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radministfation «le la purgation, «lans lacure iles fievres continues. Peut-être queceux qui en bornent trop l’usage, & ceuxqui retendent trop loin, ne réussissentpas moins bien les uns que les autres,parcequ’il se rencontre autant àe fievresoù un grand usage de la purgation ejtfuneste, qu il y en a où il est nécessaire.Mais quoique des méthodes si opposéespuissent être également salutaires, &cependant également pernicieuses, ceuxqui le fixent à l’une ou à l’antre , n’enfont pas moins de très mauvais méde-cins. Ce n’estpas par les succès, par lesobservations,ou les simples récits des cu-res de ces praticiens, qui réduisent malles maladies & les indications, que l’ondoit ici déterminer l’n sage de la purga-tion : c’est en réunissant anx connois-sances évidentes de la théorie une expé-rience exacte , complété & étendue,qu'on acquerra des lumières pour déci-der sûrement cette question importantede la médecine.
Observations de statique. Les fievrescontinues peuvent se diviser en fievrescritiques, qui se terminent par coítions& par crises; & en fievres non critiques,qui se terminent sans coctions & fanscrises remarquables.
Les fievres continues qui ont des re-doublement tous les jours, parviennentdifficilement àlacoction, tant que cesredoublemens journaliers persistent , àmoins que la cause de ces fievres ne soitentraînée par la voie des excrétoires ;autrement elles durent d'ordinaire fortlong.temps. Dans quelques pays, on apresque toujours recours à i’usage duquinquina pour les guérir , quoique leshabiles gens ayent remarqué que ce fé-brifuge ne réussit point dans les fievresvéritablement continues. Ceux qui em-ploient ceremede lui attribuent par er-reur des guérisons qui arrivent naturel-lement aux périodes critiques, & anx-quelles il n’a aucune part : il peut à lavérité très-bfen guérir les fievres inter-mittentes fnbintrantes ; mais il ne fautpas les confondre avec celles qui n’ontaucune iutermiffion dans les temps durelâche.
La plus légere/ïe-nre continue est cellequi naît de crudités, ou de la transpira-tion arrêtée , dont la matière est chasséepar le mouvement fébrile. On la guérit
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par la boisson abondante, un peu échauf-fante & diaphonique.
Les humeurs naturellement corrom-pues ou dégénérantes dans les gens foi-hles, âgés, cacochymes, scorbutiques,valétudinaires, produisent souvent chezeux une fievre continue, qui d’ordinairedevient rémittente : la cure exige delégers purgatifs , les antiputrides, le*stomachiques, & les corroborans.
Quelquefois au commencement de laconstitution épidémique des intermitten-tes , il paroît «les fievres continues qui nedoivent être considérées pour la méthodecurative, que comme de vraies intermit-tentes. En général, toute f ievre continueépidémique & endémique , veut êtretraitée d’après la connoissance de la cons-titution de l’air , de la saison , du cli-mat, esc. mais la fievre continue quiprocede d’unc maladie particulière aiguëou chronique, comme du rhumatisme,de la goutte, d’un abcès, d’une blessure ,de la phthisie , de l'hydropisie , cfc. doitêtre regardée comme symptomatïque. V.PlEVRE SYMPTOMATIQUE.
Le médecin qui voudras’instruirecom-plètement des fievres continues, étudierafans cesse i’ouvrage de M. Quesnay.
Fievre continue rémittente,est celle qui sans discontinuer, donne detemps en temps quelque relâche, & en-suite quelques redoublemens : commefa cure est la même que pour la fievrecontinue , voyez FlEVRE CONTINUE.
Fievre critique, est toute fievre'continue qui se termine par caction pu-rulente, & par crises.
On peut admettre trois sortes de fievrescritiques ; i°. celles qui dépendent d’in-Bammations locales, dont la terminaisonse fait par résolution ; 2°. les fievres hu-morales que les anciens appelloient/y»fl-ques putrides , & qui se terminent parcession purulente. Voy. Synoque. 3®.Les fievres que les mêmes anciens nom-moient bilieuses ou ardentes , parce qu’é-tantaccompagnées de chaleur brûlante,& d’une soif intolérable, ils jugementqu’elles dépendoient plus d’une bilevicieuse que du sang corrompu. VoyezFievre ardente.
Mais les fievres véritablement & régu-lièrement critiquer, font celles qui pro-curent une cession purulente , dont lesprogrès font marqués par des signes qui