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lí a été fait le douze février 1756 anmoulin à poudre d’Essaune , des épreu-ves fur les poudres numéro 5 , 13 & ìo ,qui y avoient été fabriquées la veille.
Ces épreuves ont été faites avec l’é-jirouvete d’ordonnance qui est un mor-tier de sept pouces, lequel avec trois on-ces de poudre doit jetter à 50 toises unglobe <le cuivre de 60 livres pour quela poudre soit recevable ; & leur produitmoyen a été, savoir
A trois onces.
Toises. Fiés.
Poudre ordinaire de guer-re prise dans le magasin, 76 2
N°. îo fait dans la méineproportion de matières quela poudre cì-dejfus ...... 74 4
N°. 13.; 78 4
N°. S. 79 *
A deux onces.
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N°. 20.39 1
N°.i 3 . 4 i 3
II résulte de ces épreuves , que la pou-dre n°. 13 ( qui est celle que les essaismentionnés en la table ci-dessus ont in-diqué pour être la meilleure proportiondes matières ) est plus forte que relie n°.20 dont on fait usage en France.
Et que la poudre sans soufre n°. 5,augmente de forcé à proportion qu’onen augmente la quantité par comparai-son à une pareille quantité d’autre pou-dre, puisqu'à trois onces elle a surpasséles poudres de comparaison auxquelles àdeux onces au-dessous este étoit infé-rieure.
A juger de ces poudres par les épreu-ves ci-dessus, il paroît que celle n°. 13 ,<jui a conservé dans les épreuves en pe-tit comme en grand la supériorité sur ien°. 20, sera très - propre pour le fusil,& que celle n°. 5 qui gagne dans lesépreuves en grand , conviendra mieux,pour l'artillerie que la poudre ordinaire ,puiíqu’aveò une plus grande forcefeiledonne moins de fumée , & qu’elle ne cau-sera point, ou très - peu d’aitération à lalumière des canons.
Comme il y a auíH un maximum à at-teindre pour le temps que la poudre doitêtre battue , relativement à la pesanteurdes matières que contient le mortier, &à La pesanteur du pilon au-dessus & au-
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dessous duquel la poudre est moins forte,il est très - nécessaire de le connoître, &de porter les attentions fur beaucoupd’autres objets qui, quelques petits qu'ilsparoiffent, ne laissent pas de contribuerà la bonté & perfection de la poudre.
Art. VI. Du fer. La limaille de/er,& encore mieux cesse d’acier, parcsqu’elle contient plus de soufre , donne linfeu très - brillant dans l’artisice. On entrouve communément de toute faite chezles ouvriers qui travaillent le fer. iî 11efaut prendre que la plus nouvelle, cellequi feroit rouillée ne donneroit q e peuou point de brillant. L’artifice dans le-quel il en entre ne peut gnere se conser-ver que six jours ; le salpêtre qui la ron-ge & la détruit, lui fait perdre chaquejour de fou brillant.
O11 est redevable au pore d'Incarville,jésuite de Pékin, d’une préparation defer dont les Chinois fe servent pour for-mer leur feu brillant, & pour représenterdes fleurs.
Cette préparation, dont jtisqu’à pré-sent on avoit fait un secret, consiste àréduire 1a fonte de fer en allez petitesparties, pour que le feu de la composi-tion dans laquelle on fait entrer cettematière puisse la mettre en fusion. Cha-que partie, en fe sondant, quoiqu essene soit guere plus grosse qu’une graine d spavot, donne une Heur large de douze àquinze lignes, d'un feu très-brillant ,& la forme des ileuts est Variée, suivantla qualité de la fonte , & suivant !a fignre& ia grosseur des grains , qui, s’iis luntronds, plats, oblongs, triangulaires,fisc. donnent des fleurs d’autant d’eípe-ces différentes.
Cette matière, que le pere d'Incarvillenomme fable de fer , fe fait avec de vieil-les marmites ou tels autres ouvrages defonte, assez minces pour pouvoir être cal-íés & réduits en fable fur une enclume; cicomme malgré leur peu d’épaissenr, onanroit encore beaucoup de peine à lesécraser, on facilite cette opération , enfaisant rougir la fonte à un feu de forge ,& en la trempant toute rouge dans unbaquet d’eau fraîche ; cette trempe larend plus cassante. Elle fe casse mieuxlorsque l'enelmne & le marteau sont defonts : on étend des draps autour de fen-du me pour que le fable ne seperdepoint,& l’on a soin qu’iì ne s’v.mèle aucune or-