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Tome XIV. FERM - FORL.
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Sro ’ F O I

Fersonne n’est exempt de faiblesses, maistoutle monde n’est pas homme faible. Oaest homme faible, fans savoir pourquoi,& parce qu’il n'est pas en foi d’être au-trement ; on est homme faible , ou parceque l’efprit n’a point assez de lumièrespour fe décider , ou parce qu’il n’est pasassez fur des principes qui !e détermi-nent pour s’y tenir fortement attaché ;on est homme faible par timidité, par pa-resse, par la molesse,& la langueur d’une jame qui craint d’agir,& pour qui le moin-dre effort est un tourment. Au contraireon a des foiblejfes ou parce qu’on est sé-duit par un sentiment louable, mais tropécouté , ou parce qu’on est entraîné parune passion. L'homme faible dépourvud'imagÌBation,n’a pas même ìa force qu’ilfaut pour avoir des passions ; l’sutren’auroit point de foiblejfes si son ame n’é-toit sensible, ou Ion cœur passionné. Leshabitudes ont fur l’un tout le pouvoirque les passions ont fur l’autre. On abusede la facilité du premier, fans lui savoirgré de ce qu’on lui fait faire,parce qu’onvoit bien qu’il le fait par foiblejfe j onfait gré à l’autre des faiblesses qu’il a pournous, parce qu’elles sont des sacrifices.Tous deux ont cela de commun , qu’ilssentent leur état , & qu’ils fe le repro-chent ; car s’ils ne le sentoient pas , il yauroit d’uncôté imbécillité, & de l’autrefolie i mais par ce sentiment l'hommefaible devient une créature malheureuse,au lieu que l’état de l’autre a ses plaisirscomme ses peines. L’homme faible le feratoute fa vie ; toutes les tentatives qu’ilfera pour sortir de ía. foiblejfe ne ferontque l’y plonger plus avant. L’homme quia des foiblejfes sortira d’un état qui lui estétranger ; il peut même s’en relever avecéclat. Turennen’étantplus jeune eut lafoiblejfe d’aimer madame de C * * ; il eutla foiblefe plus grande de lui révéler lesecret de llétat ; il répara la première encessant d’en voir l’objet : il répara la se-conde en l’avouaBt, ce qu’un homme foi-ble n’eut jamais fait.f

Ajoutons quelques traits à la peinturede l’hoiRme/òîWe.Livré à luí-même il fe-roit capable des vertus qui n’exigent deJ’ame aucun effort ; il feroit doux , équi-table, bienfaisant: mars par malheur ila’agit presque jamais d’après ses propresimpressions. Comme il aime à être con-duit, ii i’est toujours ; pour le dominer

FOI

il fié faut que l’obséder. On lui Fait fairele mal qu’il déteste,on l’empécbede Fairele bien qu’il chérit. 11 craint d’être éclai-ré sur son état, parce qu’il le sent , il re-pousse la vérité quand on la lui présente& devient opiniâtre par foiblejfe. Quel-quefois aussi quand il est blessé , il faitle mal de fou propre mouvement, parcequ’alors l'émotion qu’il éprouve le methors de lui-méme , & qu’il ne distinguej plus ni le bien ni le mal. On aime quel-quefois les gei\s faibles : rarement on lesestime.

II y a d’autrcs personnes qu’on appellefaibles, quoique leur caractère soit tota-lement opposé au précédent. Toute leurame est active,leur imagination s’allumeaisément; elles sont toujours agitées parune ou par plusieurs passions qui se com-battent & qui les déchirent ; elles n’ontjamais rien v„ de sens froid; elles sontbonnes ou méchantes, suivant le senti-ment qui- les affecte: personnes dange-reuses dans ia société,& plutôt folles quefaibles.

Foiblesse, se dit, en Médecine, de ladiminution des forces , si considérable,qu’elle cause la lésion de toutes les fonc-tions, sur-tout celle du mouvement mus-culaire. V. Débilité, Médec. U For-ces.

On appelle aussi foiblejfe dans les fibres,leur défaut de force d’action ; consé-quemment an relâchement qu’eltes ontcontrasté; au défaut de ressort dans lessolides en général.^. D EBILITÉ>F«tbo/.U FiBBE , fstbal. (d)

Foiblesse de la vue , v. les art. Vue& Amblyopie.

FOIE, i.en.Ancst., viscère du corps am-ple, multiforme, destiné à la sécrétion dela bile, dont il est le principal organe, &qu’il opéré par un méchanisme très-diffi-ciìe à développer. Entrons dans les dé-tails de la structure de ce viscère, autantque cette structure nous est connue.

ho foie se trouve dans les animaux asang chaud, dans les quadrupèdes ovipa-res & dans les poissons. Ce qu’on a ap-pelle de ce nom dans quelques insectes ,comme dans l’éctevisse & dans quelquesanimaux marins fans nageoires , commedans la sèche, paroît être un paquet decœcums,d’une natureanalogue anx apen-dices pyloriques , si connues daas lespoissons.