m , fie
fibilité saisissent souvent les extrèftiifés;on voit succéder ensuite une chaleurplus ou moins grande , 4111 dure peu 011beaucoup de temps, interne, externe,universelle, locale, &c.. ejrfin dans lesfievres intermittentes , ces symptômesse calment & se terminent par une par-faite apyrexie.
Afeclìons tnorbifiques accidentelles à lafìevre. Plusieurs médecins ont entière-nient défiguré le caractère essentiel &individue! de !a fìevre, en y joignantdiveries affections marbitiques qui l'etrouvent quelquefois , mais non tou-jours , avec la fìevre, & qui par consé-quent ne couttuuent point son essence.Les affections morbifiques dont je veuxparier, sont les contractions, la foi.b le Ile , les irrégularités riu pouls, lesangoisses, la débilité, les agitations ducorps, les douleurs vagues, la grandedouleur de tête, le déliré , la sueur,l’aífon[iiiì'ement, i’insomnie, le vertige,la surdité , les yeux fixes ou hagards,le vomissement, le hoquet, les convul-sions, la tension du ventre , des hypo.íhondres, ^oppression, les exanthèmes ,les aphthes, la soif, le dégoût, les rots,'le froid, le tremblement, l'ardenr , lasécheresse, la couleur pâle & plombéede la peau , les mauvaises qualités desurines , lenr supprellion , le diabète ,les sueurs immodérées, la diarrhée , leshémorrhagies, Uc.
Mais quelque nombreuses, Foibles ouconsidérables que soient ces affectionsmorbifiques, elles 11e naissent point de\'A fìevre ; elles font produites par diffé-rentes causes, qui sont même opposéesau méchanilme de la fìevre ; par consé-quent 011 doit les regarder comme dessymptômes étrangers à cette maladie,tes médecins qui ont voulu les établircomme des signes pathognomiques dela fìevre , n’ont fait qu’introduire unemultitude d’erreurs pernicieuses dans lapratique de la médecine.
Causes de lafìevre. La cause prochainede \s. fìevre reconnoít elle-méme une in-finité d'autres causes immédiates, qu'onpeut néanmoins diviser en causes parti-culières à chaque cas, & en causes com-munes à plusieurs. Les dernieres dépen-dent ordinairement de l’air , des ali-mens, d'u n genre de vie commun, &ou les nomme causes éfUètuìlues.
F I E
tes danses particulières peuvent se ré-duire à neuf ou dix classes capitales ; 1°.aux mixtes sensibles qui renferment na-turel lemen t des hétérogènes qui nous sontpernicieux ; je rapporte à cette classe lesremedes actifs employés à contre-tempsou à trop grandedolé, car ils peuvent ex-citer 011 augmenter la fìevre , & produired’autres accidens plus fâcheux; ce sontméme de véritables poisons entre lesmains des médecins qui suivent de faus-ses routes dans la cure des maladies.
2°. Aux matières acres prises en ali-ment, én boisions, en telle abondancequ’elies irritent, suffoquent, obstruent &se corrompent. Nos alimens font mêmeexposés à être dépravés, sorsou’ils sontreçus dans l’eltomac & dans le» intelsins.
3°. A supplication extérieure de ma-tières ácres qui piquent, corrodent, dé-chirent, brûlent, enflamment.
4°. Aux mauvaises qualités de l'air parson infection , son intempérie , fa pe-santeur , fa légèreté, ses vaiiafioos subi-tes, (sc.
Aux vices de régime, comme sontl’intempéranse dans l’uíage des alimens,les grandes abstinences, les exercices ou-tres , la vie trop sédentaire , le dérègle-ment des pallions, l’incontinenue , lesveilles immodérées, l’applicatidn exces-sive de l'elprit, §5e.
Le tempérament 011 ; la complexion ducorps peu capable de soutenir les excès,occasionne auiii ia fìevre.
6°. A la contagion , qui dans certainscas produit par le contact, la respiration& les exhalaisons, des fievres putrides,rougeoliques, scorbutiques, hectiques,dysentériques, &c.
7 0 . Aux défauts des excrétions & dessécrétions.
8°. A la suppression lente ou subite desexcrétions ou évacuations accoutumées,par quelque cause que ce soit.
9 9 Aux maladies qui font elles-mêmesdes causes de maladies. Ainsi les inflam-mations des parties nerveuses procurentla fìevre.
Knfin toutes les causes qui produisenten nous quelque lésion, & les lésions el-les-mêmes , peuvent produire la fìevre ;mais la puissance de l’art ne s’étend pasjusqu’aux hétérogènes fibrilles , lors-qu’ils font confondus avec nos humeurs;la nature feule a le pouvoir de les dcmip»