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téc monte pendant que ta Inné est au-dessus de l’horizon , & qu’elle descendpendant que la lune est au-dessous del’horizon , ds forte que h haute marée yarrive au coucher de la lune, & la bassemarée au lever de la lune : au Contrairequand la lune est au midi de la ligne équi-noctiale , la haute marée arrive au leverde la lune , & la basse à ton coucher ; deforte que les eaux se retirent pendanttout le temps que la lune est au-dessus del’horizon.
On a donné différentes explicationsplausibles de ce phénomène ; M. Enter aprouvé par le calcul que cela devoitètreainsi. Voyez la fin de son excellente pie-ee sur \cflux& reflux. Newton a insinuéq tic la cause de ce fait singulier résultedu concours de deux marées, dont l’unevient dc la granite mer du sud , te longdes côtes de la Chine; & l’autre de la mer-des Indes.
La premiere dc ces marées venant deslieux dont la latitude est septentrionale ,est plus grande quand la lune fe trouveau nord ds l’équateur au - dessus de l’ho-rizon, que quand la lune est au - dessous.
La seconde de ces deux marées venantde la mer des Indes & des pays dont lalatitude est méridionale . est plus grandequand la lune décline vers le midi,& ne fetroupeau dessus de l'horizon, que quandla lune est au-dessous; dc forte que deces marées alternativement plus grandes& plus petites, il y en a toujours successi-vement deux des plus grandes & deuxdes plus petites qui viennent tous iesjours ensemble.
La lune s’a-pprochant de la ligne éqlli-noctiale , & les flux alternatifs devenantégaux , la marée cesse , & l’eau reste fansmouvement; mais la lune ayant passé dePautre côté de Féquateur, & les flux, quiétoient auparavant les moindres, étantdevenus les plus considérables, le temsqui étoit auparavant celui des hauteseaux, devient le tems des eaux basses , &le temps des eaux basses devient celui deshautes eaux ; de forte que tout le phéno-mène de cette marée singulière du portde Tiinkiug s’explique naturellement &fans Forcer la moindre circonstance , parles principes ci dessus, & sert infinimentiì confirmer la certitude de toute la théo-rie des marées.
Ceux de nos lecteurs qui feront assez
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avancés dans la géométrie, pourront con*sulter fur la cause des marées les excel*lentes dissertations de MM- Maclaurin ,Daniel Bernouilli & Euler , couronnéespar l’académie royale des Sciences deParis eri 1740. Dans mes réflexions furla cause générale des vents , imprimées àParis en 1746 , j’ai donné aussi quelquesremarques fur les marées , cette matièreayant beaucoup de rapport à celle desvents réglés, entant qu’ils font causés parFaction du soleil & de la lune.
Après avoir expliqué en gros les phé-nomènes in flux & reflux pour le com-mun des lecteurs, il nous paroît juste demettre ceux qui sont plus versés dans lessciences , à portée de se rendre raison àeux-mêmes de ces phénomènes d’unemaniéré plus précise. Pour cela , nousallons donner la Formule algébrique del’élévation des eaux pour une positionquelconquedonnée du soleil & de la lune.
Si l’on nomme S la masse du soleil, Zicelle de la lune , D la distance du soleil àla terre, S celle de la lune , r le rayon dela terre; les forces du soleil & de la lunepour mouvoir les eaux de la mer , fontentr’elles,toutes choses d’ailleurs égales,
comme à ^ ou plus simple-
t 3 S * Lment comme a vr-Dz ■ í>3
Pour nous expliquer plus exactement,soit 2 la distance de la lune au zénithd’un lieu quelconque , 011 aura à très—peu-près S —r colin, z pour la distance
de la lune à ce lieu; &
pour la force avec laquelle la lune tendà attirer Peau de la mer en cet endroit-!à ; cette force fe décompose en deuxautres : l’une terni vers le centre de laterre ; & par le principe de la décom-position des forces (voyez DECOMPO-SITION U Composition), elle ek
--Í-T-—_ , l’autre est parallèle
(à- r colin. z) !
à la ligne qui joint les centres de la terreL dc la lune; & elle est par les mêmes
principes égale à =
, , , L , g Lr cosin.z
a tres - peu - prés s,---y---
0 2 o 3
Voyez Suite, Approximation ifBinôme , & siu-tout l’arî. Négliger,