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Tome XIV. FERM - FORL.
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cans clairs & bri Hans , qui fortoient àplusieurs reprises de tous côte's L duîommet des rochers. Les intervalles desdifférens temps auxquels les volcans par-toient, étoient remplis par des foucadestrès-vives par le grand nombre & par lasingularité des sulées. La Hu tut marquéepar plusieurs giraiules. (fî)

FtUX d’Artifice , Artificier. Oncomprend sous ce nom tout ce qui s’exé-cute en général dans les fêtes de nuit,parle moyen de la poudre , du salpêtre , dusoufre, du charbon , du fer, & autresmatières inflammables & lumineuses.Nous traiterons d’abord de ces différen-tes matières.

De la préparation des matières, de l'ou-

tillage.

.Article I. Des matières dont on composelesfeux. Le salpêtre, le soufre, leehai-bon, & le Fer, sont presque les seulesmatières dont on fasse usage dans I’acti/7-ce ; les différentes combinaisons varientles effets & la couleur des feux : ces cou-leurs consistent en une dégradation denuances du rouge au blanc , le brillant,ít. un petit bleu clair. On a fait beaucoupInexpériences pour trouver d’autres cou-leurs; mais aucune n’a réussi : les matiè-res les plus propres à en donner, & quien produisent naturellement lorsqn’onles fond, comme le zink , la matte decuivre , & autres minéraux, n’ont au-cun effet, dès qu’elles font mêlées avecle soufre & le salpêtre; leur/r» tropvif détruit dans ces matières le phlogif-tique qui donnoit de la couleur.

II y a bien une composition qui pro-duit une belle flamme verte, lorsque l’onbrûle quelque matière, telle que du pa-pier, du linge, ou de minces coupeauxde bois qui ont trempé dedans-, elle sefait avec demi-once de sel ammoniac &demi-once de verd-de-gris, que l’on metdissoudre dans un verre de vinaigre :mais comme elle ne résiste point au feudu salpêtre & du soufre, on n’en faitaucun usage dans Vartifice.

Art. fl. D:i salpêtre, hesalpêtre poufl ’artifice , comme pour la poudre , doitêtre de la troisième cuite; !a premierscuite le forme, & les deux autres le pu-rifient : on le pile, ou , ce qui est encoreplus commode, on le broie fur une table

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de bois dur avec une molette de bois, &on le passe au tamis de soie; plus il estfin & plus son effet est grand.

L c salpêtre par lui-même incombusti-ble ne brute que lotsqu’il est mêlé avecdes matières qui contiennent nu soufreprincipe, ou ee que les chymistes nom-ment phlogistique , propre à diviser lesparties & à les mettre en mouvements;tels sont le soufre commun , la limaillede fer, l’antitnoine, le charbon de bois,esc. Cette derniere matière y convientmieux que toute autre; puiíqu’il suffitpour enflammer le salpêtre , de le tou-cher avec un charbon ardent; le phlogif-tique du charbon qui le pénétre, déve-loppe , & met en action l’air & la matiè-re ignée que le salpêtre contient,d’où fuitl’inilammation ; elle est plus ou moinssubite , à proportion que les parties desalpêtre sont pénétrées par plus de côtésà la fois de ce principe inflammable quiles fond & les réduit en vapeurs , & queles ressorts de l’air qu’elles renfermentpeuvent fe débander & agir en mêmetemps: c’est leur aétioii simultanée quifait l’explosion ; elle est l’effet du mélan-ge intime du charbon avec le salpêtre. L*trituration rend ce mélange plus parfait;& le grainage de la poudre que l’on encompose en accéléré l’intìammatïon, enmultipliant ses surfaces, & c’est de laforce de l’air subitement dilatée, unie àcelle du fluide réduit en vapeurs, querésulte la force de la poudre.

Le charbon de bois est la feule matièreque l’on connoifle qui mêlée au salpêtrepuisse produire l’explolìon : un fer rougefond hsalpêtre fans l’enflamnier ; il con-tient cependant ce soufre principe quidans la limaille fait brûler le salpêtre misen fusion: mais il est trop enveloppé pouragir: il faudroit un degré de /èrr assezfort pour opérer comme dans la limaille,un commencement de calcination néces-saire à son développement.

Art. III. Du soufre. Lesoufrcle plusjaune est le meilleur; il est communé-ment bon tel qu’il fe trouve chez lesmarchands: s’il étoit trop gras, ou s’ilcontenoit quelques impuretés, il fau-droit le faire fondre & le passer par ungros linge.

Le soufre ajoute de la force au mélan-ge du salpêtre avec le charbon , jufqu’àun certain point, qui fera indiqué à l’ar-