Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

r 57° F L Â

nous les rapportions ici à cause Je leursingularité.

1°. II étoit défendu au flamine âialed’allerà cheval : a”, de voir une arméeIiors de la ville , ou une armée rangée enbataille ; c’est pour cette raison qu’il n’é-toit jamais élu consul dans le temps oùles consuls commandaient les armées;3*. il ne lui étoit jamais permis de jurer ;4°, il ne pouvoit se servir que d une forte«i’anneau , percé d’une certaine manié-ré : 5°. il n'étoit permis à personne d’em-prunter du feu de la maison de ce flami-ne , hors le feu sacré ; 6°. fl quelquehomme lié & garotté entroit chez lui,il étoit délivré, on lui étoit les fers, &on les jettoit hors de la maison par-desTnsle toit de la couverture ; f. il ne pouvoitavoir aucun nœud ni à son bonnet sacer-dotal , ni à sa ceinture , ni autre part :

fi quelqu’un qu’on menoit fouetter,se jettoit à ses pies pour lui demandergrâce, c’eût été un crime de le fouetterce jaur-Ià : -9°. H n'y avoit qu’un hommelibre qui pût couper les cheveux à ce fia -mine : io°. iloe lui étoit pas permis detoucher ni chevre , ni chair crue , nilierre , ni feve, ni rnême de proférer lemom d'aucune de ces choses : n", il luiétoit défendu de tailler les branches dewigne qui s’élevoient trop haut : 12°. ilne pouvoit coucher trois nuits de fuitedans un autre lit qiie le sien, & pour lorsil n'étoit permis à aucun autre de cou-cher dans ce lit, au pié duquel il ne fal-Joit mettre ni coffre, ni fer, nj aucunesbardes : 13°. ce qu’on coupoit de ses on-gles ou de ses cheveux , devoit êtreenterré fous un chêne verd : 14°. toutjour étoit jour de fête pour le flaminediale j 15®- il lui étoit défendu de sortirà l’air sans son bonnet sacerdotal ; il pou-voit cependant le quitter dans fa maisonpour fa commodité; mais cette grâce luia été accordée depuis peu , dítSabiuus ,par les pontifes qui font encore dispen-sé de quelques autres cérémonies : 16°.îl ne lui étoit pas permis de toucher deía farine levée ; if. il ne pouvoit ôterfa tunique intérieure qu’ert un lieu cou-vert , de peur qu’il ne parût nu fous leciel, & comme Ions les yeux de Jupiter;*9°. dans les festins , personne n’avoitséance an-defiiis Au f lamine diule , hormisle roi sacrificateur : 19 0 . si la femme ve-ïUiit 3 mourir, il petdoit sa dignité Aufls-

F t A

mine : 20*. il ne pouvoit faire divorcéavec sa femme; il n’y avoit que la mortqui les séparât: bx°. il lui étoit défendud’entrer dans un lieu où il y avoit un bû-cher destiné à brûler les morts : 22 0 . illui étoit pareillement défendu de toucheraux morts; il pouvoit pourtant assister àun convoi ....

Voici les paroles du préteur , qui con-tiennent un édit perpétuel. “Je n’obli-gerai jamais 1 e f lamine diale à jurer dansma jnrisdiction Enfin le flamine Aialeavoit seul droit rie porter Valbogalérus oule bonnet blanc , terminé en pointe, soitparce que ce bonnet est le plus grand detous, soit parce qu’il n’appartient qn’àce prêtre d’immoler à Jupiter une victi-me blanche, dit Varron , liv. II des cho~ses divines. Dicí. de Alythol. \ l). J- ')

Flamine, (la), f. f. Lìttérat. Lesflamines ou fforniques , en latin flamines ,flaminicce, étaient des prêtresses particu-lières de quelque divinité, ou simple-ment les femmes des flamines-, car ce motse trouve pris dans ces deux sens diffé-rensjur d’anciens marbres cités par Gril-ler ,pag. 303, n°. 3 , &pag. 4S9, »°. 9.

Les flaminiques qui n'étoient pas prê-tresses particulières, avoient fomententde tête & le surnom de leurs maris ; ce-pendant la femme du flamine diale , oudu prêtre de Jupiter, étoit las lamine parexcellence : elle s’habilloit de couleurde flamme, & portoit fur ses habits l’i-mage de la foudre de même couleur, Ldans fa coèffure un rameau de chêneverd ; mais lorfqu'elle alloit aux orgies,elle ne devoit point orner fa tète ni pei-gner ses cheveux.il lui étoit défendu «sa-voir les souliers de bête morte qui n’eûtpas été tuée : il ne lui étoit pas permisde monter des échelles plus hautes quede trois éehellons. Le divorce lui étoitinterdit, & son sacerdoce cellbit par lamort de son époux ; enfin elle étoit as-treinte , dit Aulu-Gelle , aux mêmes ob-servances que son mari. I r . donc Flami-ne diale. (D. J.)

FLAMMANT , s. m. fbœnicofterus ,Hifl.nat. Ornitholog. Oiseau très-remar-quable par la hauteur des jambes & lapetitesse des pies & de la queue , & parla forme du bec qui est recourbé à-peu-près comme le manche d'une charrue ,c’est pourquoi on l’a appelle beckaru. II aaux ailes des plumes rouges, doat la