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’tktnlruntjffrrts , in quo ex toto orleVenujiioresflores teri imcijî proferuntur $Farts , 1621 , chez de Mathonniere , in-fo!. 0 11 attribue ce recueil à Robert.
Toulouse ( Guillaume ) , maître bro-deur de Montpellier, Livre de f leurs ,fetnlles , çy oiseaux , inventé & dessinéd'après le naturel > à Montpellier , 1656,fil. fig.
Anonymes. Flore er-garden difplayd' inabove 400 curious représentations of Iketttojl heautiful flo-œers , colourd' to the li-se i Lotidon , 16 3 Ç , fol.
J. H. Recueil de diverses fleurs mises*u jour , Paris , l6;z , in-fol. (O. J f)
Fleur , Agricult. Les jardiniersfleuristes restreignent le mot de fleurs àquelques plantes qu'ils cultivent à causede la beauté de leurs fleurs , & qui ser-vent d’òrnement & de décoration auxjardins, tels font les œillets, les tulipes,les renoncules , les anémones , les tubé-reuses, &c. cequ’il y a de singulier,c'est que nous n’avons point de bellesfleurs , excepté les oeillets, qui origi-nairement viennent du Levant. Lesrenoncules, les anémones, les tubéreu-ses , plusieurs especes d’hyaciutlies, denarcisses, de lis, en font auffi venues ;niais on les a rectifiées en Europe par lesecours d’un art éclairé. 11 ne faut plusaller à Constantinople pour admirer cesfleurs ; c’elt dans les jardins de nos cu-rieux qu’il faut voir leur étalage succes-sif, & en apprendre la culture.
Les fleurs ont des graines qui produi-sent des tiges ; & ces tiges sortent 011 deracines ou d’oignons ; ainsi 011 peut dis-tinguer de deux fortes de fleurs j cellesqui viennent de racines , & celles quiviennent d’oignons : mais toutes cesfleurs peuvent se multiplier par descayeux , par des boutures, par des tail-les , & par des marcottes. Ii seroit troplong de faire venir de toutes ies fleurspar le moyen de leurs graines; il estd’au-tres moyens dont nous parlerons : cepen-dant comme il y a quelques/Vrai'r qu’ilfaut élever de graines, nous commence-rons par en indiquer la maniéré.
De toutes les graines qui passent Tbî-ver , il y en a qu’on peut semer sur descouches, pour être replantées en d’an-tres lieux, & les autres ne se replantentque difficilement, ou point du tout. Lesjardiniers ordinaires sentent toutes les
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graines des fleurs en quatre temps ; sa-voir , en février, en mars, en avril, &en mai ; mais on peut semer pendant tou-te Tannée.
O11 fait une couche de bon fumier;on met dessus un demi-pié de vieux ter-reau bien pourri : au bout de huit ou dixjours que la couche fera faite, lorsque laplus grande chaleur en fera passée , onfemera toutes Its graines , chaque fortedans son rayon ; on les couvrira de ter-reau , de Tépaisseur de deux travers dedoigt; on les arrosera avec un petit ar-rosoir, & une fois tous les jours, s’il faitsec. Quand elles seront grandes,011 peucprendre un grand arrosoir; & si ellesle découvrent, on doit les recouvriravec un peu de terreau. II ne faut pasmanquer de les couvrir tous ies soirs, decrainte de la gelée blanche. Les couver-1 tares ne doivent pas poser sur la couche;on les élèvera , ou on les mettra en dosd’âne fur des cerceaux ; & tout le tourde la couche fera bien bouché, pour quela gelée n’y entre point. On découvre cesfleurs semées de graines , quand le soleilest sur la couche , & on les recouvre lesoir, quand ie soleil est retiré. S’il negeloit point,on pourroit les laisser à l’air;mais on y doit prendre garde,parce quedeux heures de gelée peuvent tout per-dre.
Quand ces fleurs sont de la hauteurnécessaire pour les replanter, on les re-plante dans les parterres, par-tout où onîe juge à propos, pourvu que la terre soitbonne & bien labourée. On leur redon-nera de Peau sitôt qu’ellcs serontreplan-tées, & on continuera toujours, si laterre est soche, & qu’il ne pleuve point;mais il ne faut rien arracher dans lesrayons des couches, que les plantes nesoient grandes, de peur de les arracherpour de l’herbe; car elles viennent demême.
On plante les oignons its fleurs depuisle commencemefit de septembre jnsqu’àla fin d’avril, c’est-à-dire deux fois Tan-née , en automne & au printemps : soitqu’on plante en pots ou en planche, iifaut la même terre & la même façon àT»n qu’à i’autre. On prend un quart debonne terre neuve, un quart de vieuxterreau, & un quart de bonne terre dejardin ; on passe le tout à la claie : on faitensuite qu’il y ait un pié de cette terre