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Tome XIV. FERM - FORL.
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bosses font des tonneaux qu’on remplit(te sel en grain ou sel tiré, destiné à satisfaire au.\ engagcmens de la Franceavec les cantons fuisses; & la mesureà laquelle on rapporte le contenud'une bo[se s’rpp- Ile un fierlin , dont ona fait le verbe/Vo li-icr. Foyer f articleFieslin. ■ La bojse contient seize/ï«--lins, mesure de Berne.

FIERTE, 1 . F, Jurisprudence, du la-tin ferebrmn, qui signifie cercueil.chafe,n’elt plus en usage quen Normandie,pour exprimer la chaise de S. Romain,archevêque de Rouen. Le chapitre de lacathédrale qui polïede cette chasse, jouiten conséquence du privilège de délivrer& absoudre un criminel & ses complices,à la fête de ['ascension, en le faisantpasser sous la fierté, ce que l’on appellelever la fierte, pourvu que ce ne soit paspour un crime de lèse-majesté, hérésie,fausse monnoie , viol, assassinat de guet-à-pens ; ces crimes ne font point fierta-bles, selon le langage du pays, e'elì-à-di-re, susceptibles du privilège de la fierte.Suivant la déclaration d’HenriíV, du$5 Janvier 1597, registrée au parlementde Rouen le aq avril suivant, le chapitrenomme au roi celui qtl'il désiré jouirdu privilège de la fierte, & l'acensépour jouir de ce privilège, est obligé(Fobtcnir des lettres d’aboìition, scelléesdu grand sceau, n'y ayant que le princequi puisse faire grâce à un criminel. Foy.les recherches de lu France de Pasquier,livre IX, chapitre xlij ;les plaidoyers ausujet de la fierté. Mezeray, hist. d'HenriJ F, à Van 1593. Journ. Au palais. Ar-rêt du 1; feptemb „ 1672. Le recueil desmémoires de M. de Sácy, tcm. I, p. i.(/î)

FIERTÉ , f. F. Morale, est une deces expressions, qui n’ayant d'abord étéemployées que dans un sens odieux , ontété ensuite détournées à un sens Favora-ble. C’elt un blâme quand ce mot signifieja vanité hautaine, altiere, orgueilleu-se, dédaigneuse. C’est presque une louan-ge quand il signifie la hauteur d’une amenoble. C’est un juste éloge dans un géné-ral qui marche aveo fierté à l’ennemi.Les écrivains ont loué la fierté de la dé-marche de Louis XIV. Ils auroient dû (ècontenter d’en remarquer la noblesse. Lafierté de famé fans hauteur est un méritepo mpaíible avec la modestie. II n’y a queh fierté risps í’gir & dans tes inquiète.

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qui choque; elle déplaît dan* les roismêmes. La fierté àa.m ['extérieur, dansla société, est l’expreffion de l’orgueil :la fierté dans l’ame est de la grandeur.Les nuances font li délicates, qu’espritfier est un blâme,ame/ïere une louange }c’est que par esprit fier, on entend unhomme qui pense avantageusement desoi-méme: & par ame/Vereon entend deslentimens élevés. La fierté annoncée parl’extérieur est tellement un défaut, queles petits qui louent bassement les grandsde ce défaut, font obligés de Radoucir,ou plutôt de le relever par une épithète ,cette noble fierté. Elle ri'est pas simple-ment la vanité qui consiste à fe faire va-loir par les petites choses, elle n’est pasla présomption qui se croit capahle desgrandes , elle n’eft pas le dédain quiajoute encore le mépris des autres à l’airde la grande opinion de í’oi-mème, maiselle s’ailie intimement avec tous ces dé-fauts. On s’est servi de ce mot dans lesromans & dans les vers, sur-tout dansles opéra, pour exprimer la sévérité dela pudeur, eu y rencontre par-tout vai-ne fierté, rigoureuse fierté. Les poètesont en peut-être plus de raison qu’ils nepenfoient.La fierté d’une femme n’est passimplement la pudeur sévere, l’amour dudevoir, mais le haut prix que son amourpropre met à sa beauté. On a dit quelque-fois \ì fierté dupinceau,pour signifier destouches libres & hardies, Article de M.de Foltaire.

Fierte, terme de Blason , qnife ditdes baleines dont on volt les dents.

FIERTON,f. m. Ancien terme de mon-nayage , forte de poids qui contenoit enlui le poids d u remede de poids, ensorteque le trébuchant y étoit compris. FoyezMonnoyage.

FÍESOLI , Gêog. , ancienne petiteville d’Italie , connue des Romains fousle nom de Fesuhe, dans le Florentin ,fur une côte , avec un évêché suffragantde Florence & à deux lieues de cetteville. Elle ne vaut guere mieux aujour-d’hui qu’un village. C’est la patrie deJean Àngelic, surnommé de Fiefole ,religieux dominicain, mort en 14;; , &qui se seroit distingué parmi les pein-tres , s’il n’avoit eu l’imbéciliité delaisser dans ses plus beaux ouvrages desfautes grossières, afin de modérer leslouanges q»’mie trop grande perfection