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(Petrus Salins) dans son excellent traitéde febre pestilenti ; Bonon 1584 , in- 4 °.ed. prim. Amstel, 1681, i«-8- ed. opt.
Fievre péxéchiale, voy. PÉtÉ-eiUALE £9* PÉTÉCHIES.
Fievre pourprée, Pourpre.
Fievre putride, est suivant lesmodernes cette fievre dont la colliqua-tion putréfaótive des humeurs, formele caractère distinctif. V. Fievre col-LIQUATIVE U SYNOQUE PUTRIDE.
. Je u’ajoute ici qu'uiie feule remarquequi pourroit «réchapper dans le temps ,& qui regarde une erreur très-commnne& très-Funeste dans la pratique de ia mé-decine. Lorsqu’une cause quelconqueportant la corruption dans nos humeurs,vient à exciter la fievre, l’on ne manqueguere d’nnputer la putréfaction à la fiè-vre qu'elle a suscitée , & l'on pense quecette fievre est réellement une fievre pu-tride. Pareillement quand une cause ma-ligne quelconque, produit outre la fievred’autres accidens considérables qui rac-compagnent, on croit que c’est la fievreelle-même qui est maligne, & on la regar-de comme le principe de toutes les fâ-cheuses affectionsmorbifiquesquife trou-vent avec elle. Dans cette idée, la fievredevient feule i’objet de l’attention dumédecin, & pour lors il l’attaque avectant de hâte & de violence, consécutive-ment par les vomitifs, leseathartiques,les saignées abondantes répétées coup furcoup , qu’en peu de jours il n’est plusquestion de la fievre ni dn malade. JEAe-pel amice jugulctstifebrcm !
Fievre quarte, voyez Quarte.
Fievre Quotidienne , v. Quo-tidienne.
Fievre rémittente, est cette es-pece de fievre qui a son cours, de manié-ré que l’accès suivant commence avantque le précédent ait entièrement cessé.
Observations fur lesfievres rémittentes.1 °. II n’est point àe fievre intermittentequi ne soit exposée à dégénérer en rémit-tente, avee des rédoublemens fixes ouinconstans, plus 011 moins pressés, plusou moins forts. î°. De telles/ieum de-viennent ordinairement longues, dan-gereuses , & produisent rarement unebonne crise , parce que leurs causes in-connues font difficiles à surmonter parles Forces de la nature. 3 °. Quelquefoislesfievres endémiques, épidemiques, &
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pestilentielles , revêtent la nature desfièvres rémittentes. 4°. Laj mémejehosearrive fréquemment nux maladies chro-niques, dans la fonte de la graisse, dansla corruption accidentelle des sucs aìbu-mineux & gélatineux , ainsi que dans iasuppuration de quelque abcès interne desdivers ulcérés du corps humain. 5 0 . Lafievre inHammatoire,ardente,aiguë,con-tinue, qui par fes-exaoerbations fe chan-ge en fievre rémittente, en caractéri-se un des genres de la plus mauvaise e-fpece.
Méthode eurative. Cependant on 11ecommît point île méthode eurative par-ticulière pour le traitement des fièvresrémittentes ; í! faut se conduire ici sui-vant les réglés prescrites pour Ia guéri-son àtxfievres en général , & quand Ufievre rémittente est symptomatiqlte , facure dépend uniquement de la maladiedont elle émane.
Fievre salubre : les fievre s faíu-bres font celles qui procurent la dépura-tion & l’expuHion de la cauíe qui lesipro-duit, &qui par ces heureux essets reta-hlissentparfaitement la santé.O11 peutdis-tinguer deux especes defievresjhlubrer,celles qui sont simplement depnratoires ,& celles qui régulièrement critiques , fsguérissent à jour préfix, par coctionou par évacuation purulente. V. Fie-vre dÉpuratoire Fievre Cri-tique.
Mais il y a , selon moi, des fievre! fa-lubres, ou pour mieux dire, salutaires ,relativement à elles-mêmes & à leurs ef-fets avantageux ; car quoique la fievresoit souvent funeste aux hommes, ellen’est pas toujours le sergent de la mort ,comme l’appclle un de nos poètes, quiavoit puisé cette idée dans la doctri-ne des médecins de son temps & de sonpays. Aujourd’hui on ne peut, ignorerque plusieurs fièvres intermittentes &(u r-tout la fievre tierce & la fievre quar-te, ne soient des fièvres plus commnné-roentsalutaires que nuisibles: cn effet,toutes les sois que ces sortes de fièvresparcourent leurs périodes fans trop deviolence ; toutes les fois qu’elles n’atta-quent point des gens d’un âge décrépit& dont les forcée soient épuisées , ellespurifient merveilleusement!e sang , ré-solvent puissamment les engorgemensdes viscères, atténuent & mettent dehors