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hutiques continues, malignes, contagieu-ses & cruelles. De telles/ïewé’í produi-sent îles vomifíemens , des diarrhées, desdysenteries, des anxiétés, des tachesnoires, rabattement des Forces ; la pu-tréfaction du foie , de la rate, du pan-créas , du mésentère; l’atrophie, laphthifie, la mort.
Cure. Cependant, quelle qtie soit lanature de ces sortes áe fièvres , on doittoujours les traiter par les anti-scorbuti-ques opposés à l’eípece particulière descorbut dont le malade est attaqué, Sc à
I acrimonie dominante, saline , muriati-que, acide, alkaline , fétide, huileuseou rancide. V. Scorbut.
Fie v re septiman E,c’est un e fièvrecontinue qui s’étend jiií'qu’au septièmejour, & que termine la simple défécation.
Par le secours de cette défécation, lafievre s’affoiblità mesure que la dépura-tion se fait; & cette dépuration se mani-feste dans les urines, qui font ici fortchargées, troubles & épaisses : car cettefievre n’a ni la violence ni le temps con-venable pour produire d’autres cessions.
II n’y a même ni jour indicatif, ni jourconfìrmatif qui marque régulièrement letemps où ces fortes d e fievres doivent fi-nir : quelquefois, c’est à la première,d’autres fois à la seconde, & d’antres foisà la troisième exacerbation ; rarement el-les s’étendent jufqu’à la quatrième, &par conséquent elles fe terminent dans lasemaine où elles ont commencé, ce quileur a fait donner le nom Aefiptimane.
Fievre spasmodique ,febrisspqs-tnodica. Cen’est point une fievre particu-lière , c’est une affection fymptomatique& très-effrayante , qui fe rencontre quel-quefois jointe à \a fievre.
Cause prochaine. Elle est produite parim vice du cerveau, lequel provient ouil’une irritation qui fe communique ancerveau par le moyen des nerfs ou dumouvement irrégulier & déréglé des li-queurs qui circulent dans ce viscère ; Sccette irrégularité peut avoir pour causestoutes celles du délire, du coma, de l’in-somnie.
Effets. Si le spasme dure long-temps,ilaffecte tout le genre nerveux, par la com-munication réciproque que les nerf fontensemble, d’où naissent tant île tristesmaux,
fronostìes. L’affection fébrile convul*
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sive est plus ou moins dangereuse , sui-vant sa violence, ses répétitions , & leScauses dont elle émane. Les convulsionsqui succèdent dans la fievre à de grandesévacuations , font pour l’ordinaire mor-telles , ainsi que celles qui font accompa-gnées d’uri délire perpétuel.
Cure. On réglera toujours la méthodeenrative fur la variété des causes. En gé-néral , on tentera d’adoucir l’àcreté do-minante, de résoudre la matière enga-gée , de relâcher les parties qui font encontraction, de fortifier celles qui fontfoibles , de procurer une révulsion , o.Si la fievre spasmodique est occasionnéepar une irritation locale, on portera lesremedes fur la partie irritée. En un motpour abréger ce vaste sujet selon les in-dications différentes, les causes, les par-ties affectées , les fonctions dérangées oususpendues, on combattra le mal par desremedes disterens ; L par la saignée, lespurgatifs, les cinétiques , les bains, lesvésicatoiresjes épispastiques, les fomen-tations, les frictions , les relâchans, lescaïmans, les cordiaux , les aromatiques,lesnervins, les fétides, Uc. d'oà l'onvoit assez combien font ridicules les pré-tendus spécifiques anti-spafmodiques ,auxquelsle vulgaire, & principalementles grands seigneurs , donnent sottementleur confiance.
Fievre sporadique , ainsi dite devareífiD , je disperse. Ce font des fievresde différentes especes, semées cà & làfur certaines personnes feulement,qu’el-les attaquent en divers temps & lieux ,parce qu’elles procedent d’une cause quileur est propre & particulière. F. Spo-radique.
Je connois un ancien auteur qui a trai-té exprès ce sujet ; c’est Atnicus ( Diome-des), dont l’ouvrage écrit en latin parut,à Venise eu 1605, in-ùfi. Mais l’onvra-ge de Ramazíini , de morbis artificum,fournit encore plus de connoiffance furles maladies sporadiques particulières.
Fievre station naire, w*. Fie-vre Homotone. Mais Sydcnham ap-pelle fievres stationnasses , fe.bres fiutio-narias, les fievres continues épidémiques,qui dépendant d’une constitution particu-lière & inconnue de l’air , règnent pen-dant tout le temps de la durée de cetteconstitution , & ne paroïffent jamais au-trement.