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Tome XIV. FERM - FORL.
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parier ainsi, qui ne soutiennent cette opi-nion que relativement à leur système desiiiées innées , parce que ee système lesconduit à une si étrange conséquence. Eneste t, fi nous avons une idée innée deDieu, comme le veulent ces philosophes,nous avons donc une idée innée primitive& directe de sinsiui; nous comroifsonsDieu avant ies créatures, & nous neconnoiflons les créatures que par l’idéeque nous avons de Dieu , en passant del’infini au fini. Cette conséquence si ab-surde suffiroit, ce me semble , pour ren-verser le système des idées innées, si cesystème n’étoit pas aujourd’hui présqil'entiérement proscrit. V. IpF.E. V.tttijsi Infini , & l'article précédent.

M.Mnffchenbroeck dans le second cha-pitre de ses sJJ'íiìs de physique , dit L en-treprend de prouver que infini peut êtreégal à l’infini ; c’est tout au moins unemauv.aisq maniéré de s’énoncer ; il falioitdire seulement, qn’iin espace fini en toutsens , peut être égal à un espace infini entm /raj.C’est une vérité que les géomètresprouvent dans une infinité de cas; témoin\9. logarithmique & une infinité d’autrescourbes. Voyez Log akithmique. M.Muíschenbroeck , parmi les preuves deIon assertion, apporte ('hyperbole : enquoi il se trompe , dn moins , s’il veutparler de ('hyperbole ordinaire, caronprouve que ('espace renfermé entre ('hy-perbole ordinaire & ses asymptotes, estnon-seulement de longueur infinie, maisaussi infini en surface. V. Asymptote.CO)

FINIR , v. act. désigne en peinture untableau où il n’y a rien d’indécis , & donttoutes les parties sont bien arrêtées. II sedit aussi quelquefois d’nne faqon de pein-dre , où l’on u’apperçoit pas les coupsdll pinceau ou touches qui forment lesobjets. Un tableau peut être extrême-ment fini-, & néanmoins fort mauvais.On dit, ce peintre soroit excellent s'ilfinijfoit davantage ses tableaux : c’est ungrand génie, mais il ne finit rien. ( R )

Finir, Batt.d'or. /^.Batteur d’or.

ElNIR , chez les ouvriers en fer & au-tres , c’eft donnera ('ouvrage fa derniereperfection , y mettre la derniere main.

Finir, EventaiUiste , e’eft mettre laderniere couleur, & achever parfaite-ment les peintures d’un éventail.

FlNik » Orfèvre en greferit , c’est

FIN W

adoucir les pieces à la lime , & les mettreen état de passer au poli, de sorte qu’ellesne retournent plus à l’orfevre.

En terme A'orfévre - bijoutier , c’estmonter les charnières des tabatières, 8cles mettre en fermeture,réparer les char-nières , les polir, terminer les coins Stles fermetures ; c'est dans cette opérationque brille particulièrement ('attentiond’tin artiste scrupuleux, la rondeur d’unecharnière , la jonction exacte de ses cou-lisses, & de raísomblagedeses charrions:son roulement ne doit être ni trop durni trop lâche: la douceur d’une fermeture& fa belle jonction, senties caractèresles plus essentiels du beau fini des taba-tières ; il est encore d’autres choses quidécèlent Ion bon goût & son attention ,comme ('égalité & le bel uni des biseaux& quarrés, ainsi que d’avoir soin quequelque vísqu’il donne à ses contours ouà ses angles, rien n'en soit cependant cou-pant , & ne puisse incommoder les mainsles plus délicates.

On emploie encore ce ternie commu-nément pour exprimer le beau poli & ledernier vif que l’on donne aux ouvragesd’ortevrerie.

Finir, terme de planeur , signifie fac-tion de teindre les coups visibles du mar-teau , & de polir au cuir, c’est à-dire furle tas couvert d'un cuir en plusieurs dou-bles.

FINISSEUR, f. m .Horlogerie, nomque les horlogers donnent à ('ouvrier quifinit les mouvemens des montres ou despendules.

On trouvera à Varticle MOUVEMENTce que c’est qu’nn mouvement en blanc;que c’est une montre ou une pendule faî-te, mais dont certaines parties, commeles dentures, les engrenages, les pivots ,Ne. n’ont point encore reqn leur perfec-tion ; Si que de plus dans ces mouvemens('échappement n’est pîs encore Fait enressort, Ne. la fusée n est point égalée ;c’est toute cette partie de I ouvrage dontle finifeur est chargé ; enfin toutes lesparties d’une machine pouvant être bienfaites fans que leurs relations soient tel-les qu’elles devroient être pour produirel’effet requis, c'eRanfinijJeur à disposertoutes ces choses, & à faire que la mon-tre sortant de ses mains, soit en état d'al-ler, & de mesurer le temps le mieux qu’ilestpolsible, Par cette division de l'ouvra-