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Tome XIV. FERM - FORL.
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lies, les sueurs, la foiblesse, la durée ,les redoublemens, les rechutes. La fiè-vre simple obéit naturellement aux re-medes ordinaires; mais h fievre fymp-tomatique accompagne toujours la causedont elle émane, & ne cesse que par ladestruction de cette cause.

LI fi V R E LENTE, febris chvonica ,tenta. Febricula lenta , Cels. Fievre con-tinue ou rémittente, par laquelle la na-ture s’efforce lentementdese débarrasserde la masse croupissante du sang ou deshumeursdans quelqu’un des principauxviscères, & de préserver cette partie dudanger qui la menace.

Différence de lafievre lente & de la fie-vrehectique. ha fievre lente proprement8 * distinctement ainsi nommée , différé àplusieurs égards de la fievre hectique,avec laquelle on la confond souvent. D’a-bord elle différé de la fievre hectiquedans Ion origine ; car elle est assez géné-ralement produite parla dégénération defièvres intermittentes mal traitées, ouviolemment supprimées par des astrin-gens ; mais la fievre hectique procede or-dinairement de causes plus graves, & estliée aux terribles accidens des abcès , desvomiques & desempyemes. Dans \a fie-vre lente les viscères ne sont point encoregrièvement attaqués ; mais dans la fievrehectique, ils le font déja par quelque ul-céré, apoftumo , on skmhe.

Ces deux maladies diffèrent aussi beau-coup par le caractère de leurs symptô-mes; dans ia fievre lente , ils sont si lé-gers, que les malades doutent au com-mencement de l’existence de leur fìevresmais ils sont violons dans la fievre hecti-que. Ces mêmes symptômes diminuentquelquefois dans la continuité Sune fie-vre lentes ils empirent dans la fievre hec-tique. Dans la fievre lente , les soeursfont d’abord abondantes; & dans la fie-vre hectique , les sueurs n'abondent quequand cette fievre est parvenue à sondernier période. La fievre lente est su-jette à dégénérer en d’antres maladies ;la fievre hectique ne souffre aucun chan-gement. Enfin la fievre lente le terminesouvent & heureusement d’elle-mêmepar les seules sueurs de la nature; lafievre hectique au contraire n’amendepoint, & devient presque toujours fatale.

Signe de lu fievre lente. La fievre lentefe manifeste par uue chaleur non natu-

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relie, k peine sensible au tact & aux yeuxdu médecin ; le pouls foible , fréquent,inégal; des urines troubles qui déposenten s’éclaireissant, un froid interne avecde légers tremblcmcns , de la pesanteurdans les membres, de la lassitude fanstravail, une langue blanche, une bouchefeche , le manque d’appétit : ces symptô-mes sont succédés par des soeurs abondan-tes pendant la nuit, une soif continuelle ,rabbattement des forces , le dépérisse-ment, la maigreur, la cacochymie, Siautres maux qui en résultent

Ses causes. \a fievre lente fe forme in-sensiblement dans la santé par la destruc-tion de l'éqnilibre, par les passions tris-tes de l’ame ; par ['habitation des paysmarécageux, par la corruption spontanéedes humeurs dans les scorbutiques &dans les femmes attaquées de fleurs blan-ches. Elle tire aussi son origine de l’obs-truction des viscères , de quelque mala-die aiguë qui a précédé , Aefievres inter-mittentes de toute espace qui ont été malgouvernées, de la suppression des évacua-tions accoutumées, 011 au contraire del’épuifementdes forces par de trop gran-des évacuations, soit de sang , soit deshumeurs.

Pronostics. Quand la fievre lente suc-cédé à une intermittente, & revient dènouveau dans son ancien état, elle n’estpoint dangereuse ; mais elle l’est beau-coup quand elle reste la même, ou qu’elledégénéré dans une maladie aiguë, & sur-tout dans une fievre hectique : on pourrala soupçonner vraiment hectique, si l’ap-pétit reparoît, & que tous les mêmessymptômes continuent; s’il s’y joint unepetite toux, une respiration difficile,une pesanteur dans le bas - ventre, unedouleur dans la maniéré d’être couché,une chaleur lèche, un pouls plus fréquent& plus agité.

Cure. On tâchera d’adoticir lespaffionttristes par les réflexions & les moyensles plus propres à y parvenir : on chan-gera de demeure , s’il est possible. La cor-ruption spontanée des humeurs doit êtretraitée par les anti-feptiques, les infu-sions de quinquina & l’usage des corrobo-rans. On tentera de lever les obstructionspar les atténuans , les incisifs gommeux ,ou les sols neutres ; ensuite onrasserinirkles viscères par les stomachiques & leschalyhés les pins dons. Si h fievre lente