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Tome XIV. FERM - FORL.
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Généralités physiques •. principes des fi-bres. Ce n’eft donc aiitìì que par le raison-nement que l’on pei'.t savoir que chaquepartie élémentaire proprement dite desfibres , considérée séparément, est forméede particules de matières unies entv'e!-les d’un lien indissoluble ; qu’elle est im-muable; qu’ancun agent dans la naturene peut lui causer aucune altération, soitpour sa Forme intrinsèque , soit pour safigure , soit polir !a cohésion des particu-les dont elle est formée: c’est la consé-quence qu’on peut tirer de la face cons-tante de l’univers , qui est toujours laroême , qui ne présente jamais des corpsessentiellement nouveaux , mais feule-ment des combinaisons variées de la ma-tière élémentaire,absolument toujours lamême en qualité, en quantité, & feule-ment différente respectivement aux diffe-rens aggrégats qui en sont formés parlespuissances de la nature ou parceiiesdel’art.

Les atomes ou principes dc la matièrequi constituent les corps , de quelquegenre que ce soit, font donc de vrais soli-des d’une dureté à toute épreuve,& vrai-semblablement d’une densité égale en-tr’eux, qui ne ditserent que par la formeextérieure & par le volume, ou feule-ment pár les différentes maniérés d’êtreunis & mêlés entr’eux, Ce font les seulssolides parfaits qui résistent à la divisionde leurs parties avee une force insurmon-table , puisqu’il n’est aucun corps com-posé qui oppose une pareille résistance.Ils sont véritablement tels, étant consi-dérés séparément ; mais assemblés enmasse,la différente maniéré dont ils lefont, forme la différence qui constitue lasolidité ou la fluidité, se Fait pour ainsidire par une infinité dans les masses quirésultent de l’assemblage ; & ces deuxqualités des corps composés varient mê-me indéfiniment chacune en particulier,par les différentes combinaisons qui lesdéterminent : ensorte que le passage de lasolidité à la fluidité de nuances graduéesimperceptiblement; d'où résulte par con-séquent une infinité, On. pour parler plusexactement, une indéfinité de sortes decorps, tant solides que fluides. La diffé-rence essentielle de ces deux genres decofps ne consiste cependant qu'en ce quedans les solides la .force de cohésion op-poseune résistance toujours bien sensible,quoique plus ou moins, à la division de

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lenrs parties ; & dans les fluides cette ré-sistance ne se fait point ou presque pointsentir. Les contacts entre les élémensde*corps , ou entre les petites malles de cesélémens , par des surfaces d une étenduepins on moins considérable , qualité à la-quelle est attachée la force de cohésion,(voyez Cohésion) forment la solidité.Les contacts par des points seulement, enplus on moins petit nombre, mais tou-jours si bornés qu’fls ne donnent presquepoint cu très-p en de prise à la force decohésion ,- forment la fluidité ; dc-là tou-te la différence des corps entr’eux , c’est-à-dire des corps solides comparés auxfluides, des solides comparés entr’eux,& des fluides aussi comparés les uns auxautres.

Le solide lf plus simple est donc celuique l’on peut le représenter composé d’uncertain nombre d'élémens, c’cst-à-direde corpuscules séparément indivisiblesassemblés,de maniéré qu’après leur unionils résistent sensiblement , par quelquecause que ee soit , à la.force qui tendoit àles séparer. Ces corpuscules, qui font dugenre des corps que l’on peut concevoircomme constituant chacun séparémentun solide parfait, qui sont par conséquent,comme il a été dit, les seuls dans ia na-ture qui résistent avec une force insur-montable à ia division de leur matièrepropre ; ces corpuscules ou atomes quin’appartenoient auparavant ni à un ag-grégé solide , ni à un aggrégé fluide, for-ment par ['assemblage qui vient d’êtresupposé , un aggrégé du premier genre.Cette connexion, quoique très-siniple ,fait toute la différence entre les solides& les fluides. Elle manque dans cenx-ei,parce queleurs parties élémentaires n’op-posent point de résistance à celles du feuqui pénètrent tous les corps , & tendent àdétruire toute consistance. On peut re-garder l’état des fluides comme un état defusion , au lieu que la force de cohésionentre les parties intégrantes des solides,est supérieure à Ia force désunissante dnplus actif des élémens; par conséquentlà connexion subsiste tant qu’il n’y a pasexcès de cette fcrce-ci fut celle-là. C’estainsi que la cire , qui a tous les caractèresde la solidité en hiver, devient presquefluide par ['augmentation de faction dufeu universel en été;&au contraire seau,qui est presque toujours fous Forme flui-