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inoje de traiter toute? les fievres, & àleur cure générale, i°. îl Fairt pourvoirà la vie & aux forces du malade : 2°. cor-riger S expulser l’acrimonie irritante :g°. dissoudre la lenteur & l’évacuer : 4°.calmer les symptômes.
On ménage la vie & les Forces du ma-lade par des alimcns L ries boissons flui-des, aisés à digérer, qui résistent à la pu-tréfaction, L qui font opposés à la causeconnue île la fièvre, on donne ces alí-mens dans le temps & la quantité néces-saire ; ce qti'on réglé sur l’âge du ma-lade, son habitude, le climat qu'il ha-bite , l’état & ìa véhémence du mal.
On corrige l’acrimonie irritante parles remedes opposés à cette acrimonie;011 l’expulse par les vomitifs, les purga-tifs , ou de simples laxatifs. Si le corpsirritant qui donne la fièvre étoit étran-ger , on l’ótera promptement, & 011 fo-mentera la partie lésée par des matièresmncilagineufcs, douces, anodynes,unpeu apéritives.
On dissout la lenteur par divers reme-des, dont le principal est la fievre même,modérée, de façon à pouvoir dissiper laviscosité. On y parvient anfiì en dimi-nuant le volume du sang par la saignée,on en augmentant son mouvement pardes irritans. Enfin l’on rend aux madè-res visqueuses leur fluidité par les dì-InanSjles sels, les fondans & les fric-tions.
Quand 011 a détruit la cause fébrile,les symptômes ou accidens qui accompa-gnent \a fievre cessent avec elle;s’iiç peu-vent subsister avec la fievre fans danger,ils demandent à peine une cure particu-lière. Quand ils viennent des efforts dela nature qui fe dispose à une crise , ou àévacuer ia matière critique , il ne fautpoint les interrompre ; mais íì ces symp-tômes arrivent à contre temps, ou qu’iissoient trop vioíens, il faut les calmer pardes remedes qui leur soient propres ,ayant toujours égard à la cause &à l’é-tat de la f Uvre subsistante.
Semblablement la fievre trop violente,demande à être réprimée par la saignée ,par l’abstinence , par une nourriture lé-gers, par des médicamvns doux, aqueux,gUitineux, rafraiehissans; par des lave-mens , par des anodyns, en respirant unair un peu froid , & en calmant les pas-sions.Si \a fievre au contraire pareil trop
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lente, on animera son action par l’usSged’alimens & de boissons cordiales, par unair un peu chaud , par des médicamensacres, volatils , aromatiques, Si q ni.ontfermenté ; par des potions plus vives,par des frictions , par la chaleur , par lemouvement musculaire.
Après tout, comme la fievre n’estqn’un moyen dont lu nature Ce sert pourie délivrer d'une cause qui ['opprime,l’officedu médecin ne consiste qu’à prê-ter à cette nature une main secourabledans les efforts de la sécrétion & de l’ex-crétion. 11 peut bien tempérer quelque-fois fa véhémence,mais il ne doit jamaistroubler ses opérations. Ainsi ne croyonspas avec le vulgaire , que la fievre soitun de nos plus cruels ennemis ; cette idéeest absolument contraire à l’expérience,puiíque de tant de gens attaqués de lafievre qu’ils abandonnent à elle-même,il en est peu quiy succombent; & quandelle est fatale , il faut plutôt rejeter l’é-vénement furies fautes, ou la mauvaiseconstitution du malade, que sur la cruau-té d c \a fievre.
11 est cependant très- vrai que dansplusieurs conjonctures , la fievre empor-te beaucoup de personnes d’un tempéra-ment fort & vigoureux ; mais il faut re-marquer que c’est seulement, lorique lesaffections morbifiques violentes, mali-gnes , ou nombreuses , viennent à la foistroubler le méchanifme de la fievre , lesurmontant, & en empêchant les opéra-tions salutaires. On doit, on on peutdire alors, que ces gens-íà font mortsavec \a fievre , mais non pas rie la mainiie la fievre ; car ce font deux chosesfort différentes.
Observations générales fur les divisionsdes fièvres. La plus simple distinctiondes fièvres est de les diviser en deuxclasses générales ; celle Avs, fievres conti-nues, & celle des fièvres intermittentes ;caron peut rapporter fous ces deux clas-ses toutes lesespeces Aefievres connues.
La distinction 1 a plus utile pour kpratique, consiste à démêler les fièvresqui fe guérissent par coction , d’avec cel-les qui ne procurent pas de coction; carpar ce moyen , les praticiens fe trouve-ront en état de pouvoir diriger leursvues pour le traitement des fievres,
Mais k distinction k plus contraire àla connoissance de ce qui constitue essen-