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Tome XIV. FERM - FORL.
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cliat des sensations, il s’ensiíît (pie d uplus ou iln moins île mobilité He cet or-gane dépend le plus ou moins de vivacité<íes impressions. Les objets n’agissent pasimmédiatement fur l’ame ; elle n’éprou-ve leur action que d’une maniéré média-te , par le ministère des sens. Et c’est iciqu'il faut commencer à mettre en «œuvreJa théorie des fibres sensibles. Leur tem-pérament est Punique source des modifi-cations qu’éprouve faction des objets endifférens individus. Ainsi , quand on sup-jpol'eroit une parfaite rcflèmblance entreles âmes humaines , ii fuffiroit qu’il y«út de la différence entre les corps, L:Ipécialement entre hífbres, pour qu'ily en eût auísi dans les sensations.

Le tempérament d’nne fibre peut -être««défini , {'aptitude plus on moins grande-de cette fibre à céder à ('impression deJ objet. Cette aptitude tient en général■aux proportions de la fibre & à, la facilitéqu’ontses molécules de glisser les unesfur les autres , ou de s’icarter les unesdes autres. Ainsi , en fuppofant-que fac-tion d’un objet fur deux individus fortprécisément la même > celui-là fera leplus sensible à cette action , dont les fibresseront les plus mobiles; si-cette mobilité-est excessive , l'individu aura une sen-sation désagréable., les molécules ten-dront à fe désunir. Si les fibr.es au con-traire n’ont que peu démobilisé, lindi-vidu ne fera affecté que très - foiblement.■II le fera dans la proportion qui fait leplaisir, si les fibres ont une mobilité tem.«ipérée. La méme sensation peut donc êtreagréable à l’un L désagréable à l'autre,•dans un rapport déterminé an tempéra-ment de-Mrrr de chaque sujet. Enfin,■entre deux sensations agréables qu’é-prouve un individu , celle do-nt les vibra-'tions font les plus accélérées, fans l’êtretrop , l’aíTecte le plus agréablement. Onrend plus aisément raison de cette variétéde modifications par les fibres qoe par les«esprits animaux, parce que ( imagina-tion a plus de prise sur celles-là que furceux - ci. D'ailleurs l’exîftence des nerfsn'est point douteuse ; iîs tombent fousiles sens ; nous suivons à l’œil leursprincipales ramifications. Ils concou-rent certainement à la production des-sensations , quoique nous ne puis-sions pas dire précisément quelle est laj}art qu’ils ont à .cette production, ni

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corfiment ils s’astbeient aux «fprit<.

(suant à faction de famé, on conqoit-bien qu’elle ne soumit se mouvoir à la-sa-qon du corps, pniíqu'elleii’est pas corps,mais f effet de sa force motrice a lin cer-tain rapporta f effet de la force motricedu corps : -c’est- à-dire, qn’clle produit furles fibres sensibles des impressions analo-gues à celles qu’y predniroit l'activitedes objets, ou des corpuscules qui enémanent. Agir, c’est produire-un certaineffet : quand famé agit, il faut que l’ef-fet existe hors d’elle, ou fur Ion corps.Ce.-n’est pas fur la sensation même quifamé agit, cette sensation n’étant quefamé elle-méme modifiée d’une certainemaniéré. C'est donc sur les fibres dont lemouvement produit la sensation , que fa-mé exerce son activité.

Aîais-quel effet l’ame produit- elle furces fibres ? Pour parveni-r à la connoítreen général, il faut observer ce qui rélultede f attention qu’on donne à nu objet p r é—férablemetït à d'autres objets placés enmême temps fous les yeux supposésfaire une impression à - peu - près égale.Déterminé par quelque motif à donnerson attention à f nn de ces objets, on fixeses yeux fur lui. Auffi-tót la perceptionde cet objet devient plus vive: les per-ceptions des objets voisins s’affoiblislent.Bientôt on vient à découvrir dans cet ob-jet des particularités qui a voient d’aboriléchappé. A m dure que ('attention re-double , les impressions de f objet fe for-tifient & se multiplient. Etifin^ tout celapeut croître à un tel point, qu’on ne soit-presque pins affecté que de cet objet. Voi-là des faits qui nous apprennent que Inat-tention augmente fintenfité des mo n ve-nt ens imprimés par les objets.

Locsqu’il existe un motif propre à ex-citer ('attention pour un objet, l’ameréagit sur les fibres que ('objet tient enmouvement; & par cette réaction elleaugmente ('intensité du mouvement.Quand on dit tfiie pour voir, il faut regar-der ,qoe pour entendre, il faut écouter,on exprime cette réaction de l’ame fur lesfibres qii’un objet tient en mouvement.II y a distraction par rapport à cet objet,toutes les fois que la réaction est nulle:ce qui arrive toutes les fois que l’ame oc-cupée d’autres objets, concentre touteson activité sur Us fibres appropriées àces objets-