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Tome XIV. FERM - FORL.
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àne verge & d’un Fer pointu au bout,qui se lance avec farc ou avec l’arbalête»II yen avoit de diverses fortes chez lesFrançois , chez les Romains & chez lesautres nations ; mais ie n’en Ferai remar-quer que de deux efpeces qui ont un nomparticulier dans les histoires de France.La première est celle qu'on appelle car-feau ou garra , Çfig. Q , pi. I, art. milit ,arme: éy machines , dans le supplémentdes planches , ) en latin quadreilus , qua-reUas, quadrillas, quadrant ?. On l’appel-loit ainsi, parce que le fer en étoit carré.Les carreaux étoieut empennés, & quel-quefois empennés d’airain, les autresfléchés étoieut jetées aveu l’arc, & lescarreaux avec la halliste ou f arbalète.II y avoit de ces carreaux fort grands,& ceux-là étoieut lancés par les ballis-tes î il y en avoit de plus petits, & ceux-ci étoiertt tirés aVec l’arbalête.

L’autre espece de fléché s’appelloit•vireton , fg. R j il en est souvent faitmention, & entr’autres , fauteur deF histoire de Charles FI en parle áu sujettfun assaut donné à Meiun par les Alle-mands de l’arrhée d’Angleterre, où ilsfurent repoussés. Le nom de vireton ,par son étymologie, pouvoit convenir àtoutes sortes de. fléchés empennées, parcequ’elles virulent & tournoient en fair;mais on l’avoit spécialement attaché auxplus grandes. On trouve encore dansquelques cabinets de curieux des fléchésdont on se servoit autrefois en France iJa plupart sotlt toutes unies, & u’nntqu’Un (impie fer pointu, lequel dans lesitnes est carré, dans les antres arrondi,dans d’autres plat & triangulaire } maisil y en avoit d’autres où l’on avoit plusrafiné pour la ligure du fer, a lin de ren-dre les blessures plus dangereuses. Lafeule inlpestiori de 1 A planche /, art mi-litaire , armes f machines , dans le sup-plément des planches, fera connoître lesdifférens ferî; des fléchés , fans autrescommentaires.

II y avoit des fléchés dont le mancheétoit inséré dans le fer, & d’autres dontle fer étoit inféré dant le fust } le fer dequelques - unes tenoit fortement au fust ,y étant cloué ou inséré à force ; & dansquelques autres, le fer tenoit peu aumanche , a fin ois i! demeurât dans leCorps de celui qui étoit blessé , Ce quirsiidoít ís plaie irès-uangersiifc-i Lê -fer

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de quelques-unes étoit de lit longueur d®trois doigts , & moins grand dans lesantres: on le réglois pour la longueurfur celle de l’arbalète, qui étoit tantôtplus longue, tantôt plus courte. (F)

Lesfteches empoisonnées sont malheu-reusement de lapins haute antiquité ; cefatal secret a par-tout précédé sillage dufer ; c’étoit pour repousser les bêtes fé-roces, à quoi les pierres, les dents,les cornes & les arêtes ne fufRfoient pas»Bientôt après les sauvages les employé-*rent dans letìrs guerres nationales s lestGaulois n’en ont jamais fait d’ufage qu®pour lâchasse. Le suc le plus dangereuxdont les Américains fe fervent, est celuidu mancanilier ou mancenil!ier,qui croîtdans fisse de Saint-Jean ou de Porto-Rico, à là hauteur d’un grand noyer iquand la feve les fait transpirer,on incisele tronc , on reçoit cette feve dans de§coquilles au pié de l’arbre , on y trempéla pointe des fléchés , qui acquièrent-par-là la propriété de donner la mortla plus prompte. On a vu qu’au boutd’un íiecle & demi l’activité du poisons’étoit conservée : les Espagnols , dartSleurs guerres contre les Caraïbes, ontcherché en vain des contre-poifons poursc garantir de ces traits : un enfant sau-vage l’iiuliqua enfin : c’est d’dvaler quel-ques pincées de sel, ou, à son défaut déboire trois ou quatre gobolets d’sau deiner, ou du sucre de cannes.

La piane ou le curare est un antre vé-gétal qui fournit aux Américains méri-dionaux le venin de leurs armes : l’arbrenommé ahouaiguacit est aussi venimeux»On trouve dans la plupart des isles del’océan Indien, & le long des côtes def Arabie jufqu’à la Chine, l’usàge desarmes empoisonnées. Dans la prelqu’isledu Gange, à Màlaca, au Pegu, à Java,à Sumatra, on sc sert d.es crics & descanjaxes , poignard dangereux, empoi-sonnés jufqtl’à la moitié de laàatne.

Ceux de Java plongent léurs traitsdans 1e Venin du leTard geuho, dont leeontre-poisoh est la racine du l'affraiid’Itiefa.

Les insulaires de Macassar «nf le plushorrible secret pour empoisonner lentspetites, fléchés à sarbacanes , d’nli mié-1brûlant qui coule d’un arbre ; ses sauva-ges de Surinantcolonie hollandoise ,aa -íkiêm* -degse -de latitude, etnpei-í,p i