preuve à la proposition que j’aiavancée sur faction que je souhaite dansle$ feux (Vartifice , & aux principes queje propose plus liant fur leur composition.V . Fête de la Cour,

La naissance de monseigneur le Dau-phin Fut le sujet de cette fête. MM. deBantacnix & de Barenechea , ambassa-deurs d u roi d’Espagne, en avoient étéphargés par S. M. Catholique.

L’hÒtel de Bouillon situé fur le quaides Théatins , vis-à-vis du Louvre, ser-vit «remplacement à la scene principa-le ; il Fut comme le centre de la fête &çiu spectacle.

Le 24 janvier 1730, à 6 heures dufinir, les illuminations préparées avectin art extrême, & dont on trouvera ail-leurs la description {voyez Illumina-tion), commencerent avec ia plusgrande célérité , & la surface de la riviè-re offrit tout à coup un spectacle enchan-teur; ç’étoit un vaste jardin de fun àJ’autre rivage du fleuve, qui à cet en-droit » environ tzs toises de large, fur un

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espace de 70 dans fa longueur. La situa-tion étoit des plus magnifiques ác desplus avantageuses , etaot naturellementbien décorée par le quai du collège desQuatre Nations d’un côté , par celui desgaleries du Louvre de l’autre , & a.iXdeux bouts par le Pont Neuf & par lePont Royal.

Deux rochers isolés 011 montagnes es-carpées, symbole des monts Pyrénées,qui séparent la France de l’Efpagne,For-inoient le principal objet de cette pom-peuse décoration au milieu de la rivière.Les deux monts étoient joints par leursbases fur un plan ri’environ 140 pics delong , fur 60 de large, & sépares parleurcime de près de 40 pies, ayant chacun82 pies d’élcvatinn au dessus de la surfacede seau, & des deux grands bateaux furlesquels tout f édifice éco 1 construit.

On voyoít une agréable variété fur eesmontagnes,où la nature etoit imitée avecbeaucoup «fart «lans tout ce qu’elle ad’agrelte & de sauvage. Dans 11 n endroite’étoicnt des crevasses,avec des quartiersde rocher- en faillie : dans d'autres , desplantes & des arbustes, des cascades, desnappes & chûtes d’eau imitées , par desgales d’argent; des antres , des cavernes,0V. li y avoit tout au pourtour , à fleur«seau , des lîrenes , des tritons, des né-réides , & autres monstres marins.

A une certaine distance, au leiTus &au dessus des rochers , on voyoit à fleurd’eau deux parterres de lumières qui oe-cupoient chacun un espace de 1 8 toisesfur 13 , dont les bordures étoient ornéesalternativement d’ifs & d’orangers, avecleurs fruits , de 12 pies de haut, chargésde lumières. Le destin des parterres étoittracé & figuré d’une maniéré variée &agréable par des terrines, par du gazon& du fable de diverses couleurs.

Du milieu de chacun de ces parterress’élevoient des especes de rochers jui'qu’àla hauteur de 13 pies, fur un plan de 30pies fur 22. O11 avoit placé au dessus miefigure colossale, bronzée en ronde bosse,de 16 pies de proportion, A l’on c’étoitle fleuve du (iuaiaiqnìvìr , ayee un lionau bas ; on lisoit eu lettres «for , fur sur-it c de ce fleuve ces deux vers d’Ovide :

fiïon iUo meìtor (quisquuw , nec amuntierœqui

Rex fuit , aut iliâ revereutìer à à»rum.