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On n’est pas mieux fondé à Faire men-tion de la tension & du relâchement ex-cessifs parmi les vices des fibres simples,ainsi que le font Boerhaave & bien d’au-tres. Dans quelque état & de quelle na-ture que l’on suppose un filet , fût-iltì'aeier, i! ne peut être tendu que par unepuissance étrangère au corps : ainsi lesvaisseaux font tendus par les fluides quien écartent les parois. La vessie, le ven-tre peuvent être tendus par un plus grandvolume des parties qu’ils contiennent:les chairs, les tendons peuvent être ten-dus par la contraction musculaire, par1c spasme ; en ne peut pas même dire quele dessèchement des fibres qui en procu-re le raccourcissement, les tende si ellesn’ont pas de points fixes auxquels ellessoient attachées : c’est plutôt dans cecas un resserrement, par le rapproche-ment des corpuscules élémentaires decette partie , qu’une tension. On ne peutregarder comme vices propres d’nne par-tie, que ceux qui lui font inhérens indé-pendamment du concours d’aucune au-tre.
Par l’exposé qui vient d'être fait desdifférens vices des fibres , il paroît qu’ilspeuvent tous être rapportés au relâché& au ferré , qui font la hase de la doctri-ne des méthodiques: c’est à quoi l’on peutréduire toutes les causes des différentesmaladies des parties similaires. Car si onveut faire des recherches plus précises àcet égard, on tombe inévitablement, ditBoerhaave, dans les vices compliqués dessolides L des fluides, ou dans des subtili-tés que l’on ne peut vérifier ni par le té-moignage des sens, ni par celui de la rai-son , L qui ne sont d’aucune utilité pourl’art île guérir.
II reste à traiter des indications queprésentent à remplir les maladies des fi-bres, telles qu on vient d’en donner l’idée.Les indications ne peuvent être que très-lìmples , comme les vices à corriger ; ilsconsistent dans l’excès ou le défaut desqualités propres à la fibre simple. II n’ya pas autre chose dans toutes les différen-tes combinaisons défectueuses de cesparties intégrantes ; c’eft trop de resser-rement de ces parties entr’elles , ou tropd’écartemcnt : d’où trop ou trop peu decohésion , de densité , d’élasticité , deforce, (fie. II ne peut donc être questionque d’employer les moyens propres à res-.
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serrer dans !a laxité, & de relâcher dansl’asti'iction ; mais il faut se bien assurerde la nature du vice, & Faire attentionqu’il n’est souvent pas fans contre-indi-cations. II s'agit ici du vice fans compli-cation.
Ainsi pour satisfaire à la premiere in-dication , c’est-à-dire , celle qui regardela laxité , il convient d’employer i°. lesremedes tirés des matières alimentairesde bon suc & de facile digestion, quisoient aromatisées, très-peu humectées ,& par conséquent propres à ranimer , àéchauffer, à pénétrer. Une nourriturequi réunit ces différentes qualités, &mise en usage avec réglé pour la quanti-té , ne peut que contribuer à raffermirles fibns., en fournissant une plus gran-de abondance de suc nourricier , avecplus de disposition à être employé à i’ou-vtage de la nutrition : tels font le pain'dela fleur de farine de froment bien fer-menté, bien cuit ; la chair de bœuf ou demouton, les petits oiseaux , les perdrix ,la volaille nourrie de grain ; ces d ifféreri-tes viandes rôties , grillées, assaisonnéesd'épicerie; les chapons adultes avecd’autres bonnes viandes , pour faire desconsommés & autres choses de cette ef-pece ; le bon vin pur , bien mûr, de qua-lité un peu astringente} les liqueurs ar-dentes spiritueuses ; le café, le chocolat,l’un & l’autre au lait ou aux oeufs frais,(fie. z°. Les différentes maniérésd’exer-cer le corps ; comme les douces secoussesdans les voitures d’eau , de terre, parl’équitation, le jeu de paume , le faut,la course & autres semblables, qui con-courent à dessécher les fibres , en dilfi-pant la sérosité dont elles font abreuvées;à en augmenter la solidité par la forcegraduée , avec laquelle elles sont appro-chées , resserrées les unes contre les au-tres, par la répétition des contrastionsmusculaires. Z". Les longues veilles,que l’on fait être propres à augmenter lasécrétion du fluide nerveux , à en accélé-rer le cours, à exciter les mouvemensmusculaires, & à dessécher conséquem-ment les solides ; ce qui doit auffi aug-menter par bien des raisons, la fermetédes fibres, pourvu que les veilles ainsiprolongées, ne soient pas excessives, &qu’elles soient proportionnées à la nour-riture que l’on a prise auparavant, pour; ne pas épuiser les forces. 4 0 . L’habitudc