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ta fibre animale élémentaire est invì-fible : ce ijiie nous appelions fibre est gé-néralement un faisceau île fibres plus pe-tites, que la macération & le microscopeséparent : plus la force d’un verre con-vexe est puissante , & plus la fibre se di-vise : mais aucun microscope ne décou-vre dans le faisceau un antre élémentque la fibre. Remarquons que la fibre cel-lulaire est également fibre g nos yeux, &que la fibre musculaire n’est qu’une espe-^e plus composée de faisceau fibreux.
La fibre en général est flexible : elleprête, elle se laisse courber, elle est plust)u moins élastique, & revient à fa lignedroite, quand elle est remise en fi.be r ré.La fibre osseuse est très flexible daiìs sonorigine, elle Test encore à quelque de-gré dès qn’elle est fort divisée & soitsimple. Si elle est moins flexible que nel’est la fibre cellulaire ou musculaire ,c’est qu’une quantité considérable de ter-re crétacée est répandue dans le tissu cel-lulaire des os ; cette terre est roide &ne prête pas. On peut donner à l’os faflexibilité primitive, en détruisant cetteterre par le moyen des acides. Je les aivu former avec cette terre des crystaux ril né reste après cette dissolution de lateire des os que le tissu cellulaire origi-nal , dans lequel la terre avoit été dépo-sée. Dans la pierre de la vessie méme , i!reste après la dissolution un canevas mu-queux, aster, analogue an tissu cellulairefondamental des os. La même structurerevient dans les coquilles.
Toute fibre animale est donc élastique,plus visiblement dans la fibre cartilagi-neuse, & moins dans la pulpe molle ducerveau. Elle est contractible à un cer-tain degré ; fa contraction est le premiercommencement de la force motrice desanimaux. Dans l’embryon , avant quel'irritabilité soit née, car elle ne naît quedans un terme fixe, tout est mou , maisil y a dès-lors , avec une grande disposi-tion à céder, un penchant à se rétablir.Toute fibre cellulaire, toute fibre mus-culaire, morte & destituée de toute in-fluence nerveuse , toutes les membranesdu corps humain se retirent quand on lesdivise , les fibres même de la rétine élar-gissent la division qu’on y aura faite.Cette force est lente à la vérité, maisconstante , & ne laisse pas d’avoir degrands effets. La peau de la femme éíen-
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due très - considérablement par î’accruif-fement du fœtus, par le passage mêmede fa tête depuis le sacrum jusques àf ouverture qui ie mene à la vie, le réta-blit après que la cause dilatante a cessede lui faire violence ; il ne relie que desplis a u dessus du pubis, qui sont les tra-ces de l’extrême distension que la peaua soufferte.
C’est une force morte; elle agit sansdoute pendant la vie , mais elle ne finitpas avec elle; elle se consorve dans lesintestins des animaux, devenus iles cor-des musicales, elle n’en est méme queplus puissante dans cet état, où personnene soupçonnera 1111 reste d’ame , à la-quelle on puisse attribuer la contraction.
Cette méme force est excitée par lespoisons chymiques, & fur- tout par lesesprits acides concentrés. Ils agissent liir[s fibre morte, & lui rendent un mouve-ment, quelquefois très-considérable : unintestin , un lambeau de peau le recoquil-le , rampe & imite lin ver, quand on yrépand de l'efprit de nitre fumant.
Dans l'animal en vie le froid est unstimulus qui anime cette force : la peaufrappée par l’air froid se redresse, so con-tracte , elle ramasse l’humeur transpi-rante , pour en former de petites veílìes,& pour donner une autre direction anxpoils. C’est la peau du scrotum qui agitle plus vivement.
La terreur fait un effet allez analoguesor la peau : daus le scrotum , c’est lapaffion de ('accouplement qui y donneune nouvelle vigueur.
Mais cette force morte reste toujoursbien inférieure à ceìle dont nous parle-rons à l’article Irritabilité. Le fer& ['attouchement un peu rude quelcon-que ne peuvent rien sor la fibre cellu-laire; la vitesse & le momentum de facontraction est infiniment an-dessous dela contraction musculaire. La forcemorte en différé encore essentiellementpar sa durée; ('irritabilité ne dure aprèsla mort que peu de temps, le refroidis-sement parfait survenant dans les ani-maux chauds : le dessèchement dans tousla termine , & ne change rien à la forcemorte.
L’attraction des élémens paroît être Isprincipal moteur de cette derniere force;La fibre est composée sans exception d’é-Jéinens terreux , & d’une colle animale.