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plusieurs fibres charnues, disposées entrois plans différons : île ces fibres lespremieres font longitudinales, les secon-des obliques, & les troisièmes circulai-res. II se rencontre entre ces deux tuni-ques un tissu cellulaire , qui pénétré mê-me ('intervalle des libres charnues. Latroisième tunique est nerveuse, la qua-trième veloutée.
Sur la surface externe de la tuniquenerveuse, se voit un réseau merveilleux,formé par les vaisseaux sanguins,par lesnerveux , & par les lymphatiques qui sedistribuent à la vésicule. Les artères &les veines sanguines font nommées cyjìi-ques. Les artères font des ramificationsrie ['hépatique , & les veines vont le dé-charger dans la veine porte. Les veineslymphatiques vont se rendre au réser-voir d h chyle. A l'égard des nerfs, eefont des rameaux du plexus hépatique.
On découvre dans la surface internede la vésicule du fiel , plusieurs petitesfosses semblables à celles qui se trouventdans les ruches des mouches à miel : cesfosses font formées par autant de replisde la tunique veloutée. On y découvreaussi, suivant les observations de quel-ques anatomistes modernes, les embou-chures de plusieurs conduits, qui au lieude se rendre dans le conduit hépatique ,se déchargent dans la cavité de la vési-cule : on les nomme canaux hipato-eyfti-ques. V. HÉpato ÇYSTIQUE.
Leçon de la vésicule dufiel & son con-duit se trouvent aussi garnis en dedansde plusieurs replis , formés par la mem-brane interne : ces plis font tous ensem-ble , suivant ['observation de M. Heis-ter , une espece de rampe spirale en de-dans, & fontparoître en dehors, dansquelques sujets, un contour de vis, prin-cipalement quand le cou & le conduitfont remplis ou gonflés. Telle est lastructure de la vésicule. Passions à sesusages.
Usages de la vésicule du fiel. La bilequi a été séparée dans le foie, est repriseparles pores biliaires, qui vont s’en dé-charger en partie dans le.conduit hépati-que, d’où elle coule continuellementdans le duodénum par ['entremise du ca-nal choliiloque, & en partie dans la vé-sicule du fiel par les pores biliaires qui yrépond nt, St. que l'on a nommés coh-duiis hépato.cystiques ; mais elle ne fort
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de la vésicule pas les conduits hépatocys-tiques , que dans certains temps , Se leplus ordinairement dans le temps de ladigestion iles aliment : car la bile étantalors comprimée par festonne,s’échappepar (on conduit cystiqoe daris ie eholi-rioque , se mêle avec celle qui est appor-tée par le conduit hépatique, & ces deuxbiles entrent ensuite dans le duodénum.Le mélange de ces deux biles est peut-être utile pour la parfaite digestion :quoiqu’il en soit, elles sont bien diffé-rences l’une de P autre ; car celle de lavésicule dufiel est plus jaune,plus épaisse,& plus amere que celle du conduit hé-patique , ee qu’nn ne peut vraisembla-blement attribuer qu’au séjour de la biledans la vésicule du fiel.
II est très - vraisemblable i°. que labile du foie coule quelquefois dans lavésicule ; 2°. qn’elle acquiert la qualitéde bile cyftique en croupissant dans lavésicule-, 3°. que son amertume vientpeut-être aussi des glandes qui font pla-cées dans la membrane de cette vési-cule, & qu'arroíent les aríeres cystiques,comme >i arrive dans ia membrane duconduit auditif; 4 0 . tous les canaux quidufoiefe du pore hépatique se tendentà la vésicule du fiel, & y portent fanscesse le suc hépatique , ont été justifiéspar les découvertes de Glisson , de Ver-heyen , de Perrault, & de Blanchi, Con-sultez-les.
Observations partículhres.W s'est trou-vé plusieurs fois des pierres ou des con-crétions pierreuses dans la vésicule Aufiel: ce font des faits très-connus. Hil-danils a vu une de ces pierres rie la gros-leur d’unenoix. HotFman rapporte avoirtrouvé dans la vésicule d’un fourbisseur,extrêmement élargie & agrandie , troismille six cetst qnarante-six grains île bilecoagulée & pétrifiée. En effet toutes lesconcrétions pierreuses qn’on a remar-quées par hasard dans la vésicule du fiel,font formées par Pépaiffiffement & ledessèchement de la bile , ce qui est prou-vé parla nature de ces pierres ; car ellesconservent la couleur & le goût de labile , & elles s’enflamment lorsqn’on lesmet fur le feu : on a vu même.dc cespierres qui ayant traversé le conduit cys-tique & le cholidoque, sont parvenuesjusqu’» ['intestin duodénum,& le maladeles a rendues par les selles.
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