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Tome XIV. FERM - FORL.
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c’est-à-dire oblique ; mais Servius,dans í'cs remarques lur Virgile, dit à l’uolaiìnn de ce vers ,

A ut tibi curva choros tibia bacebi.

Banc tìbiam grœci vocant ■ssXxytxv'hç'é-Les Grecs appellent cette futc (curvatibia) plagiante ? or les anciens ajmi-toient au bout de lems fiutes une cornede veau pour cn augnyenter le l’on ; cettecorne etoit naturellement recourbée &rend à par conséquent la flûte mêmecourbe, & voilà la curva-tibiu de Virgile,& la phgiaule des Grecs. On voit de cesflûtes courbes lur plusieurs monumensanciens.

La vérité m’oblige d’ajouter que j’aïtrouvé des especes dz flûtes traverlieres ,ou plutôt de vrais fifres lur deux bas. re-liefs qui retrouvent l’un it l’autre dansV Antiquité expliquée de Montfa ucon. Lepremier dé ces bas-reliefs représente,suivant le savant bénédictin , l’Amour &Psyché, tons deux font portés par descentaures. L’amour tient à fa bouche unbâton qui semble être un fifre, L i! estdans l'attitude de quelqu’un qui joue decet instrument : entre les deux centau-res est cupidon ou génie ailé debout,jouant ansiì.du fifre. Je soupçonne ce bas-relief d’étre mal copié.

i°. Farce que Alontfaucon dit positi-vement que le cupidon debout entre lescentaures, tient lin vase : or l'instrumentque tient l’amour à cheval, ressembleexactement au premier, & si Pun est unvase, l’autre aussi en est un.

î°. Parue que je n’ai vu sur aucun mo-nument l’amour jouant d’aucune especede flûte-, l’on trouve bien des génies ai-lés jouant de cet instrument, mais nonl’amour.

Le second de ces bas-relieFs que Mont-Faticon a tiré de Boissard, ressemble beau-coup au premier , & jc le soupçonne den’étre que le premier altéré par les dessi-nateurs ; au moins si ce soupçon n’est pasfondé , il est très-probable que ces cen-taures & ccs cupidous sont nne allégorie,& que l’un de'ees bas-reliefs est imité del’autre.

Au reste qu’ou ne soit pas étonné sij’accuse si facilement ici & aillc-nrs ceuxqui ont copié les bas-reliefs antiques, deles avoir altérés : j’ai des preuves indu-bitables , qu’ils se sont trompés en plu-

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sieurs occasions, L j’cn rapporterai deuxdes plus fortes.

L’on trouve dans le tome 1 del'anti-quité expliquée de Mmitfaucon , une fy-rínge composée de huit tuyaux à bizeau.Chaque tuyau est percé de trous latéraux;les deux premiers en ont chacun quatre;les quatre l’uivans en ont chacun trois;l’avant-dermer deux , & le dernier un.Je ne remarquerai point que jamais onne trouve de syrmge dont les tuyauxsoient à bizeau , & perces de trous laté-raux; je demanderai feulement commentavec huit doigts , car les pouces doiventservira temr l’instrument, je dimande-rai, dis-je, comment avec huit doigtson jouera d’un instrument à vingt-troistrous ? Me répondra-t-on qu’on ne joueque d’un tuyau à la fois , & qu’aìors ilne fautau plus que quatre doigts. Je de-mande alors comment un musicien trans-portera dans le même instant son instru-ment d’un côté à l’autre , & fos doigtsd’un tuyau à l’autre fans se tromper ?

Qu’on trouve dans le traité de tibiitveterum deBartholin , planche //, fìg.i, un joueur Ae flûte tenant éíznn flûtes,dont chacune a deux trous latéraux , &à côté deux petites éminences cubiques,ou chevilles; cette même figure se trou-ve dans Boissard ; mais les flûtes n’ontni trous latéraux, ui chevilles; bien loinde-là, elles sont entourées d’anneaux.Que ce soit Bartholin , ou que ce soitBoissard qui ait représenté l’antique, l’undes deux s’est trompé dans cette occasion,on peut avoir de même mal copié le bas-relief où font les fifres , & je fuis fondéà dire que les anciens n’avoient point deflûtes traverlieres, juíqu’à ce que j’aiede bonnes preuves du contraire.

Les fiutes à bocal, ou les cornets, sontdifficiles à emboucher , & il est prel-qu’impoffible de jouer de deux de ces flû-tes à la fois ; c’est cependant ce que Fai-soient les anciens habituellement. D’ail-leursune flûte à bocal n’a rien qui res-semble à une goìette ou languette (c’est-à-dire , à nue anche, comme nous leverrons) , cependant il paroit par quan-tité de passages des auteurs anciens queta glotte ou languetteétoit indispensableà la flûte. Voici quelques-uns de ces pas-sages.

Porphyre, dans ses Commentaires fierk çhttp. 8 duiivre premier des B tir me ni-