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Tome XIV. FERM - FORL.
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gît ; pourquoi fléau dispersée en petitesgouttes l’éteint assez promptement, if c.Nous renvoyons à ces explications, quifont purement conjecturales, & qui àdire vrai 11e nous paroisse nt pas extrême-ment satisfaisantes. Nous croyons qu’ilseroit plus court & plus vrai de dire,qu’on ignore la cause de ces phénomènes1> ordinaires, ainsi que celle de beaucoupd’autres. Voyez FEU , FumÉe, CHA-LEUR, &V.

II y a fous la terre des matières com-bustibles, qui venant à s’en détacher & às’élever dans 1 air, prennent/ïmwKf. Ta-cite raconte qu'une ville fut brûlée pardes flammes de cette espece , sorties dusein de la terre , sans aucun autre acci-dent, comme tremblement, Ne. L côtéd'une des montagnes del’Apennin, en-tre Bologne & Florence, on trouve unterrein assez étendu d’où il fort une hau-te flamme fans bruit & fans odeur , maisfort chaude ; la pluie la fait disparoître ,mais elle renaît ensuite avec plus de for-ce. On connoit aufli les fontaines dontl’cau s’enftamme lorfqn’on en approchelin flambeau allumé. Ibid. §. 1490. Voy,Fontaine , £jV.

Tous les corps qui s’enflamment, com-me l’huile, le suif, la cire, le bois, lecharbon de terre , la poix , le soufre ,if c. font consumés par leur flamme , &se dissipent en une fumée qui d’abord estbrillante ; à quelque distance du corpselle cesse de l’être , & continue feule-ment à être chaude : dès que la flamme estéteinte , la Fumée devient fort épaisse,& répand ordinairement une odeur très-forte ; mais dans la flamme elle perd sonodeur en brûlant.

Selon la nature de la matière qu’onbrûle, la flamme est de différentes cou-leurs ; ainlì la flamme du soufre estbleue; celle du cuivre uni à l’acide dusel marin , est verte ; celle du suif, jau-ne ; & celle du camphre , blanche. Lors-que la poudre à canon prend feu , elle sedissipe en fumée enflammée. V. NlTRE.

II y a un phénomène assez digne deremarque fur \a flamme d’une chandelle,d’un flambeau ou de quelqu’autre chosesemblable; c’est que dans l’obfcurité laflamme semble plus grande, lorfqu’on jen est à nne certaine distance, que quandon en est tout proche : voici la raison quequelques philosophes en apportent. A J

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une distance de six pies , par exemple ,l’ceil peut aisément distinguer la flammed’avec flair contigu qui en est éclairé, &appercevoir précisément où h flamme est:terminée ; mais à un plus grand éloigne-ment, comme à celui de trente piés,quoique l’angle que soutient la flammedans ce dernier cas, soit beaucoup plu»petit que dans le premier ; cependantcomme on ne peut plus distinguer préci-sément où se termine \a flamme , on con-fond avec elle une partie de flair envi-ronnant qui en est éclairé, & on le prendpour \iflamme même. V. Vision.

Au reste quelle que soit la cause de cephénomène , il est bon de remarquerqu ilest renfermé entre des limites : carla flamme d’une chandelle ou d’un flam-beau ne paroît que comme un point àune très-grande distance , & elle ne sem-ble s’agrandir que lorfqu’elle est assezprès de nous; après quoi cette mêmeflamme diminue de grandeur à mesurequ’elle Rapproche. II y a donc un pointou un terme où la lumière paroît occu-per le plus grand espace possible ; il neseroit peut-être pas inutile de fixer ce| terme par des expériences, & peut-êtrecette observation fourniroit- elle desvues pour en découvrir la véritablecause.

C’eft un phénomène Fort singulier &fort intéressant que celui de la productiond’une véritable flamme par le mélangede deux liqueurs froides. L’une de cesliqueurs est toujours l’acide nitreux, soitpur, soit mêlé avec de l’acide vitriolique;& l’autre une huile , un baume, ou unbitume. La théorie de cette inflamma-tion qui est de notre célébré M. Rouelle»appartient à Varticle Acide nitrebx.p'. NlTRE.

Les chymistes employent la flamme ap-pliquée immédiatement à certains su-jets , dans l’opération appellée réverbé-ration. V. Réverbération.

La flamme déterminée avec art dansdes fourneaux convenables, fournit unFeu très-violent : c’est par la/Iamme ques’échauífent le grand réverbéré, & lefourneau à raffiner i'argent, ou la cou-pelle en grand, le Fourneau à cuire laj porcelaine , la brique, if c. (O) ( b )

| Flamme ou Feu vital, PhyJìol, tc’est une substance ignée très - subtile ,

I que plusieurs anciens L quelques mo-