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Tome XIV. FERM - FORL.
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en sont susceptibles ; p-arce qn’ensin stab-íervation a prouvé souvent que la sangui-íseation continue à s'opérer égalementpendant assez long-temps, quoique le foissoit presque détruit par la suppuration outoute autre cause,quoiqu’il soit tout ram-pli d’obstructions, ainsi qu’il arrive dansbien des maladies chroniques.

II reste donc que le foie n’est regardéà présent que comme n’étant principale-ment destiné qu’à séparer du sang l'hu-meur qu’on appelle bile,& cette fonctionparoit íi importante pour l’économic ani-male, que ce n’est pas la rendre trop bor-née, non-obstant le grand volume de ceviscère ; si l’on a égard à ce que la sécré-tion qui s’y fait est d’une abondance ex-cessive selon le calcul de Borrelli, maisproportionnée selon les expériences deMuskius, de Berenhorst, (qui portentque par comparaison de ce qu’íl coule debile dans les boyaux d’un chien avec cequ’i! doit couler, tout étant égal, dansl’homme, la quantité de ce récrémentdoit aller dans l’espace de vingt-quatreheures, à une livre environ) ; que l’hu-meur qui en résulte n’est pas seulementdestinée à servir à la digestion, à la pré-paration du chyle, qu’elle est d’un usages u sir continuel que son flux, an-moinspar rapport à fa plus grande partie, c’est-à-dire celle qui est versée sans interrup-tion dans les intestins, ensuite repompéePar les mêmes vaisseaux qui reçoivent &portent le chyle, & qu’elle est ainsi re-prise & mêlée dans la masse des hu-meurs, fans doute pour y agir par fa pro-priété dissolvante contre la [tendanceqn'elses ont à prendre trop dc consistanceà s’épaiisir; à perdre la fluidité qu’cllesîl’ont pour la plupart que par accident.

Cette idée générale qui vient d’étredonnée de l’office du/oie, de fa produc-tion, & des effets de celle-ci, est le résul-tat de l’expofition dés causes méchani-ques & physiques, dans les solides &dans les fluides qui concourent à la sécré-tion qui se fait dans ce viscère de la na-ture de l’humeur séparée, & de ce qu’elledevient après son écoulement dans lesintestins.Cette exposition a été faite dansl’article Bile ; il en sera encore fait men-tion dans celui de Sécrétion en géné-ra! : ainsi voyez Bile, Sécrétion. Oh»e peut placer ici que ce qu’il y a d’essen-tlei à observer concernant le/oie, ce qui

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est propre à ce viscère dont il n’a pas e'tstraité dans le premier de ces articles, &qui n’est pas du ressort de l’autre.

i°. Pour bien juger de l’importancedes fonctions du foie, il est à propos deremarquer qn’il n’est aucune sécrétionqui soit préparée avec autant d’appareilque celle qui se fait dans ce viscère ; quele sang qui y est porté pour en fouinir lamatière, se rend de presque tous les vis-cères du bas-ventre dans la veine-porte,& qu’ainsi ces viscères dans lesquels lesang a éprouvé différentes altérations,concourent tous, chacun à fa maniéré,à établir la disposition avec laquelle lesang entre dans la substance du foie ; qu’ilest par conséquent nécessaire que les dif-férentes cfpeces de sang fournies par lesveines de la rate, de l’épiploon, de l’ef-tomac, du pancréas, des boyaux, & dumésentère, soient réunies dans un seulvaisseau, tel que le sinus de la veine-por-te, pour que la distribution qui se faitensuite de ce mélange, puisse fournir àchaque partie du foie un fluide composéde la combinaison des mêmes principes;d’où résultent les mêmes matériaux pourla formation de la bile > autrement cha-que veine d’un différent viscère du bas-ventre implantée dans une partie du foiequi lui fut propre,n’auroit fourni à cettepartie qu’un sang par exemple huileux,comme celui de l’épiploon, on aqueuxcomme celui de la rate; il n’auroit pas pûde cette différence s’ensuivre la sécrétiond’un fluide de même nature dans toutesles parties du viscère, parce que ce fluidequi est la bile, doit les qualités qui lacaractérisent à la réunion des qualités detous les différois sangs dans les ramifica-tions de la veine - porte , d’où passe Ismatière de la bile dans ses vaisseaux se-crétoires.

î®. Quoiqu’il ait été suffisamment éta-bli dans stars. Bile, que c'est du sang dela veine-porte qu'est séparé ce fluide eré-mentitiel, & non pas du sang de startershépatique; il reste à ajouter ici quelquesréflexions à ce sujet. II n’y a point devraisemblance qu’un vaisseau fi peu con-sidérable que cette artère, porte au foieune quantité de sang suffisante pour unesécrétion opérée dans toute l’étendued’un viseered’ausiì grand volume quel’estle foie, En effet, il est aisé de démontrer«jus sa proportion avec cette artère, la