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de ces différentes espèces, L assignerleurs emplois particuliers.
Flux blanc. On prend une certainequantité du flux crud , à parties égalesde nitre & île tartre, que nous décrironsci-après. On le met dans une poêle de ferou dans un creuset, dont les deux tiersrestent vuides. On place ce vaisseau furun feu médiocre,ou la matière s’embrasetoute feule, ou bien on l’allume avec uncharbon ardent sans la mettre fur le feu.Elle détonne & s’enfiamme rapidement.Le bruit cessé, on trouve au fond du vais-seau une masse saline rouge, qu’on pile& enferme toute chaude dans une bou-teille degrés pour le besoin, Cette pré-paration s’appelle aussr alkali extempora-né. On la bouche bien , parce qu’elle at-tire l’humidité de l’air prefqu’auffi rapi-dement que l’alkali fixe, dont elle nedifféré qu’en ce qu’elle contient un peude phlogistique. Elle est d’un blanc gri-sâtre.
Fluxcrud. On met en poudre fine, sé-parément, du nitre & dn tartre.On prendparties égales pour faire le flux blancdécrit ci-deflsus.Si l'on veut faire du fluxnoir, on met deux ou trois parties detartre fur une de nitre; on mêle bien letout par la trituration, & on le gardedans des vaisseaux bien bouchés, quoi-qu’il ne souffre pas beaucoup d’altérationquand il est exposé à l'air libre.
Flux noir. Nous avons ditqu’it conte-noit plus de tartre que le blanc. La pré-paration en est la même : mais il ne dé-tonne pas avec autant dc rapidité. La rai-son en est sensible;ce phénomène est dû aunitre qui est ici empâté d’une plus grandequantité de tartre.Voie! l’explicationquedonne M.Rouelle de cette inflammation.Le nitre ne s’enflamme point par lut-même dans un creuset rouge où il est enfonte. II lui faut le contact d’un charbonardent. Ce charbon met donc le feu aunitre, & le fait détonner ; celui-ci brûleie tartre à son tour & le réduit en char-bon;& ce charbon du tartre sert de porte-feu aux molécules nitreufes qui se trou-vent auprès de lui, & ainsi successive-ment , jusqu’à ce que toute la masse aitsubi la détonation. Ce raisonnement estfondé sur l’expérience, qui apprend quesouvent le feu s’éteint dans la prépara-tion du flux noir , parce qu’on n’a pasLien mêlé les ingrédiens, ou qu'il arrive
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malgré cela , que deux molécules detartre se trouvant près l’une de l’autre,la premiere enflammée n’a pas asstz deforce pour réduire fa voisine en char-bnn;&qu’ainsila détonation cesse.Quandce petit accident arrive , on présente denouveau le charbon ardent à la compo-sition, ou même on l’y laisse tnut-à-faít.L’aikali fixe qu’il y introduit y est en sipetite quantité, qu’il ne mérite aucuneconsidération.Plusieurs artistes préfer ntà ce sujet un vaisseau élevé à une poêle ,parce qnecet inconvénient n’v arrive pasaussi fréquemment , la composition yétant plus entassée. Ils le choisissent d’é-troite embouchure, &le ferment d’uncouvercle. Mais cette précaution estau-moins inutile dans la préparation d a fluxblanc , & surtout dans celle du flux noir,pour ne pas dire qu’elle y est même nui-sible. La vapeur quis’éleve pendant cetemps, est un clyfus (voyez cet article)qui contient de Peau, un peu d’acide ni-treux & d’alkali volatil du tartre. Ainsil’on court risque de ne retenir que dessubstances nuisibles aux desseins qu’onse propose, qui sont d’avoir un alkalibien sec , & sans le concours d’aucun selneutre.
Si l’on n’a point recours au charbonardent, & qu’on fasse détonner ce mé-lange par lui-même fur le feu, l’explica-tion du phénomène reste toujours lamême. C’est toujours le tartre mis encharbon parle contact du nitre ou du creu-set rougis au feu. Voyez la théorie de P in-flammation de f huiles U du nitre alkalifépar le charbon.
Cette opération se termine dans un ins-tant, & celle du /à blanc plus rapide-ment que celle d u flux noir. Celle-cidonne un seul alkali noirci parla grandequantité dn eh a rbon du tartre, qui prendaussi le nom A'alkali extimporané. lisantle conserver ainsi que le flux blanc, dansune bouteille de grès ou de verre bienbouchée, & tenue dans un lieu sec &chaud. Si, faute de ce soin, ils prenoientl’humidité de Pair, il faudroit les rejeter,comme incapables de remplir les vuesqu’on se propose. La raison en est sen-sible : Palkali fixe retient l’humidité del’air avec autant de force qu’il l’attireavec rapidité.Ainfl l’on ne pent l’enleveran/à,qui ne différé de l’alkali que pacle concours dn phlogistique, qu’en le cal-
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