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Tome XIV. FERM - FORL.
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en i;6r. Les Espagnols ne s’y font éta-blis qu’après avoir eu bien du monde detué par les sauvages : mais aujourd’huimême les François, L sur-tout les An-glais , y ont beaucoup plus de pays queles Espagnols ; les premiers y poffedentla Louisiane, & les sesonds la Nouvelle-Géorgie, avec la partie méridionale de laCaroline.

La Floride comprend une si grandeétendue de pays & de peuple fans nom-bre , qu’il n’est pas possible de rien direde fa nature, de ses productions, de son«limât, d u caractère de ses habitans , quiconviennent à tout ce qui porte ce nom.En général, les Floridiens ont la couleurolivâtre tirant fur le rouge , â caused une huile dont ils se frottent. Ilsvont presque nus , font braves & assezbienfaits: ils immolent au soleil, leurgrande divinité , les hommes qtt’ils pren-nent en guerre, & les mangent ensuite.Leurs chefs nommés paraoujlis, St leursprêtres ou médecins, nommés jouas,semblables aux jongleurs du Canada, ontun grand pouvoir fur le peuple. II y adans ce pays-là toutes fortes d’animaux,d'oiseaux & de simples, entr’autres quan-tité de sassafras & de phatziranda. Nousavons déja une description des oiseaux& des principales plantes de la Caroline,avec leurs couleurs naturelles, donnéepar M. Catesby. Mais quand aurons-nous une description fidele de la Floride ?c’est qu’il est difficile d’espérer ; & en at-tendant, nous ne pouvons nous confierà celles de Laèt, de Corréal, de de Bry,deCalvet, de Lescarbot, ni même à celle«j u P. Charle voix. (D. J.')

floriensckFloriniens, r. m.

p! u r. , Hijl. eccléf ., nom d’une sected’hérétiqnes qui parurent dans le secondlìecle, & tirèrent leur nom d’un prêtrede l'égiise romaine appelle Florien ouFlorin , qui avoit été déposé avec Blaf-tus, antre prêtre, à cause des erreurs«ju’ils avoient tous deux enseignées : ceFlorin avoit été disciple de 8. Polycar-pe ; mais s’étant écarté de la doctrine deson maître , il soutenoit que Dieu étoitFauteur du mal, ou plutôt que les chosesinterdites par Dieu n’étoient point mau-vaises en elîes-mémes, mais seulement à«anse de sa défense. II embrassa aussi’quelques autres opinions erronées deVa-lefltia&des Carpoeratiens. Voytz Fart.

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CaRPOCRATIENS. Charniers. (G)

FLORILEGE , f. m. Théologie , eftune efpece de bréviaire qu’Arcudius acomposé & compilé ponr la commoditédes prêtres & des moines gréés , qui nepeuvent porter en voyage tous les volu-mes où les offices de leur église se trou-vent dispersés.

Le florilège comprend les rubriques-générales , le pseautier, & les cantiquesde la version des Septante, l’hotloge ,l’office des Féries, Uc.

Florilège, Littéral,, est le nomqne les Latins ont donné à ce que lesGrecs appellent anthologie, c’est-à-direun recueil des pieces choijies, contenantce qu’il y a de plus beau & de plus fleuridans chaque genre. V. Anthologie.Charniers.

FLORIN , f. m. Comm. Oa entendpert florin une monnoie réelle & couran-te, ou une monnoie imaginaire de comp-te. Plusieurs marchands , négocians &banqniersde Hollande, & de plusieursvilles d’Allemagne & d’Italie , se serventdu//«rÌK pour tenir leurs livres & dres-ser leurs comptes ; mais ces florins fontde différentes valeurs & ont diverses di-visions.

En Hollande , le florin de compte oucourant est de 40 deniers de gros, & ledivise en patards & en penins. Le florinde banque vaut 4 à ; pour cent plus quele florin courant ; on l’estime à 42 ou 43fous de France.

 Strasbourg, il est de 20 fous , & sedivise en brins & en penins, monnoied’Alsace.

A Lille, Liege, Mastricht, le florinest de 20 sons pu patards , & vaut 25 fousde France.

A Embden ,\e florin vaut 28 fous deFrance : on comptoít autrefois par florinsen Provence, en Languedoc & dans leDauphine.

he florin d’Allemagne est deíocreut-zers,ou 1; batz , ou 30 albus, St vakit50 fous de France h le florin dc Brabantest d’nn tiers moins Fort, & ne pese que20 aides, ou i livre 13 sous 4 deniers deFrance.

Le florin de Dantzick St de Konigs-berg est de 39 grosch ; le giofch est de18 penins ; trois florins font la rixdale :1 eforin vaut q? fous de France.