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Tome XIV. FERM - FORL.
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F L A

FLATIR, 'V. act. terme francien mttf-tioyage , c’étoit battre un carreau sur Rcn-clume ou tas , avec le flatoir ou grosmarteau , pour lui donner l’épaísTeur quel'on vouloit.

Dans la fabrication des especes a umarteau, c’étoit ce que i’on appelloitincinquième façon. Le carreau ayant étéflatì, le nommait flâne.

FLATOIR , f. m. à la monnoìe , mar-teau pesant sept à huit livres, en façonde corne de boeuf, servant pour broyerou briser par la face circulaire & plane,& par lautre extrémité pointu & fin pourpercer.

Comme le flatoir est un marteau quiprend différentes figures selon les diffé-,rens usages , ce scroit faire un article detous les differens marteaux, que le suivredans tous les usages.

FL A TR K R , v act. Econ. rustiq .,c’est faire rougir un fer en forme de cléplate, & Rappliquer au milieu du frontd’un chien qui est mordu d’un chien en-ragé , pour l’empêcher qu’il ne le de-vienne.

Flatrer : on dit, en terme de chajje,le lievre í'e fiàtre quelquefois lorsqu’il estpoursuivi.

FLATRURE, f. f. Vénerie , c’çst lelieu où le lievre & le loup s’arrétent ft semettent sur le ventre, lorsqu’ils font chas-sés des chiens courans.

FLATTER, v. a. Morale , ce verbe an ne lignification propre & physique , parlaquelle il désigne ce que fait un agentqui, au lieu de résister directement à uneforce dont il veut arrêter on changer lapente, semble plutôt aider à son mouve-ment., & raccompagner, mais cependanten faisant arec la ligne de sa direction unangle qui le détourne peu à peu de laroute qu’il suivoit, & le fait ainsi arriverà un terme très-différent de celui auquelil tendoít d’abord. On flatte le courantd’une riviere qu’on veut détourner d’unbord qn’elle endommage, non pas en luiopposant une digue qui lui résiste en face,& que bientôt elle renverseroit, ou quila porteroit avec une violence nuisibledu côté opposé, mais en lui présentantn ne surface qui ne faisant d’abord qu’unléger angle avec son courant l’éearte in-sensiblement du bord qu’elle rongeoit, &porte ses eaux vers un point qui n’a rienà craindre de ses efforts. On flatte île mê-

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me la violence des vagues de la mer, quiengloutíroient un rivage si on les aban-donnait à elles-mêmes, ou qui renverle-roicnt une digue qui leur opposerait unesurface perpendiculaire contre laquelleces .eaux viendraient frapper à angledroit. On leur oppose une digue construi-te de maniéré qu’elle n’offre à l’impétuo-sitédes flots qu’un long talus qui accom-pagne plutôt qu’il ne retient leur mou-vement, mais qui s'éîevant insensible-ment au-dessus du niveau ralentit leurfureur , & la réduit à la fin au repos, fanssecousses, fans brusque résistance, en évi-tant tout choc capable d’ébranler l’obs-tacle qu’on lui oppose. On flatte auffi uncheval fougueux qui s’emportc , non enlui opposant brutalement un inors contrelequel il se révolterait toujours davan-tage, mais en paraissant céder un peu àfa fantaisie, & en ralentissant & détour-nant insensiblement fa course par unmouvement des rênes, qui n ait rien pourlui de douloureux, & qui semble accom-pagner & aider ses mouvemens, tout eules dirigeant avec délicatesse ; on le flat-te auffi de la main & de la voix par descaresses qui lui plaisent, & par un sonde voix qui n’aiinonce rien de contra-riant , mais qui l’encourage , Radoucisse,& lui inspire de la confiance.

C’est dans nu sens à peu près sembla-ble que l’on emploie le mot flatter , en yjoignant quelque rapport au moral, lors-que l'on dit qu’il faut flatter les sots, lesfurieux , les personnes emportées par unaccès violent de colere. Ici le physique &le moral se réunissent, & leur action atant d’analogîe, que les mêmes termesservent à exprimer l’une & l’autre. Onfe garde bien avec ces gens-là, d’oppo-fernî force de corps directe, loríqu’onn’est pas fùr de vaincre leurs efforts parune force très-fupérieùre , ni contradic-tion marquée dans les idées, les raisons& les considérations ou les conseils qu’onemploie auprès d’eux; on fait au con-traire semblant de vouloir les aider, onparoît approuver leurs, desseins, on loueleurs résolutions, mais on a foin de leuroffrir de nouveaux motifs auxquels ilsn’avoient pas pensé, S: qui peuvent lesengager à Te 1 ai fier conduirp un peu dif-féremment ;on paroît prendre un vif in-térêt à ce qui les touche, avoir une gran-de estime pour leur sagesse , leur être0 o 4