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Tome XIV. FERM - FORL.
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pulpe qui environne une semence dure& arrondie.

Espèces.

1. Févicr à cpines robustes, à croisil-lons, à Feuilles conjuguées, àsiiiques lar-ges & très-longues.

Gleilit/ìa l'pinis robuflis , cruciaHm dis-fofitis , fohis pinnatis, Jìliquis latis Ion -gijjtmìs. Hort. Colomb.

2 . Février à épines déliées & rares, àfeu Iles conjuguées, à Cliques ovales mo-nospermes.

Gleditjìa fpìnis lœvibus N Taris , foliésfinnatis Jìliquis ovulibus monofpermis.Hort. Colomb.

5. Fe'vier lans épines-

Gleditjia inenms mas cf feemina , velacacia Juvnnìca nonspinosa , foliés maxi-ìnis splendcntiísns.

Les fêviers n°. i & 2 croissent dansplusieurs contrées de l’Amérique septen-trionale : le premier s’éleve sut un troncdroit à !a hauteur de trente ou quarantepies; lés fleurs naissent aux côtés des jeu-nes branches', groupées en chatons; el-les sontd’nne couleur herbacée ; les Cli-ques qui Uur succèdent ont deux poucesde large , L près d’un pié de long : lapulpe qui environne les graines a une sa-veur douce.

La seconde espece ressemble beaucoupà la première; tuais l’écorce des jeunesbranches est plus verte Sc plus luisante :les épines font plus courtes, plus déliées,plus rares, moins dures. L’arbre ne pa-roît pas devoir s’élever autant que le pre-mier.

Les feuilles de l'on & de l’aittre font siagréablement dessinées , que nous nepouvons nous empêcher de les décrire ;elles font attachées alternativement furles bourgeons par des genoux dont lapartie la plus enflét est en bas ; ces ge-noux Rétrécissent & s’alongent en unmaître pédicule d'cnviron six pouces delong, mince, arrondi par-dessous & lé-gèrement évidé par. dessus ; il soutientdes pédicules du second ordre, tantôtalternes , tantôt presque opposés , aunombre de quatre ou cinq paires, dontdeux terminent la feuille en fourche :tous ceux - ci portent par de très - petitspétioles onze ou douze paires de foliolespresque opposées , dont deux les termi-nent. Dans l’clpece n a . i, elles font ova-les , oblongues, arrondies, par le bout,

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longues d’etivìron un demî-ponce , légè-rement dentelées & d'on verd tendre.Dans l’efpece n°. 2 , elles !o„t plus cour-tes d’un tiers , plus étroites de moitié;elles rétrécissent depuis environ le quartde leur longueur , à prendre du bas, &lé terminent insensiblement en pointe;les dentelures font moins marquées & enplus grand nombre; ietir verd est plusfoncé de plusieurs nuances.

Le beau verd du Feuillage de ces ar-bres qui fe conserve très avant dans l’au-tomne , & ne change que peu de joursavant fa chiite, leur assigne, fur-toutau n°. 2 , une place distinguée dans lesbosquets d’été, où l’élégante découpurede leurs feuilles jettera de la variété daniles Formes; qu’on fasse badiner les ra-meaux déliés qui les portent fur les con-tours des malles d’un feuillage large Stétoffé, on les verra alléger, festonner Stfondre ces contours d’une maniéré svelte& gracieuse.

Les févìers fe multiplient par leursgraines qu’on envoye annuellement e»Angleterre : auíli-tôt qu’elles font arri-vées, il faut les semer dans une planchede terre légere & fraîche , ou dans descaisses emplies d’une terre douce & subs-tantielle, en ks enterrant d’un derot-pouce; si on les arrose souvent, la plu-part léseront la méme année; quelque-fois elles ne paroilfent que le secondprintemps, ce qui arrive lorfqu’elles neparviennent an cultivateur que vers lafin de l'hyver. Alors on peut les stratifiésdans du fable mêlé de tarreau , & ne lessemer que le printemps suivant : aveccette précaution on est certain de les voirgermer sans délai ; mais il est un moyende hâter leur germination : d’abordqu’elles font arrivées, semez-les dansries pots q ne vous plongerez dans unecouche tempérée ; comme ces arbrespouffent tard dans ('automne, que dansleur enfance leurs tiges fout presque,herbacées, il convient de les abriter fousune caisse à vitrage les deux ou trois pre-miers hyvers ; à l’égard de ceux qui au-ront été semés en pitine terre, on lescouvrira de paillassons durant le mêmetemps ; après fa révolution , on les pla-cera dans une pépinière dont le fol doitêtre léger & un peu humide ; qu’on lesy plante à six pouces les uns des autresdans des rangées distantes d’un pié. Si