Band 
Tome XIV. FERM - FORL.
JPEG-Download
 

b§4 F L U

tie de ces parties : i! en feroit de même d nprincipe cie {équilibre,fi on pouvoiteom-jparer léparément les particules fìuideseutr’elles : mai- lions ne pouvons com-parer ensemble que des masses , dontt’action mutuelle dépend de faction com-binée de . ifìeir nt-'S parries qui nous fontinconnues ; l’tx périence feule peut doncnous instruire lur les lotx fondamentalesCÍe {hydrostatique.

L’éqitilibr.- des fluides animés par uneforce de direction & de quantité constan-te , comme la pesanteur, est celui qui faprésente d’abord , & qui est en effet leplus facile à examiner. Si on verse tineliqueur homogène dans »n tuyau com-pote' de deux branches cylindriques éga-ies &' verticales , unies ensemble par unebranche cylindrique horizontale , la pre-mière choie qti’on observe , c’est que laliqueur ne íauroit y être en équilibre,sans être à la nié nie hauteur dans les deuxbranches. Il est facile de conclure de là ,que le fluide contenu dans la branche ho-rizontale est preste en sens contraire parfaction des colonnes verticales, Inex-périence apprend de plus , que si une desbranches verticales, & même, si l'on veut,une partie de la branche horizontale estanéantie , il faut, pour retenir le fluide ,la même force qui feroit nécessaire poursoutenir un tuyau cylindrique égal àí’une des branches verticales , & remplide fluide à la même hauteur; & qu’engénéral, quelle que soit l’inclinaison dela branche qui joint les deux branchesverticales , le fluide est également pressédans le sens de cette branche & dans le{pus vertical. II n'en faut pas davantagepour nous convaincre que les parties desfluides p élans font pressées & pressentégalement en tout sens. Cette propriétéétant une fois découverte , on peut aisé-ment reconnoítre qu’elle n’est pas bor-née mx fluides dont les parties font ani-mées par une force constante & de direc-tion donnée , mais qu’elle appartient tou-jours aux fluides, quelles que soient lesforces qui agissent fur leurs différentesparties : il suffit, pour s’en assurer , d’en-Jfermer une liqueur dans un vase de fi-gure quelconque, & de !a presser avec linpiston : ear si l’on sait une ouverture enquelque point que ce soit de ce vase , ilfaudra appliquer en cet endroit une prei-íio» égale à celle d« Mou » pour retenir

F t U

ta liqueur ; observation qui prouve tnicontestablemerit que la pression des par-ticules se répand également en tout sens ,quelle que soit la puissance qui tend à lesmouvoir.

Cette propriété générale, constatée parune expérience aussi simple, est le fonde-ment de tout ce qu’on peut démontrerfur ('équilibre des fluides. Néanmoinsquoiqu’eile soit connue & mise en usagedepuis fort long-temps, il est assez sur-prenant que les loix principales de {hy-drostatique en aient été si obfcutémentdéduites.

Parmi une foule d’auteurs dont laplupart n’ont fait que copier ceux quiles avoient précédés, à peine en trouya»t-on qui expliquent avec quelque clarté ,pourquoi deux liqueurs sont en équili-bre dans un fyphon ; pourquoi l’eau con-tenue dans un vase qui s’en va en s’élar-gifiant de haut en bas,presse le fond de cevase avec autant de force qne fi elle étoitcontenue dans un vase cylindrique demême base & de même hauteur, quoi-qu’en soutenant un tel vase , on ne porteque le poids du liquide qui y est conte-nir ; pourquoi nu corps d’nne pesanteurégale à celle d’lin pareil volume de flui-de > s’y soutient en quelqu’endroit qu’oiíle place, Uc. On ne viendra jamais àbout de démontrer exactement ces pro-positions , que par un calcul net éi pré-cis de toutes les forces qui concourent àla production de l’effet qu’on veut exa-miner, & par la détermination exacte dela force qui en résulte. C’est ce qne j’aitâché de faire dans mon traité de f équili-bre & du mouvement des fluides , Paris1744, d’une maniéré qui ne laissât dansl'efprit aucune obscurité, en employantpour unique principe la pression egale entout sens.

J’en ai déja déduit jiifqu’à la propriétéfi connue des fluides , de fe disposer demaniéré que leur surface soit de niveau ,propriété qui jufqu’alors 11’avoit peut-être pas été rigoureusement prouvée.

Un auteur moderne a prétendu prou-ver {égalité de pression des fluides entous sens, par la figure sphérique & ladisposition qu’il leur suppose. 11 prendtrois boules dont les centres soient dis-posés en un triangle équilatéral de basehorizontale, & il fait voir aisément queia boule supérieure preste avec la même